 Evalaness Evalaness... Un nouveau monde magique... |
| | Après le passé, le présent ! [PV Olorin] | |
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Olórin Galathil Ocariniste

 Inscrit le : 09 Mai 2007 Messages : 85 Carnet de Voyage Races: Elfe Niveau RPG:
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| Sujet: Re: Après le passé, le présent ! [PV Olorin] Lun 11 Juin 2007 - 15:16 | |
| Olórin écouta avec la plus grande attention ce qu’elle lui confia concernant son rêve qui ne le surprit pas vraiment puisqu’il collait parfaitement à l’image qu’il avait d’elle. Ainsi, elle voulait vivre de grandes aventures dans un monde sans guerre en compagnie de celui qu’elle aimerait. Elle n’était donc définitivement pas une princesse ordinaire et cela lui allait parfaitement. De plus, elle était lucide sur le fait que vivre dans un monde sans guerres était utopique mais cela ne l’empêchait pas pour autant de rêver et il ne put que sourire à cela.
- « Croire en ses rêves est quelque chose de très important car cela permet de toujours avoir un but dans la vie. Or, avoir un but est-ce qui nous permet à tous d’avancer. En tout cas, même si je vous rejoins sur la vision de ce monde, je vous souhaite sincèrement d’accomplir votre rêve et de vivre de grandes aventures en compagnie d’une personne que vous aimerez. »
Souriant et sincère, l’ocariniste se laissait envahir par l’ambiance chaleureuse des lieux mais aussi par les rêves de la jeune femme. Toutefois, la question qu’elle lui posa ensuite vint briser cela. Bien sûr, elle n’aurait pas pu le prévoir et lui-même aurait dû penser qu’elle pourrait très bien lui poser cette question à son tour. C’est donc en regardant à l’intérieur de son verre qu’il répondit à cette question qui le ramena plus de sept années en arrière.
- « J’aimerai… j’aimerai pouvoir remonter le temps et sauver mon frère et ma sœur qui se sont sacrifiés pour moi et le peuple d’Azuria. Notre cité était construite au milieu de l’océan et nous en avions la garde. Mon frère Lenwë et ma sœur Arwen jouaient des mélodies afin de réduire la force des vagues qui pouvaient à tout moment détruire la cité et ils escortaient également les bateaux quand il fallait vendre les produits de notre artisanat sur le continent. De plus, ils s’occupaient constamment de moi au détriment de leur propre vie. Un jour, une vague géante arriva aux portes d’Azuria et malgré leur puissance mon frère et ma sœur ne purent pas la neutraliser. Ils décidèrent donc de tenter de la contenir afin que je puisse sauver le plus de personnes possibles en les conduisant vers le continent sur un océan qui était totalement déchaîné. Tous deux me firent confiance alors que je refusais d’utiliser mes pouvoirs parce qu’ils n’étaient pas du même élément que celui de ceux qui étaient devenus mes parents, mes modèles… »
A cet instant, la surface de l’eau qui se trouvait dans son verre devint trouble suite aux quelques larmes qui y tombèrent l’une après l’autre. Sa voix, saccadée, était serrée et témoignait d’une tristesse déchirante qui le consumait depuis toute cette année. Là, il lui avoua totalement son « rêve », chose qu’il n’avait encore jamais faite.
- « Mon rêve serait de retourner dans le passé et d’arrêter cette vague grâce à mes pouvoirs actuels… Je n’y arriverai peut-être pas mais tout cela n'a pas d’importance car j’aurai sauvé ceux qui ont sacrifié leur vie pour moi… Toutefois cela me semble bien impossible alors aujourd’hui je ne souhaite qu’une chose : les rejoindre au plus vite où qu’ils soient à présent. »
Ces mots étaient tout à fait sincères et il tenait à présent à contenir ses émotions car il ne voulait pas gâcher la soirée de la princesse. Il voulait lui offrir une soirée qu’elle n’oublierait pas et c’est pourquoi il décida de se reprendre en se concentrant sur ses propos. De plus, il releva enfin la tête pour la regarder. Ses yeux encore humides témoignaient de sa profonde peine qui s’était en partie écoulée par ses larmes. Elle lui parla ensuite de ses convictions concernant la liberté et il la rejoignait totalement sur ce point. Puis, après un long silence, elle lui fit une demande qui, d’une certaine façon, lui réchauffait le cœur mais il ne pouvait répondre favorablement à cela car depuis qu’Azuria avait été détruite, il s’était promis de faire en sorte que les gens ne s’attachent pas à lui de peur de les trahir un jour ou l’autre. C’est d’ailleurs pour cela qu’il quittait toujours si rapidement ceux qu’il avait aidés. Cette réalité, il allait devoir l’avouer à Eäródia et c’est ce qu’il fit avec sérieux et tristesse. De plus, il lui répéta ce qu’il lui avait déjà dit concernant sa mort.
- « Pardonnez-moi… Je suis désolé mais je ne peux accepter une offre si généreuse même si j’en aurai envie car il m’est impossible de laisser quelqu’un trop s’attacher à moi car j’ai déjà échoué dans la protection de ceux qui comptaient sur moi. C’est d’ailleurs pour cela que je voyage seul depuis tout ce temps. Et surtout ne parlez plus de la mort ainsi car je vous ai promis que vous ne mourrez pas sur un champ de bataille car je ferai en sorte que, durant la guerre qui s’annonce, je sois le seul adversaire de ceux qui voudraient tout détruire. Telle est ma mission. »
Pour expier ses fautes, il avait choisi de se sacrifier pour que plus aucun innocent ne subisse les malheurs de la guerre. Ainsi, il jouerait cette dernière mélodie qui fait brûler le cœur d’un ocariniste : le requiem. Ce jour-là, ils pourraient bien être plus de cent mille, rien ne pourra les faire échapper à cette mélodie Peu après, elle lui fit des compliments plus que touchants et elle lui demanda ce qu’elle pouvait faire pour le rendre heureux : question difficile à laquelle il n’avait pas la moindre réponse si ce n’est :
- « Soyez heureuse et le plus longtemps possible car votre vie est précieuse et que vous comptez pour beaucoup de personnes. » lui dit-il en la regardant profondément tout en restant neutre dans sa voix.
Les plats furent ensuite servi et il commença à déguster le sien avec le plus d’appétit possible pour montrer qu’il voulait se ressaisir. Bien sûr, ceci n’était qu’illusoire et uniquement motivé par le fait qu’il ne voulait pas davantage gâcher la soirée de la princesse. Un peu plus tard, elle lui fit d’autres compliments auquel il ne parvint pas à répondre davantage. Toutefois, il lui exprima sa profonde gratitude même si se fut avec difficulté tant la mort de son frère et de sœur était encore présente à son esprit.
- « Je vous remercie… très sincèrement. » dit-il avec un sourire timide mais sincère.
Un peu plus tard au cours de la soirée, une musique retentit aux oreilles de l’ocariniste. Cette mélodie, il ne pouvait l’oublier car il l’avait dansé étant petit avec sa grande sœur et sa mère.
http://www.radioblogclub.fr/open/131957/moondance/Nightwish%20-%20Moondance
Les pas pouvaient être assez complexes mais tout bon elfe savait danser cela car s’était en quelque sorte une musique traditionnelle qui entraînait les gens dans la danse. Bien qu’il ne l’ait pas exécutée depuis plus de quatorze ans, il avait la conviction de pouvoir encore la faire de mémoire et il voulait inviter la princesse à la faire avec lui car même si des rondes étaient réalisées durant la mélodie, certains passages devaient impérativement être effectués avec une personne du sexe opposé. C’est ainsi que, voyant que beaucoup se levaient et écartaient les tables pour pouvoir danser, il fit la proposition suivante à Eäródia :
- « Eäródia, cela fait des années que je n’ai pas dansé sur cette musique mais je pense encore être en mesure de le faire. Toutefois j’ai besoin d’une partenaire et j’ai la conviction que vous serez la meilleure de toute. Et puis, même si vous ne la connaissez pas, vous n’aurez qu’à suivre mes pas, vous verrez que c’est très simple. Qu’en pensez-vous ? » dit-il en souriant.
A présent levé de sa chaise, il tendait sa main à la princesse dans l’espoir qu’elle accepte la danse. Ceci changerait certainement le cours de la soirée et c’était pour cela qu’il tenait tant à le faire. Et de cette manière, il renouerait aussi avec son passé, fait qui pourrait alors écarter tout ce qui s’était si violemment rappelé à lui ce soir.
[Je te laisse inventer les pas de la danse ( faisons simple ^^) si tu le souhaites, sinon je le ferai dans mon prochain post ^^] |
|  | | Eäródia Glil-Galad Princesse Elfe

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| Sujet: Re: Après le passé, le présent ! [PV Olorin] Mar 19 Juin 2007 - 18:18 | |
| J'acquiessa de la tête lorsqu'il répondit à mon rêve mais je ne pus m'empécher de baisser les yeux vers mon assiette, mes doigts se frottants les uns contre les autres, génée, rougissant légèrement. Un sourire nostalgique glissa alors sur mes lèvres. Je bloqua imédiatement les idées qui me venaient car je savais ce qu'elles étaient et ce qu'elles concernaient...et je n'avais pas envie de m'attarder dessus, pas en ce moment du moins. Je pris tout de même le temps de répondre, les yeux toujours baissés :
- Je le souhaite aussi, de tout mon coeur...Mais il semblerait que ce ne soit pas aussi évident que ça...Même impossible...
Je me tus, et me mordis la lèvre. Je ne voulais pas pleurer, mais je savais qu'au fond, cela faisait longtemps que c'était le cas...La vie était parfois trop injuste...souvent même. Surtout lorsque l'on a enfin trouvé ce qu'on cherchait... Lorsque je releva les yeux, je m'apperçus qu'il souriait et je me força à reprendre de l'allure. Je n'allais pas gacher cette soirée avec des pleurnicheries inutiles ! Mais très vite, je vis qu'à mon tour je l'avais mis dans l'embarras...Il baissa lui aussi les yeux vers son verre, et très vite, l'eau fut troublée par quelques larmes...Je ne savais plus quoi faire ni quoi dire, et je resta figée dans une position presque artificielle, mais que je ne maitrisais pas. J'écouta donc avec la plus grande attention ce cri de désespoir venant du plus profond de son coeur, et me contenta dans un premier temps de le fixer de mes yeux bleus et si troublés. Une fois qu'il eut fini, je ne savais toujours pas quoi dire, et je baissa à mon tour la tête. Presque nous allions tous les deux fondre en larmes dans ce lieu si accueillant ! J'avoue que je me retins très fortement. C'était si triste, cela remuait tellement de choses en moi...qui n'étaient pas faciles à dire. Je ne pus que dire, et ce n'était pas très réconfortant ! :
- Vous les rejoindrez un jour, mais en attendant, même si c'est très dur, tenez bon...
Je ne souris pas, restant grâve. Nous étions yeux dans les yeux, et on pouvait sentir la tristesse bien que différente qui envahissait l'air autour de nous. Heureusement, il se ressaisit, et je fis de même. C'est alors qu'il répondit une fois de plus gravement à mon autre proposition. Je ne trouva qu'à repondre une fois de plus, comme je l'avais toujorus fait, refusant d'écouter les avis parfois plus avisés que les miens :
- Je sais me défendre seule, et vous n'auriez pas à assurer ma protection. Cependant, je respecte et comprend votre décision. Sachez juste que le jour où vous décidrez de franchir ce pas, je serais toujours là, prète à accepter vore amitié, notre amitié. En attendant, je me contenterais de ça !
Je souris. Je ne lui en voulais aucunement de toute façon. Il y avait bien des motifs pour en vouloir aux gens, et celui ci n'en faisait pas parti. Lorsqu'il répondit à ma question sur son bonheur, je fus touchée et mal à l'aise, gesticulant soudainement sur ma chaise, croisant mes jambres. Je souris donc et répondis poliment :
- Je ne sais si ma vie est précieuse, et encore moins si je compte pour certains. Mais je l'espère...Dans tous les cas, je suis heureuse en ce moment !
Je ne rajouta pas je le pense, puisqu'on est jamais sûr de rien... Les palts arrivèrent, et nous cmmençames à déguster. Décidément c'était délicieux ! Je le vis manger corectement, mais je ne me doutais pas que ce n'était qu'un trompe leur...Pour ma part, c'était aussi le cas. Je ne mangeais que pour faire plaisir et faire semblant. Je n'avais jamais aimé manger, trouvant ça inutile et me faisant perdre mon temps. Et en ce moment, c'était encroe plus marqué ! Déjà je n'avais pas beaucoup d'appétit, mais là, cela faisait au moins une semaine que je ne mangeais plus...Pourtant, pour combattre, il me fallait des forces...C'est pour cela que je fis un gros effort, et surtout, comme si de rien n'était. Je ne répondis que par un sourire à son sourire de remerciement, inclinant légérement la tête. Plus tard, une douce mélodie nous parvint aux oreilles. Je l'avais déjà entendue plus jeune, et un sourire apparut alors sur mes lèvres. Je n'étais pas très bonne danseuse, mais il pouvait m'arriver de me laisser entrainer et donc de découvrir certains talents cachés. C'est pour celà qu'à sa proposition je me leva et lui tendis la main, un sourire aux lèvres.
- Avec plaisir cher Olórin ! Mais sachez que je ne serais pas la meilleure à ce sport !
Prenant donc sa main, nous nous dirigeâmes vers la piste, commençant une chose qui allait changer ptêtre certaines choses. Nous nous mîmes en ligne, en face d'une autre, et à l'aide d'une chorégraphie pas très compliquée telle que levé de jambes gauches, levé de jambes droites, nous nous rapprochâmes de l'autre ligne et une fois arrivés en face, nous passâmes entre eux, sous leurs bras tendus, pour nous retrouver de l'autre côté à recommencer le même cinéma. Ceci pendant 5 minutes environ. Puis, vint la partie en couple, et nous attrapâmes par la taille, décrivant des cercles autour des autres couples. C'était un rythme assez entrainant, et je devais reconnaitre que danser me faisait du bien, cela me faisait oublier mes quelques occupations...brumeuses. Je faisais tout de même attention à ne rien faire qui pourrait porter à confusion. C'était déjà assez compliqué comme ça de danser sans rajouter en plus quelques gestes inutiles. Je lui souris, contente, et le calme retrouvé en moi. J'espèrais qu'il en serait de même pour lui. _________________
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|  | | Olórin Galathil Ocariniste

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| Sujet: Re: Après le passé, le présent ! [PV Olorin] Jeu 21 Juin 2007 - 21:03 | |
| De toute évidence elle ne voulait plus aborder son rêve notamment car elle croyait qu’il serait impossible à réaliser. Il se demanda alors pourquoi ou plutôt qu’est-ce qui pouvait bien se cacher derrière tout cela. Observateur, il percevait bien qu’il y avait quelque chose qui la faisait souffrir particulièrement mais il ne souhaitait pas s’aventurer sur cette voie qui ne ferait certainement que la mettre encore plus mal à l’aise. Il ne réagit donc pas à ses mots et parla à son tour de son rêve vu qu’elle lui posait la question. Sujet très douloureux, la princesse avait préféré ne pas trop s’y attarder également, peut-être pour les même raisons que lui la concernant. En tout cas, elle gardait la tête froide mais semblait avoir perdu un peu de cette tendresse qu’elle avait démontré depuis leur rencontre. De toute façon, il ne lui en tiendrait jamais rigueur car en aucun cas il souhaitait qu’on le plaigne car même s’il n’avait pas voulu mener une vie comme celle là, il s’y était résolu aujourd’hui car il n’avait plus aucune raison de vivre. Il lui répéta ensuite qu’elle ne mourrait pas sur un champ de bataille mais même si elle lui dit qu’elle le comprenait, il pensait le contraire. Personne ici ne connaissait le pouvoir issu de l’explosion d’une vie. Enfin, quoi qu’il en soit, il ne tenait pas à rester dans les livres d’histoire et son seul but était de sauver le plus de vie possible et de tenter de se racheter de ses fautes passées. C’est pourquoi il mènerait seul, d’une manière ou d’une autre, cette guerre qui se prépare. Concernant cette amitié qu’elle lui avait proposée, il s’en voulait un peu de l’avoir refusé mais il n‘avait pas le choix s’il voulait respecter les principes qu’il s’appliquait depuis plus de sept ans maintenant. Toutefois s’il était amené à un changer un jour alors effectivement il accepterait de bon cœur ce qu’elle lui proposait. Il lui fit donc un petit sourire à la fois en guise de réponse à ces mots mais aussi au celui qu’elle venait de lui faire malgré tout. Peu après, elle lui avoua être heureuse ici. Ainsi, il n’avait pas une nouvelle fois failli à ses engagements et même s’il ne faisait pas vraiment cela pour lui, il était vraiment satisfait de savoir que ce soir il rendait un être heureux. Quand vinrent ensuite les plats, il n’observa pas vraiment la princesse manger mais il se rendit toute fois compte qu’elle mangeait peu. Bien qu’étant un bon observateur il ne remarqua pas vraiment qu’elle se forçait à manger mais il sentit tout de même une certaine réticence chez elle. Quoi qu’il en soit, elle mangeait. Depuis tout à l’heure, elle ne s’offusquait pas de ces mots et voulait bien paraître devant lui. Le regard d’Olórin comptait-il à ce point pour elle ? Il aurait aimé le lui demander mais une musique familière était venue jusqu’à ses oreilles et le détourna de cette interrogation.
Sans hésitations, la jeune femme accepta cette danse avec lui et ils se dirigèrent sur la piste de danse en se tenant la main. Le spectacle promettait d’être festif puisque presque toutes les personnes présentes ici avaient pris part à cette musique qui débutait. Deux lignes se faisaient désormais face et se croisaient après différents enchaînements de mouvements. La tradition voulait que si un homme et une femme prenaient part à cette danse alors ils ne devaient plus se quitter du regard. Ainsi, ceux qui parvenaient à ne jamais perdre le regard de l’autre et à réussir chacun des pas étaient assurés de vivre heureux avec la personne avec laquelle il dansait. Respect de la tradition ou volonté propre ? En tout cas Olórin s’appliquait à ne jamais quitter la princesse des yeux. L’ambiance était tout simplement festive et s’il fallait se trouver en un lieu ce soir pour se changer les idées alors cette auberge, en ce moment précis était l’endroit idéal. Se remémorant presque naturellement chacun des pas et des enchaînements, l’ocariniste commença à attirer quelque peu l’attention. Peut-être parce que personne ne l’avait encore vu dans cette ville et qu’il dansait pourtant comme si c’était lui-même qui en avait décidé les pas. Disons simplement qu’il avait eu de très bons professeurs qui avaient gravé à jamais cette danse en lui. Vint ensuite ces quelques instants où la musique ralentissait et où il fallait tenir sa partenaire par la taille. Olórin voyait parfaitement qu’Eäródia ne voulait faire aucun geste prêtant à confusion et il en était de même pour lui. Toutefois, il dégageait une certaine chaleur qui était peut-être propre à celle que réclamait cette musique si deux jeunes gens l’exécutaient. Cela, il ne s’en rendait pas compte mais étant mélomane, il le faisait instinctivement. Lorsque la musique prit fin, il sourit également à la princesse. Visiblement, tous deux avaient apprécié ce moment et comme le repas était fini, peut-être était-il de temps de passer à autre chose.
- « Je vous remercie de m’avoir accordé cette danse. Je crois ne m’être jamais autant senti vivant depuis des années et à présent, si vous le voulez bien, nous pouvons peut-être sortir à l’extérieur et nous diriger vers ces remparts que vous m’avez indiqués tout à l’heure. La Lune sera pleine d’ici peu de temps et ce sera alors le moment idéal pour jouer cette mélodie dont je vous ai parlé. » dit-il en la regardant, tout en reprenant quelque peu sa respiration.
Il fit alors quelques pas et déposa le montant du repas sur la table avant de quitter la pièce en compagnie de la princesse. Tous deux devaient se rendre aux remparts qu’elle lui avait indiqués et c’est ce qu’ils firent. Toutefois, avaient-ils entendu ce que les spectateurs avaient dit de leur danse ? Ont-ils entendus que de tous les couples danseurs ils furent les seul à ne faire aucun faux pas ? En tout cas, la tradition était claire sur la signification de ceci. Combien de temps leur avait-il fallu pour se rendre dans cet endroit haut perché de la ville ? Il l’ignorait mais lorsqu’ils arrivèrent, la Lune était définitivement pleine. Il allait donc pouvoir lui jouer son morceau. Il le ferait à la fois pour elle qui resplendissait à la lumière de cet astre mais aussi pour sa famille disparue ainsi que pour tous ceux qui vivent dans cette magnifique cité. Il allait jouer de ses émotions, de ses sentiments et avec son cœur mais avant cela, il s’adressa à elle d’une voix douce comme s’il ne voulait pas réveiller une cité qui commençait à s’endormir.
- « Je tiens à vous dédier ce morceau ainsi qu’à tous ceux qui ont vécu et qui vivent aujourd’hui dans cette cité à laquelle je suis lié. Je veux vous remercier pour cette journée et pour m’avoir fait sentir vivant. A présent, que résonne la mélodie du dernier des ocarinistes fils de la cité de Celándir. » dit-il juste avant de porter l’instrument à sa bouche.
Les premières notes commencèrent à résonner tout près de la jeune femme. Douces, ces notes semblaient être celles d’une berceuse mais il n’en était rien car très vite elles prirent un autre air, un autre sens. En effet, elles exprimaient ses émotions personnelles. Ainsi, il joua d’une manière douce mais également enjouée pour les quelques souvenirs qu’il gardait de ce lieu mais aussi pour ceux que venaient de lui offrir la princesse. Il joua ensuite d’une manière beaucoup plus triste en repensant à ceux qu’il avait perdu. Là, il revoyait, dans les rues qu’il surplombait, son frère et sa sœur lui courir après ou sa mère et son père marchant l’un à coté de l’autre en regardant leurs enfants avec amour. Ils revoyaient tous ceux dont l’absence était si cruelle mais il sentait également la présence de tous les défunts dont l’âme restait encore dans cette ville pour la protéger. Il pouvait aisément les ressentir tout comme l’âme des vivants qui habitent et aiment ce lieu. Sa musique canalisait finalement tous ces êtres dans une douce ballade à la tristesse omniprésente mais teintée aussi de joie et de nostalgie. Sa mélodie n’était pas non plus sans s’accompagner de phénomènes comme la venue de lucioles qui, appelées par l’ocariniste, étaient désormais en suspension au-dessus des demeures. Elles offraient alors leur propre lumière dans une ville où chaque chaumière en possédait une qui venait témoigner de la vie des lieux. Ce fut ensuite autour du vent de danser sous l’influence des notes. Il souffla donc légèrement sur la princesse comme pour venir la caresser d’une douceur issue de l’ocariniste lui-même. Il soufflait également sur Olórin mais de manière plus affirmée comme pour lui apporter sa force. D’une certaine manière, il semblait être également en lien avec la nature et c’était bien là les seules occasions où il pouvait l’être. Pourtant, étant elfe il aurait dû l’être constamment mais il n’avait pas du tout développé ce don. Quoi qu’il en soit, la nature semblait venir à lui et il jouait peut-être également pour elle. Après près de cinq minutes le vent commença à devenir plus fort sous les pieds de l’ocariniste qui commença alors à flotter en l’air puis à marcher peu à peu droit devant lui. Bientôt, il serait dans le vide mais cela ne semblait pas du tout l’inquiéter, d’ailleurs il avait même les yeux fermés. Arrivé près de la princesse il ouvrit les yeux et lui fit signe de le suivre. Bien que ne pouvant s’adresser directement à elle, il lui fit comprendre par sa mélodie et son regard qu’elle n’avait rien à craindre. Ainsi, tous deux marcheraient sur un sentier de vent qui les mèneraient tout droit vers le toit d’un autre bâtiment situé juste en face d’eux..
Durant ce chemin au-dessus du vide, certaines de ses notes se perdirent sans qu’il le veuille vers l‘âme d’Eäródia. Là, elles lui apprirent quelque chose : elle avait un homme cher à son cœur. Il pouvait clairement voir son visage et vit quelques-uns uns des moments qu’ils avaient passé ensemble. Il pouvait ressentir leurs sentiments mutuels et ceci lui fit mal. Il ne comprenait pas pourquoi ce bonheur lui faisait mal mais c’était un fait. Pourquoi donc avait-il fallu qu’il voit cela ? Lui qui maîtrisait parfaitement ses mélodies venait de lire dans l’âme de la princesse sans le vouloir et ce qu’il y avait vu lui faisait mal. Mais pourquoi cette douleur ? Après tout il s’était volontairement protégé des autres alors ce mal voudrait-il dire qu’il a des… sentiments pour elle ? Non, il ne voulait pas l’admettre et il aurait aimé arrêter la musique dès maintenant mais cela aurait été le reconnaître. Il continua donc sa mélodie et s’adressa au vent par la pensée.
* Il me faut la quitter maintenant. Je t’en prie, souffle et montre-moi que je fais le bon choix. *
Rien ne se passa. Le vent ne lui répondit pas et lorsque tous deux posèrent les pieds sur le toit du bâtiment d’arrivée, il n’eut pas davantage de réponses. Il prit alors une décision encore unique pour lui : il allait choisir de prendre une direction par lui-même car il ne pouvait pas rester auprès d’elle. Il ne pouvait pas accepter de s’attacher à elle car il aurait pu y prendre goût… Et puis, elle avait déjà quelqu’un dans son cœur. La mélodie prit ensuite fin et il était indéniable qu’elle fut plus triste depuis qu’il avait vu dans l’âme de la princesse. De dos, il lui avoua donc qu’il allait reprendre la route et il essaya de parler de la façon la plus neutre possible.
- « Chaque mélodie est unique et celle là est la votre. J’espère qu’elle vous a plu et à présent il va falloir que je reprenne ma route car le vent m’a indiqué une nouvelle direction à suivre. » dit-il de manière presque affirmée sans pour autant se retourner pour regarder la jeune femme.
Comment allait-elle réagir ? Il l’ignorait mais il avait parfaitement connaissance du malaise qu’il ressentait et sur lequel il refusait de mettre un nom.
[Désolé si j'ai fait vite avancer les choses mais comme mon perso a peu parlé je voulais te donner matière à répondre. S'il y a un prob, dis le moi ] |
|  | | Eäródia Glil-Galad Princesse Elfe

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| Sujet: Re: Après le passé, le présent ! [PV Olorin] Ven 22 Juin 2007 - 19:44 | |
| La danse dura un bon moment, et, lors des quelques coups d’œils jetés ici et là, je pus m’apercevoir que tout le monde y participait. Il est vrai que Célandir est une citée de fêtes et de joie, et il aurait été anormal que personne ne danse ou du moins participe à une quelconque activité de ce genre. J’étais satisfaite, sereine car les soucis semblaient s’envoler au gré des mesures jouées par les musiciens, et je devais avouer que je m’amusais bien. J’affichais un petit sourire satisfait, en voyant les regards observateurs et intrigués en direction d’ Olórin. Il fallait reconnaître qu’il surpassait et de loin tous les danseurs ici présents. S’il restait dans cette citée, ou du moins s’il laissait les gens le découvrir un peu, nul doute qu’il recevrait de nombreuses propositions quant à animer des soirées ou tout simplement vivre de cette passion quelque peu particulière. On voyait qu’il avait ça dans le sang, et que la musique ne faisait plus qu’un avec lui. C’était un spectacle envoûtant, et si je n’avais pas été aussi prise dans mes pas et dans mon mouvement, je me serais laissée allée à le contempler durant des heures durant. Cependant, la concentration extrême que demandait les pas ne me laissait pas le loisir d’apprécier ceci avec toute l’attention dont j’étais capable. J’entendais tout autour de moi les murmures des gens, murmures qui étaient plutôt positifs d’après les quelques bribes retenues mais à vrai dire je m’en fichais un peu. Je ne me savais pas capable d’exécuter correctement une telle danse, et j’appréciais donc plus particulièrement cet instant de gloire éphémère avec moi-même. Une des multiples traditions correspondant à cette danse, et l’une des rares dont j’étais au courant, malgré l’apprentissage des us et coutumes grâce à l’étiquette du palais, était de ne pas lâcher des yeux son cavalier, afin d’espérer le plus de bonheur possible avec celui-ci. C’est pour cela que je ne le lâchais pas des yeux comme lui-même s’appliquait à faire de même. C’était un exercice beaucoup plus difficile qu’à première vue, puisque fixer les gens sans les lâcher tout en suivant tout de même la danse était un exercice nécessitant une très bonne coordination des mouvements. Heureusement que mon entraînement militaire permettait une coordination optimale ! Dans tous les cas, cela pouvait dire beaucoup, comme rien du tout. Dans ce cas présent, c’était plutôt et heureusement positif ! Son avis comptait beaucoup pour moi, à mon grand étonnement puisqu’en temps réel je ne le connaissais que d’une journée, même si il semblerait qu’au fond de nous, notre empathie datait de bien plus longtemps…En fait, je savais que je voulais paraître la plus parfaite possible, à tous les points de vue. Ce goût pour la perfection était obnubilant, et pouvait être assez pénible…mais c’était comme ça. Lorsque les duos arrivèrent, les esprits et les corps étaient échauffés, mais, malgré la chaleur qui se dégageait de son corps et sans doute du mien aussi, il ne fit aucun geste désobligeant ou mal placé. De toute manière, je savais que je n’avais rien à craindre, et c’était un jeune homme particulièrement à cheval sur les codes sociaux et l’honneur, chose bien rare de nos jours. C’est donc souriant mais essoufflés que la danse prit fin et que nous nous dirigeâmes sur le bord de la piste. La reprenant nos souffles respectifs, mais encore empreint de cette jovialité gagnée peu à peu au cours des heures, qu’il prit la parole et que je l’écouta donc avec attention. Ces propos me firent sourire encore plus, et c’est donc avec une lueur de joie dans les yeux que je répliqua :
- Je suis ravie d’avoir dansé avec vous, mais plus encore que vous soyez détendu, et que vous ayez appréciez. Vous avez raison, la lune a presque atteint son firmament et un peu de chemin nous attend pour grimper les remparts. Partons donc d’un pas vif.
Avant de partir, je le vis déposer le montant du repas sur la table, et je m’arrêta un instant devant. Après tout, je devrais payer, j’avais largement les moyens. Mais je savais aussi que c’était lui qui m’avait invité, et que se serait une marque désobligeante que de régler la note à sa place. J’avança donc, légèrement gênée tout de même. Pour atteindre les remparts depuis l’auberge, il fallait au minimum une vingtaine de minutes. Nous marchâmes sans un mot, admirant la lueur de la lune sur les toits des maisons végétales, donnant une atmosphère quelque peu envoûtante et mystérieuse au lieu. C’était véritablement un moment extraordinaire, spécial, que je savais que je ne revivrais pas de sitôt. Et puis, un doux parfum de verdure et d’été flottait dans les airs, complétant donc ce tableau parfait. Pour monter tout en haut des immenses remparts de végétation, je lui indiqua un escalier habilement dissimulé afin de permettre à la garde royale d’agir rapidement et discrètement. En théorie il était interdit à l’utilisation pour les citoyens, mais n’étant pas surveillé et puis au vu de mon rang, nous l’empruntâmes sans soucis particuliers. Arrivés en haut, je mis quelques minutes à reprendre mon souffle, tout en admirant la magnifique vision de la ville endormie. Au loin, quelques éclats de voix, quelques lumières chancelantes, quelques pleurs d’enfants tardant à s’endormir. Et de l’autre côté, la vieille et majestueuse forêt, dormant sous la lumière des étoiles et la berceuse du vent, une impression de force flottant libérée au-dessus des arbres. La lune nous baignait de sa douce lueur argentée, et cela faisait jouer des reflets bleu grisâtre très particulier dans sa chevelure déjà étonnante. Il n’en prit qu’un air plus doux, et paraissait aussi plus serein, bien que dès les premières notes en l’air, la tristesse se mêla à nouveau à ses traits. Je posa mes mains contre le mur de plantes, et laissa mon regard se perdre dans les éléments, tout en n’omettant pas de le regarder. Il prononça quelques doux mots avant de commencer à jouer. On put constater très facilement l’étrangeté de la scène. Avant qu’il ne porte l’instrument à ses lèvres, un doux murmure urbain résonnait à nos oreilles. Or, dès l’instant où ses lèvres frôlèrent son instrument, le murmure se tût, laissant place à un silence attendant lui aussi les premières notes avec impatience. Mon souffle sembla s’arrêter tandis que résonnaient les premières notes. Je n’avais pas répondu à ses propos, seulement avec un hochement de tête et un sourire voulant tout dire. Je préférais faire le vide en moi pour mieux apprécier ce rare moment. Les premières notes semblaient être tristes, mais il n’en fut rien. Elles prirent très vite un air enjoué, et des images m’apparurent tout au long de son morceau. Là, des éclats de rire, des courses poursuites heureuses, des petits bonheurs quotidiens, notre rencontre, l’auberge, la danse, les galopades effrénées dans la plaine, le sable chaud sous mes doigts, sa chaleur, le voyage dans les airs,…Je ferma les yeux. Je me laissais emporter par ces notes magiques qui me remémoraient quelques souvenirs heureux. J’essayais d’effacer certaines images, car ce n’était ni le lieu, ni le moment, et surtout, pour oublier, mieux vaut ne pas y penser…Les notes prirent ensuite une tournure beaucoup plus tristes, et je revis aussitôt le combat de la plaine, le sang, la douleur de la perte d’êtres chers, quelques petites contrariétés de jeunesse, et le chagrin que de devoir le quitter, sous ce soleil si chaud. A nouveau, je chassa ces images de ma tête. C’était fou le pouvoir que ce jeune homme avait, sur moi, mais aussi je le sentais, sur les autres et même sur les animaux. En effet des millions de lucioles flottaient dans les airs, illuminant la douce clarté argentée d’une lueur dorée, embrasant donc la citée de milles feux telle qu’elle n’avait jamais été illuminée comme cela. Quelques-unes une de ces bêtes vinrent autour de nous, rajoutant de la féerie au moment déjà si prenant et émouvant. Je souris, tendant les mains vers ces douces lueurs, bercée par cette mélodie à jamais gravée en moi quoiqu’il arrive. C’est alors que le vent lui-même sembla se mettre de la partie. Oh non pas violemment, non, mais doucement, comme une caresse d’une plume sur la joue, caresse qui venait d’ Olórin lui-même, et qui prouvait combien de douceur il avait au fond de lui, douceur qui ne demandait qu’à sortir et à s’extérioriser. Le vent souffla de plus en plus fort, et c’est alors que le jeune ocariniste s’éleva dans les airs. Ainsi il contrôlait le vent…Mais cela n’était pas primordial, non, puisque la puissance et en même temps l’émotion qui se dégageait de lui à ce moment là était tout simplement bouleversante…Je ne pouvais décrocher mon regard de lui, et je me sentais frémir d’émotion qui me gagnait de plus en plus fortement. C’est alors que les notes semblèrent m’inviter à le suivre, sur ce chemin de Vent dressé au milieu de la ville. Ses yeux m’encouragèrent aussi, et après un instant d’hésitation, je franchis le pas, et tenta de prendre appui sur ce fragile sentier. A mon grand étonnement, c’était « solide » et c’est donc avec mon assurance retrouvée que je le suivis donc, à côté de lui, laissant mon regard englober la majestueuse citée. Nul doute que si jamais un badaud veillant encore à cette heure là traînait dehors à cet instant, il se prendrait pour fou ! D’abord une mélodie magique qui l’entraînerait à l’intérieur de lui-même puis ces deux êtres semblant marcher dans le vide…Il y avait là de quoi paniquer ! Pendant ce trajet au dessus des hommes, je sentis mon âme touchée plus que d’habitude. Des images, les images que je tentais depuis ce fameux jour de cacher à tout le monde, pour notre sécurité et pour notre bonheur resurgissaient sans arrêt, comme portées par un flot incessant d’émotions et je ne pouvais les effacer impunément. Ces doux moments dans le sable, cette traversée dans les airs, ces sensations, ces contacts, non, je ne pouvais les oublier, et ils me prenaient au cœur, ils me prenaient mes sens, sans que je puisse y faire quoique ce soit. Je perçus là alors la difficulté de notre entreprise, et je sentais aussi que c’était sans doute la première et la dernière fois où nous avions pu épancher cet étrange sentiment. Je sentais mon âme chavirer, et les larmes monter. Toutes les bonnes choses ont une fin paraît-il…Cette mélodie allait bientôt s’achever, et pourtant je ne voulais pas…J’aurais aimé rester là indéfiniment, au milieu de sentiments heureux et malheureux, au milieu d’une joie et d’une tristesse partagée par deux êtres se cherchant encore, et s’étant retrouvés au détours d’une plaine, grâce à ces notes si particulières…. Le vent nous déposa sur le toit d’un bâtiment qui se révéla être une tour du palais. Sans doute n’avait-il pas fait exprès, sans doute étais ce le hasard…Quoiqu’il en soit, c’était indéniablement la preuve que c’était la fin. Et là, mes angoisses me reprirent. Je ne voulais pas qu’il parte, je voulais rester avec lui, comme j’avais voulu rester avec mon ange, il y a quelques temps…Oh bien sûr, c’était moins fort que dans le désert, mais je sentais tout de même le vide qu’il allait me laisser dans le cœur une fois parti. C’était étrange…et prouvait l’affection particulière que je ressentais envers lui, bien que j’étais encore envahie par l’amour de l’autre…Dualité de l’esprit, dualité des sentiments…C’était complexe, et je ne comprenais pas encore tout. Quoiqu’il en soit, je ressentis sa tristesse, bien que je ne sache pas pourquoi. Etais ce le départ qui l’ennuyait beaucoup ? Sans doute…peut être y avait-il autre chose, mais je n’en avais pas conscience, trop occupée à refouler mes émotions. D’ailleurs, je ne retenais plus les larmes silencieuses qui coulaient le long de ma joue…Comme dans la plaine, sauf que maintenant je savais plus pourquoi…Je posa mon regard empreint de tristesse sur son dos, dos qui resta ainsi, comme s’il ne voulait pas affronter mon regard en face. Qu’avais je fais pour mériter une telle attitude ? Je n’en savais rien, mais je savais qu’il n’était pas la peine d’insister pour l’instant. Je me résigna, comme je m’étais résignée dans les dunes, comme je m’étais toujours résignée depuis petite… C’est alors qu’il prit la parole. Ces mots étaient presque neutres, presque froid. Je frissonna, je ne savais pas vraiment pourquoi. Je savais déjà ce qu’il allait dire, et je n’y pouvais rien. Le vent était tombé, mais je sus au fond de moi que ce même vent nous conduirait à nouveau l’un vers l’autre, un jour, un instant. J’espérais juste que ce moment serait aussi agréable que cette sublime journée que j’avais passée en sa compagnie, et c’est donc en silence tout d’abord que j’accueillais ses propos. Alors, après avoir hoché la tête, tristement certes, je prononça à mon tour quelques mots :
- Cette mélodie restera à jamais dans mon cœur. Je ne vous remercierais jamais assez pour ça, et pour tout ce que vous avez fait pour moi, car oui, vous en avez fait beaucoup. Je ne sais si je peux comprendre votre envie de partir, mais sachez que la citée vous est à présent toujours ouverte, et le palais aussi. Je serais toujours disponible pour partager quelques moments avec vous, et j’ai l’intime conviction que nous nous reverrons, peut être plus vite que ce que nous pensons. J’espère juste…vous avoir marqué comme vous-même m’avez marqué…
Je resta le regard grave et triste posé sur lui, mais, le murmure ayant repris, je savais que je devais m’en aller…Comme lui-même. Je me tourna donc une dernière fois vers la vue de la citée, et laissa le vent emporter ma dernière larme…J’inspira un grand coup, mais ne me retourna pas. Après tout, j’attendrais ici son départ, que je ne voulais pas regarder…Peut être était-il pudique pour partir, mais comme ceci, il n’aurait peut être pas l’impression que je l’observais. Et puis, je n’avais pas envie de dormir, non, mais plutôt de réfléchir, de faire le point…Etant sur une des tours du palais, je savais que je pouvais rester ainsi indéfiniment…C’est pour cela que je termina par ces quelques mots :
- Merci…pour tout…A bientôt…j’espère. _________________
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|  | | Olórin Galathil Ocariniste

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| Sujet: Re: Après le passé, le présent ! [PV Olorin] Sam 23 Juin 2007 - 2:10 | |
| Le moment du départ était à présent venu et il savait qu’il était uniquement le fait de ce qu’il avait pu lire en elle. Sans cela, qu’aurait-il fait ? Il n’aurait pas dormi au château bien sûr mais il aurait peut-être tenté de se glisser discrètement près de la chambre de la princesse et passer ensuite une partie de la nuit à la regarder paisiblement dormir. En fait il se surprenait à penser cela mais de manière générale il se surprenait sur beaucoup de choses ce soir et cela venait de cette rencontre entre lui et celle qu’il n’avait jamais oublié malgré son très jeune âge à l’époque. Cette journée, il ne l’oublierait pas non plus… Il ne voulait pas en gâcher la fin mais il n’y pouvait rien car le malaise qu’il ressentait était plus fort que lui. Pourtant, un autre malaise était en train de faire son apparition. Celui là était également le fait de la jeune femme mais plutôt de la tendresse qu’elle dégageait et de cette empathie qu’il avait sentie chez elle durant la mélodie. Tous deux étaient similaires sur de nombreux points et il le comprenait de plus en plus. En partant de cette manière il avait l’impression de la blesser et de piétiner cette tendresse. Quelque part, il se dégoûtait et cette sensation ne fit que se renforcer lorsqu’il persista à rester de dos alors qu’elle lui disait au revoir. Elle le remerciait de lui avoir tant apporté et lui expliqua que les portes de la cité et du palais seraient toujours ouvertes pour lui. Elle ne cachait pas non plus qu’elle sentait que son départ était soudain et ajouta qu’ils se reverraient probablement plus tôt qu’ils ne le pensaient. Olórin ne prononça pas le moindre mot et ne se retourna toujours pas. Il savait pourtant qu’elle souffrait de ce départ et sa voix ainsi que sa respiration lui faisaient comprendre qu’elle était en train de pleurer. Lui restait immobile, son esprit était retourné plusieurs années en arrière alors qu’il avait cinq ans et qu’il tentait d’attirer l’attention de la petite fille. Ses pensées se focalisèrent sur ce passé et au moment où Eäródia le remercia à nouveau avant de souhaiter le revoir, il comprit ce que sa mère avait remarqué chez lui… A présent tout était clair dans sa tête et c’est là qu’il se retourna vers elle avant de prendre la parole d’une voix posée et avec beaucoup d’émotion dans le regard.
- « J’ai enfin compris… j’ai enfin compris pourquoi j’ai voulu attirer votre attention et pourquoi j’ai tout fait pour aller vous observer dans l’écurie il y a plus de quatorze ans… » dit-il avant de faire quelques pas vers elle.
Que cherchait-il en avançant ainsi dans sa direction ? Qu’attendait-il d’elle ? Que tout change par magie parce que lui avait enfin comprit ce que son cœur d’enfant avait ressenti ? Non il n’avait aucun droit de lui avouer ce qu’il ressentait pour elle et il n’avança pas davantage. Il ne pouvait pas s’immiscer dans une vie où il n’avait pas une telle place. Il devait accomplir son destin en combattant seul. Il devait continuer sa route et oublier ce que la vie pouvait lui offrir. Il devait quitter la cité pour ne pas être dans l’incapacité de la faire plus tard mais avant cela il tint quand même à s’adresser une dernière fois à celle qui lui avait également tant apporté aujourd’hui même si cela le faisait actuellement souffrir.
- « Eäródia, je pense également que nous serons amenés à nous revoir mais seul le vent guide ma route. Toutefois, si vous voulez que je revienne auprès de vous et que vous lui faîtes part de cette requête alors peut-être qu’il m’avertira et me fera revenir à vos côtés. » lui dit-il avant de s’approcher du rebord de la tour.
A cet instant, il se retourna et prit son ocarina pour en sortir quelques notes qui firent apparaître un sentier formé par le vent qui le conduirait en toute sécurité sur le sol. Sans plus attendre, il fit quelques pas dessus mais se retourna à nouveau vers la princesse pour enfin répondre à ce qu’elle lui avait demandé et aussi finalement pour lui avouer une partie de ce qu’il ressentait.
- « Je voulais vous dire que vous m’avez effectivement marqué à tel point que j’aurai aimé déposer mes lèvres sur les votre. Je viens seulement de le comprendre mais comme vous me l’avez dit tout à l’heure, il y a certaines choses qui peuvent paraître bien impossibles… Au revoir Eäródia, je vous souhaite tout le bonheur du monde avec lui et je vous en prie, prenez bien soin de vous. » dit-il avec émotion avant de disparaître de sa vue.
Même si elle le voulait, il lui serait impossible de le suivre à présent. Il ne connaissait pas encore sa destination mais il marcherait en direction du nord en attendant que le vent lui en donne une. Pour lui, ce départ était la meilleure chose à faire car il ne pouvait pas prendre la place de cet homme qu’il venait d’évoquer à la fois par respect pour lui mais aussi pour les sentiments de la princesse. Au final, il ressortirait de cette journée avec une nouvelle blessure qui ne s’estomperait pas. Pendant ce temps, sur la tour du palais, la princesse pourrait ressentir ce souffle du vent qui venait de l’est…
[ Il va franchement me manquer ce topic... Enfin je te laisse répondre si tu le souhaites avant qu'il ne soit terminé. Maintenant il faut attendre le scénario ^^ ] |
|  | | Eäródia Glil-Galad Princesse Elfe

   Age : 18 Inscrit le : 07 Avr 2007 Messages : 216 Localisation : Dans la lumière du Soleil... Carnet de Voyage Races: Elfe Niveau RPG:
   (225/225)
| Sujet: Re: Après le passé, le présent ! [PV Olorin] Dim 24 Juin 2007 - 12:29 | |
| Entre l'instant où il se retourna et l'instant où il partit véritablement, plusieurs minutes s'écoulèrent, mais elles me semblèrent passer à la vitesse de la lumière. Je crois que je n'avais pas pu prononcer une parole tellement j'étais surprise, ni même un geste, tellement j'étais abasourdie. Ces révélations me touchèrent à un point qu'il ne pouvait imaginer, mais j'aurais été incapable de le lui dire, en raison d'un profond respect pour lui, mais surtout pour ne pas faire davantage de mal. Car au moins, je venais de comprendre une chose : cette journée avait peut être été magnifique et merveilleuse, mais je me rendais compte qu'au final je venais de faire une fois de plus beaucoup de mal. Et cela, je ne pouvais l'accepter. J'avais horreur de laisser les gens dans l'embarras et le désespoir, ou encore la tristesse. Je ne comprenais pas vraiment comment avait-il pu découvrir ce qui se cachait dans mon coeur, mais je soupçonnais la mélodie d'avoir eu un effet "boule de cristal" involontaire bien sûr. Dans tous les cas, c'était uniquement ma faute s'il s'en allait à présent. Mais pouvais je refouler aisément mes sentiments pour l'autre ? Non, car ils étaient bien trop forts, bien trop nouveaux, bien trop réels...Mais dans ce cas, comment se faisait-il que sa présence allait me manquer au même point que celle de l'ange ? Je ne pouvais le dire, et garderait donc le poids de ce mystère au fond de moi, comme à mon habitude. Je n'eus donc pas le temps de répondre à ces paroles puisqu'il avait déjà disparu au moment où j'aurais pu enfin ouvrir la bouche et parler. C'est alors qu'une drôle d'angoisse me prit au ventre. S'il savait, peut être savait-il aussi pour son identité, et donc l'impossibilité de cet amour ? Mais aussitôt, je souris. Même s'il savait, j'étais certaine qu'il garderait ça pour lui, sans jamais dénoncer ce lourd secret. Après tout, j'avais toute confiance en lui, quoiqu'il arrive...même si cela pouvait me perdre... Je soupira donc, et, après m'être appuyée au rebord de la tour pour mieux le voir disparaître, je souris. Souris de joie, joie d'avoir rencontré enfin quelqu'un de valable, quelqu'un avec qui je me sentais beaucoup moins seule, et beaucoup plus moi. Une brise légère soufflait sur moi, venant de l'est, apportant une douceur caractéristique, emportant mes cheveux au gré des courants. Quelqu'un d'en bas aurait pu dire que j'étais un fantome, ou bien une vision...Qu'importe... Lorsque enfin je me décida à rentrer dormir, Olórin devait déjà être loin...Je me promis une chose : je le retrouverais, et tenterais de le rendre heureux...sans lui faire de mal. C'est donc apaisée que je rentra à l'intérieur du palais, sans bruit, tel un souffle de vent, et me dirigea donc dans ma chambre, à l'abri des regards indiscrets, pouvant me voler mes secrets si profondément enfouis en moi.
[Topic terminé ! Merci à toi, c'était passionnant, et je regrette moi aussi la fin...Mais bon, toutes les bonnes choses ont une fin ^^ Et puis, ya le scénario bientôt alors... :p Au plaisir de rp avec toi !] _________________
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