Evalaness

Evalaness... Un nouveau monde magique...
 
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 Après le passé, le présent ! [PV Olorin]

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Eäródia Glil-Galad
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MessageSujet: Après le passé, le présent ! [PV Olorin]   Lun 14 Mai - 1:22

Plusieurs heures de route, de marche devrais je dire, à travers la somptueuse et silencieuse forêt. On pouvait appercevoir quelques petits écureuils perchés dans les arbres, ou bien un oiseau fugace emportant un vers de terre dans le bec pour sa progéniture restée bien sagement dans le nid.
Pendant ce trajet, je ne dis mot, me frayant un passage à travers les ronces et autres buissons feuillus, et profitant d'écouter la forêt, comme j'aimais tant le faire. De plus, chacun avait besoin de se plonger dans ses pensées, surtout après un tel préambule.
C'est donc en silence que nous finimes par arriver devant les portes de la citée, et que je décida de m'arréter, voulant lui faire profiter de la vue des remparts de végétation, subtilement aidé par quelques pièges magiques dissimulés ici et là. Ecartant les branches basses pour qu'il puisse voir, je m'écarta et me mit sur le côté, attendant donc sa première réaction.
On pouvait déjà entendre un fin murmure de voix, de chants, de musique, et la bonne odeur de la fête et de l'ambroisie nous parvenait jusqu'ici. Comme toute ville elfique qui se respecte, les habitants passaient une grande partie de leur temps à célébrer telle ou telle chose, uniquement pour pouvoir danser durant des heures, et surtout profiter de la vie au maximum.
je regardais donc ces murailles avec un petit sourire, doublé d'un regard plein d'affection pour cette citée m'ayant vu naitre. Je ne dis rien le laissant profiter, mais finit par m'avancer en direction de la somptueuse porte encadrée de fleurs toutes plus belles que les autres, blanches, rouges et jaune pour la plupart, ainsi qie quelques violettes icic et là.
A mon approche, les gardes ouvrirent, m'ayant aussitôt reconnue, ainsi que MaO Boy. Celui-ci ne nous attendit même pas, et se fraya directement un chemin jusqu'aux écuries royales, qu'il connaissait évidemment par coeur.
J'attendis donc qu'Olorin entra, et je lui chuchotta à l'oreille :


- Bienvenue chez vous...

Evidement je souriais. De toute façon on ne pouvait que sourire ici. Maintenant, il ne nous restait plus qu'à appronfondir cette vision de la citée, et c'est donc enjouée que je commença à me diriger vers une ruelle centrale, l'entrainant avec moi.

[Bon, c'est court, mais c'est en préambule, et pour te laisser répondre ce que tu veux, et en reprenant si tu le souhaites des morceaux de l'autre. J'espère que ça t'iras !]
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Olórin Galathil
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MessageSujet: Re: Après le passé, le présent ! [PV Olorin]   Lun 14 Mai - 16:44

Alors que tous deux marchaient en direction de la cité de Celándir, il repensa à leurs derniers échanges survenus quelques instants auparavant. Notamment à ce moment où elle avait l’impression qu’il l’avait transformé en une autre personne. Bien évidemment, le jeune homme ne considérait pas disposer d’une telle aptitude, encore moins en si peu de temps. Toutefois, il concevait que la princesse se sente différente car lui se sentait différent en sa compagnie. Que fallait-il voir dans cela ? Peut-être la rencontre de deux esprits compatibles sur de nombreux points. Quoi qu’il en soit, il lui répondit brièvement avec une voix très posée.

- « Certaines rencontres nous marquent plus que d’autres et vraisemblablement, je crois que celle-ci en fait partie. »

Effectivement, cette rencontre était loin d’être ordinaire. Tout d’abord car elle leur faisait adopter une attitude dont ils n’avaient pas l’habitude mais aussi car elle était liée au temps qui les avait réunis quatorze ans après leur dernière « rencontre ». Signe du destin ? Tout cela n’était peut-être pas un hasard mais pour le moment personne ne pouvait savoir jusqu’où cela les mènera. En tout cas, il fut surpris de la voir baisser la tête en s’excusant de l’avoir poussé dans ses derniers retranchements Pourquoi s’excuser ? Regrettait-elle d’avoir un tel impact sur autrui ? Peut-être mais même s’il n’était pas négligeable, son impact sur l’ocariniste n’était encore que partiel. Il était difficile de le pousser dans ses derniers retranchements lui dont la colère ne se tournait presque qu’essentiellement à son encontre si ce n’est quand il devait affronter des êtres dont l’unique but était d’écraser les plus faibles. En tout cas, même si ce n’était pas souhaité, elle avait frappé fort contre cette muraille qui, bien que tenant bon, avait perdu quelques pierres.
Quelques instants après, avant qu’il n’eut le temps de prendre la parole, il la vit effleurer le fourreau dans lequel se trouvait son épée. Elle lui avoua que cette arme avait déjà fait couler le sang et son intonation lui fit comprendre qu’elle n’en était pas fière. Le mettait-elle en garde ? Peut-être mais il peinait à croire qu’elle viendrait à s’en prendre à lui et puis, lui aussi disposait d’une arme qui avait fait couler le sang, aussi surprenant que cela pouvait paraître pour un instrument de musique.


- « Dans l’époque où nous vivons, je crois que nous sommes tous un jour où l’autre obligés de nous défendre au vu des haines qui persistent entre les peuples. Et puis, avoir tué quelqu’un ne fait pas de vous un monstre ou dans ce cas, j’en suis un moi aussi. Sachez aussi que mon ocarina est également une arme pour moi car, avec les mélodies que je joue, je peux détruire l’âme d’un adversaire ou utiliser toute la force du vent contre lui. » répondit-il en posant sa main droite sur son précieux instrument.

Etait-ce le genre de propos qu’elle voulait entendre ? Probablement pas car il savait qu’elle venait d’aborder un sujet délicat la concernant et qu’il faudrait plus que ces quelques mots.
En tout cas, ce fut elle qui trouva les mots pour alléger sa tourmente alors qu’il venait de frapper le tronc d’un arbre avec une telle violence que son sang s’écoulait de sa main. Il avait donc écouté ses paroles avec attention et lorsqu’elle posa une nouvelle fois sa main sur son épaule, contre toute attente, il posa la sienne par-dessus durant les brèves secondes que durèrent sa réponse qu’il fit sans se retourner.


- « Je n’ai rien à exiger de vous alors ne me demandez pas si je souhaite que vous retiriez vos propos. Continuez simplement à être sincère avec moi comme j’ai la conviction que vous l’êtes depuis le début de notre conversation. Quant à la vie, ne me demandez pas de lui faire confiance car même si elle est belle pour certains, j’ai vu beaucoup trop de gens à qui elle n’a fait aucun cadeau. Toutefois, je veux bien avoir confiance en vous même si je ne sais pas encore si les chemins que nous empruntons sont liés. En tout cas, ils se croisent aujourd’hui et cette confiance pourrait en devenir le ciment. »

Ainsi, l’ocariniste ne pouvait pas encore dire qu’il lui faisait pleinement confiance car il ne l’avait retrouvé que depuis trop peu de temps et parce qu’il avait encore tout à apprendre d’elle.
Vint ensuite une nouvelle évocation de son passé concernant sa « pureté ». Bien que les indications soient brèves, il comprenait que quelque chose s’était déroulé dans cette plaine et cet événement, elle le regrettait amèrement. Peut-être avait-elle perdu quelque chose ici ? Sa pureté ? Il allait devoir la connaître davantage pour le savoir. Quoi qu’il en soit, peu de gens pouvaient se vanter d’être blancs comme neige et elle n’échappait probablement pas à cette règle, ce qui le ne rebutait pas du tout. Il aurait pu réagir à ces propos mais elle venait de siffler sa monture qui fit son apparition devant eux.


- « Enchanté de faire ta connaissance MaO Boy. » dit-il en passant sa main gauche du haut de son crâne jusqu’au bout de son nez.

Quelques instants plus tard, tous trois prirent la route vers Celándir. Cette fois-ci, ce ne fut pas le vent qui guida l’ocariniste mais la jeune femme. Son élément voyait-il en elle un meilleur guide ? Olórin ne saurait le dire. En tout cas, il avait hâte d’arriver à destination mais avant cela, il mit une cape sombre qui le couvrait des pieds à la tête. Il expliqua ensuite la raison de cela du fait qu’il ne voulait pas que quelqu’un le reconnaisse, une personne qui avait survécu à la catastrophe d’Azuria par exemple et qui viendrait le voir pour savoir ce qu’il était devenu et pourquoi il avait disparu sans dire le moindre mot et sans recevoir aucun remerciement qu’il jugeait ne pas mériter.

Après plusieurs heures de marches, tous deux arrivèrent devant la capitale elfique. Un frisson parcouru le jeune homme tout entier. En effet, se retrouver face à ce souvenir d’enfance ne pouvait le laisser indifférent et chaque odeur, chaque son, chaque image se présentaient à lui et l’enveloppaient. Il ne prononçait donc pas le moindre mot mais n’en restait pas moins attentif aux gestes d’Eäródia qui fut reconnue par ses gardes qui leur ouvrirent alors les portes de la cité. A cet instant, il l’entendit lui chuchoter ces mots de bienvenue, de retour chez lui. Mais est-ce que cette cité pouvait être son « chez lui » ? Il n’y avait vécu que cinq années et n’en gardait que peu de souvenirs. C’était plutôt Azuria qui aurait pu être considérée comme son véritable chez lui mais elle n’existait plus aujourd’hui.
Faisant quelques pas, l’ocariniste commença à suivre la princesse qui se rendait visiblement dans l’une des artères de la cité quand soudain il s’arrêta brusquement face à des souvenirs qui semblaient prendre vie devant lui.


- « Cours Olórin sinon nous finirons par t’attraper et te manger tout crû ! » s’écriait une magnifique jeune fille de dix-sept ans.

- « Arrêtez, Maman a dit que vous n’avez pas le droit de me courir après comme ça. » répondit le petit garçon qui courait à toute vitesse au beau milieu de la rue.

- « Maman a aussi dit que tu devais terminer tes devoirs, chose que tu n’as pas encore faîte. » ajouta un troisième intervenant âgé de 18 ans et qui apparut juste devant le petit garçon.

- « Pff ! C’est pas juste tout ça. Vous êtes des grands vous alors c’est facile de m’attraper. » avoua-t-il en constatant qu’il n’avait plus d’issue pour fuir.

Immobile, l’ocariniste assistait à cette scène issue de son enfance. Comment avait-elle pu se manifester ainsi devant lui ? Etait-ce son frère et sa sœur qui venaient de la recréer pour lui adresser un message ou était-ce juste un souvenir qui voulait se rappeler à lui dans le lieu où il s’était tenu ? Visiblement perturbé par cette vision, il s’excusa auprès d’Eäródia pour cet arrêt.

- « Veuillez m’excuser pour cette légère pause mais il semble que ma mémoire souhaite raviver certains de mes souvenirs. Reprenons notre chemin à présent. » dit-il simplement avec la gêne liée à cette situation qu’il ne s’expliquait pas.

Après avoir prononcé ces quelques mots, il leva la tête et constata une chose qui le figea sur place. En effet, il regardait en direction d’un petit lopin de terre sur lequel ne restaient que quelques pierres, vestiges d’une habitation aujourd’hui presque totalement disparue. Serrant sa main sur sa poitrine, le jeune homme sentit son cœur se serrer de manière brutale et excessivement douloureuse. Que pouvait-il voir de si terrible pour subir une telle douleur et lutter contre les larmes qui pressaient de s’écouler sur son visage ? La réponse allait être prononcée à l’intention de la princesse sans que l’ocariniste ne détourne son regard de ces quelques pierres perdues entre des herbes hautes et des planches de bois pourris.

- « Ma maison, elle n’existe plus. Le seul endroit dans lequel ma famille fut réunie au complet n’est plus à présent qu’un tas de pierres en ruines. » dit-il avant de s’approcher lentement des ruines.

Penché au-dessus de ces vestiges, il repensa silencieusement à ces quelques souvenirs qu’il gardait des moments heureux qui s’étaient autrefois déroulés dans ce lieu. Il posa ensuite sa main droite sur l’une des pierres tandis que sa capuche tomba sur son dos, laissant ainsi son visage à découvert . Son sang encore frais se déposa alors sur la pierre.

- « Pardonnez-moi. » dit-il simplement avec une profonde tristesse.
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Eäródia Glil-Galad
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MessageSujet: Re: Après le passé, le présent ! [PV Olorin]   Ven 18 Mai - 10:53

Pendant toute notre marche, il répondit à certaines choses que j'avais auparavant dites. Je préfèra ne pas répondre, puisque de toute manière je n'avais rien à dire, préfèrant oublier tant que je pouvais certains de mes actes, comme lui même essayait tant d'oublier sa tristesse, du moins tant qu'il pouvait. Il mit une cape noire, comme moi même en portait lorsque je voulais rester anonyme. Je souris donc, d'un air mystérieux, comprenant parfaitement puisque c'était l'un de mes subterfuges préférés.
A l'intérieur de ces remparts, je me sentais particulièrement légère, heureuse de vivre, et j'aurais beaucoup aimé qu'il ressente la même chose. Malheureusement, ce n'était pas le cas, du moins pas tant qu'il serait encore rattrapé par des souvenirs, bien que heureux, mais qui le plongeait dans une tristesse infinie. Il s'arréta, et sembla contempler le vide, au milieu d'une ruelle. J'attendis patiemment, et lorsqu'il s'excusa auprès de moi, je ne pus que lui répondre :


- Ne vous excusez pas. C'est en quelque sorte un pélerinage, et chacun d'entre nous qui a vécu ici une partie de sa vie revoit des choses de tant à autres...Absorbez chaques éléments, gravez les à jamais en vous, afin qu'ils puissent vous servir de force...

Je souris, tristement certe mais je souris tout de même. Oui des souvenirs, tout le monde en voyaient, heureux ou malheureux. Combien de fois m'étais je vue en train de fuir les gardes royaux pour tenter de partir à l'aventure ? Ou bien combien de fois avais je vu mon ami courrir en rigolant, même avant sa mort ? Je ne saurais le dire...
Quiqu'il en soit, il semblerait que les propriétés magiques de cette ville nous fasse revivre certains épisodes de notre futile vie...
Au moment où nous allions repartir, il leva la tête, et sembla figé dans une tristesse sans nom, contemplant un petit tas de terre d'où sortait quelques folles herbes d'entre les roches. Aussitôt, je compris, et ne pus m'empécher d'ouvrir la bouche, aucun son ne sortant. Je me maudis intérieurement de ne pas surveiller l'état des maisons, et surtout de veiller à ce qu'elles soient toutes entretenues. Cependant, il fallait voir ça comme un signe du destin, signe qu'une nouvelle vie commençait...Mais bien sûr, ce n'était pas évident à comprendre.
Il s'approcha et je fis de même, me mettant à genoux mais en prenant soin de ne pas toucher les pierres, puisqu'elles étaient son souvenir, son passé, une partie de son coeur. Je ne savais quoi faire, je ne savais quoi dire, et je commençais à sentir sa tristesse me prendre dans ses bras, pour m'emporter dans un gouffre où je ne voulais pas sombrer.
Je me força donc à prononcer quelques paroles, bien que je savais pertinement que ce n'était pas le moment :


- On ne peut reconstruire ce qui a été détruit...Cependant, c'est un signe du destin, destin bien sombre j'en suis consciente, mais destin tout de même...Cela semble indiquer qu'il vous faut repartir en avant, reconstruire une nouvelle vie, garder au fond du coeur votre passé mais laisser place au présent...et au futur...

Je me tus, mes paroles étant de trop. Mais même ces quelques herbes étaient la preuve de ce que j'avançais. Elles repartaient en avant, poussaient, voulant obstruer ces pierres, elles voulaient vivre...

- Je sais bien que ce ne sont que des mots, que c'est plus facile à dire qu'à faire, que je ne peux pas comprendre, alors pardonnez moi. Si vous voulez rester seul, je comprendrais. Mais si vous souhaitez que je reste, pardonnez mon envie de vous faire vivre à nouveau, de vous faire avancer dans la lumière, de tenter de vous faire aimer la vie, de tenter de vous trouvez votre idéal que vous pourrez combattre jour après jour comme moi même je le fais...

Ces paroles ne pouvaient apaiser son chagrin, mais au moins moi, elles me calmèrent quelque peu, permettant à mon malaise de s'atténuer un peu. J'avais toujours été heureuse, j'avais toujours eu ce que je voulais, et encore je ne trouvais pas vraiment heureuse...C'était vraiment un comble ! Quoiqu'on est, nous ne sommes jamais satisfaits...On cherche toujours à avoir plus, encore et encore, même si cela nous tue...
Je ne dis plus rien, laissant mon regard trainer sur les pierres, pensant à des pensées si lointaines qu'elles ne me donnaient plus aucune émotion. Si j'avais eu quelque pouvoir autre que celui que je possèdais, alors j'aurais fait en sorte d'atténuer son chagrin, même si la magie ne guérit pas l'âme...L'âme se guérit toute seule, mais met tellement de temps que parfois, on meurt sans avoir trouvé la paix au fond de notre coeur...
De plus, j'avais peur qu'il ne reparte imédiatement, n'ayant trouvé une vision rassurante de son passé, et cela, je ne le voulais point. Je prenais plaisir en sa compagnie, et même si je savais que tôt ou tard soit lui soit moi repartirait en quête d'aventures dangeureses, j'aurais espéré passer quelques temps avec son âme, ses paroles, sa mélodie. Même sil aurait fallu l'aider à le guérir, cela ne me dérangeait point, au contraire, j'avais au moins l'impression d'être utile. Mais maintenant qu'il n'avait plus de foyer, cela était compromis...C'est peut être pour cela que je proposa :


- Si vous le souhaitez, venez dormir au palais...Nous disposons de nombreuses chambres et...

Je m'arréta, comprenant mes paroles stupides...Bien sûr que non qu'il ne viendrait pas, ce n'était pas dans son tempérament...Je m'excusa aussitôt :

- Pardon, je me doute que vous allez refuser, puisque vous ne vous sentirez pas à la hauteur, mais je tenais tout de même à vous le dire, ce serait pour moi, et pour nous, un grand honneur que de vous avoir à notre table, ne serait ce qu'une soirée...Mais bien sûr, vous êtes libre de partir ou de rester...c'est votre choix...et ses conséquences...En plus, ce n'est pas vraiment le moment de dire cela...

Je bafouillais, et j'avais horreur de ça. Je me releva, complètement génée, et ne sachant pas trop où me mettre, je leva mon regard sur les hauteurs de la citée, là où tronait dans le plus majestueux des arbres le palais, lieu de ma naissance, lieu de ma vie, et sans doute lieu de ma mort...Je respecta en silence son chagrin, et attendrait le temps qu'il faudrait qu'il accepte de se relever et d'avancer dans la lumière de la vie, malgré la douleur qui le consumait...Ce n'était vraiment pas facile pour lui, et cela, je ne pouvais en mesurer toutes les conséquences...
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Olórin Galathil
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MessageSujet: Re: Après le passé, le présent ! [PV Olorin]   Ven 18 Mai - 16:16

Penché sur les ruines de ce qui fut sa demeure à lui et à sa famille, l’ocariniste restait immobile sans dire un mot. Etait-ce le coup de trop pour lui ? Si tel était le cas, il n’en avait pas conscience. En tout cas, il semblait presque oublier qu’une personne se trouvait à ses côtés, chose assez rare pour être soulignée et qui allait probablement avoir une très grande importance. Ainsi, bien que ne la regardant pas, il l’écoutait. Ses mots étaient sincères et il pouvait ressentir cette si puissante envie de l’aider à vivre ou plutôt à revivre. Ces mots sonnaient donc justes mais il n’était pas évident pour lui de les suivre. En effet, trop de choses s’étaient passés pour qu’il puisse recommencer à vivre pleinement. Pourtant, il avait fait un pas dans ce sens. Par quel miracle ? Simplement car il avait retrouvé cette petite fille qui était assise à côté de lui aujourd’hui et qui était bien plus forte que lui. Et maintenant, ferait-il un second pas ? Peut-être…

- « Reconstruire une nouvelle vie… » répéta-t-il à voix basse en regardant les ruines.

Regardant la jeune femme, il vit que son regard se posait sur l’herbe qui dépassait des vestiges. Il comprit alors son message qui s’associait à cette idée de reconstruction d’une vie nouvelle.

- « Cette verdure qui pousse sur le terreau que forme ces ruines, c’est sur cela que vous voulez attirer mon attention n’est-ce pas ? Cette volonté de renaître malgré tout est admirable et je devrais probablement la suivre mais les choses ne me semblent pas aussi simples même si je dois reconnaître que vos propos sont sincères et justes. » dit-il en fixant la verdure.

Il s’arrêta ensuite quelques instants en repensant à ce que la princesse venait de dire. Elle lui confiait qu’elle combattait chaque jour mais contre qui ? Il voulait le savoir mais avant cela il repensa subitement à ce que lui avait dit sa mère au sujet de la famille royale : quand il serait devenu un homme, il devrait la protéger. Repenser à cela était-il un message ou un quelconque signe d'une voie à suivre ? Olórin s’attardait silencieusement sur cette question comme s’il percevait qu’il devait absolument y trouver une réponse.

- « Contre qui combattez-vous ? Quelle cause défendez-vous princesse ? Dans ce monde menacé par la guerre, contre qui devrons-nous combattre pour que la paix soit enfin éternelle ? » lui demanda-il en la regardant dans les yeux.

Peu après, elle lui fit une proposition qu’il ne manqua pas d’entendre. Ainsi, elle l’invitait à dormir au palais mais elle se rétracta très vite. Elle était ainsi visiblement consciente qu’il n’accepterait pas de dormir là-bas, non pas qu’il ne s’y serait pas plu mais parce qu’il ne pouvait accepter autant d’hospitalité. Tout simplement car il considérait ne plus mériter tout cela depuis la tragédie d’Azuria.
Toutefois, bien que la jeune femme ait abandonné son idée de le retenir à dormir avant même qu’il n’ait répondu, elle lui proposa de venir dîner. A nouveau, l’ocariniste aurait donné un refus mais c’était sans compter une voix qui se rappela une nouvelle fois à lui.


* Ce sont les princesses du royaume des elfes. Plus tard, ce seront elles qui gouverneront notre peuple et en tant qu’ocariniste tu devras les protéger avec tes mélodies. *

* Cette petite fille que tu regardes avec tant d’insistance est la princesse Eäródia. Elle a le même âge que toi mais contrairement à toi, elle ne te connaît pas encore alors si tu désires la rencontrer, essaie d’attirer son attention ou devient un musicien qui saura la protéger. *

Cette voix était celle de sa mère et ses mots furent prononcés il y avait plus de quatorze ans. Décidément, Eäródia avait raison : cette ville était un lieu de pèlerinage dans lequel on pouvait revoir des morceaux du passé. En tout cas, ce passé se manifestait à lui de manière affirmée et il comprit qu’il ne pouvait l’ignorer.

* Je crois avoir bien compris ton message maman. Merci. * répondit-il tandis qu’un petit sourire se dessinait sur son visage.

A ce moment, l’ocariniste se releva et s’adressa à celle qui le soutenait tant malgré le fait qu’il soit presque un inconnu pour elle. Sa réponse allait certainement la surprendre mais il en était de même pour lui.

- « Je ne peux accepter de dormir au palais car cela serait trop abuser de votre hospitalité mais en revanche j’accepte ce repas si cela me permet de vous faire sourire et de passer du temps auprès de vous. »

Relevant sa capuche sur sa tête, il semblait prêt à reprendre la route. Sa tristesse était encore omniprésente mais elle était accompagnée par ce désir de rester auprès d’elle. C’était bien sûr ce que lui souhaitait mais il n’aurait pas pu se l’avouer, il avait donc fallu que sa mère intervienne pour le pousser un peu, à moins que ce ne soit son propre subconscient. En tout cas, il tendait désormais sa main vers elle pour l’inviter à se relever. Son regard était chaleureux tout comme l’expression de son visage même si cette ineffaçable tristesse persistait.

- « Ce n’est pas facile de se rendre compte après tant d’années que l’on a besoin de la présence de quelqu’un. Vous n’êtes vraiment pas une femme ordinaire princesse Eäródia, je peux vous l’assurer. » avoua-t-il en lui souriant.

Se rendraient-ils au palais dès à présent ? Le choix importait à la jeune femme. Elle qui peu à peu faisait changer cet homme qui venait enfin de faire ce second pas .
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Eäródia Glil-Galad
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MessageSujet: Re: Après le passé, le présent ! [PV Olorin]   Ven 18 Mai - 20:53

Mes mots semblaient avoir touché l'ocariniste à la recherche d'un espoir, d'un rêve à se raccrocher. J'écouta silencieusement, et je compris qu'il commençait à voir ce à quoi je voulais parler. Son regard se dirigea vers la verdure, et je souris en entendant ces paroles. Je lui répondis donc d'une voix douce tout en prenant une petite fleur entre mes doigts :

- Je n'ai jamais dit que cela était facile...Cela prendra du temps, mais vous êtes déjà en train de renaitre peu à peu de vos cendres en comprenant ceci. Comme ces fleurs par exemples, lorsqu'on coupe une fleur, la plante reforme automatiquement un nouveau bourgeon, c'est la loi de la vie. Je ne sais si mes propos sont justes, mais ce sont ceux auquel je crois...

Je tourna mon regard vers lui, souriante. Oui, j'avais appris à ne me fier qu'à mon instinct, et pas forcément aux conseils des autres et des nombreuses gouvernantes qui avaient jalonnées ma jeunesse, bien que c'était parfois pleines de sens qu'elles me prodiguaient certaines paroles. De toute façon, je n'en avais toujours fait qu'à ma tête, ce n'était pas maintenant que ça allait changer. Et puis, grâce à ma culture personnelle assez importante du fait des nombreuses heures passées à la bibliothèque, j'avais assez de jugeote pour ne pas faire et penser n'importe quoi.
Il accrocha mon regard avec ses yeux tandis que mes oreilles écoutaient attentivement ses paroles suivantes. Evidemment, cela me fit réfléchir. Contre qui combattais je ? Beaucoup de moulins à vent malheuresement...Je le regarda alors dans les yeux avec une pointe de fougue tout en lui répondant ce qui me paraissait le plus approprié :


- Je défends la liberté de vivre, la justice pour tout le monde, l'égalité pour tous les peuples et les rangs, la liberté de penser, la vie...Je combats farouchement la cruauté, la dictature, l'égoïsme et le mal...

Je fis une pause, réfléchissant. La guerre, j'y pensais, mais je n'avais pas choisi mon camps, du moins tant que je n'aurais pas rencontré des protagonistes des deux côtés.

- Quant à la guerre, vous me posez une colle. Je n'ai pas encore choisi, et ne choisirais qu'après m'avoir fait un avis concret sur les opinions des uns et des autres. Je ne veux pas me baser sur les on dits des gens, je veux me baser sur la réalité. Cependant, sachez tout de même que quoiqu'il arrive je serais au côté de mon peuple, et que je penche naturellement vers le bien. Je ferais tout pour défendre sa liberté et lui épargner les souffrances d'une guerre, même si je dois mourrir au combat...

Oui, mon peuple avant tout...Mais la vie avant tout aussi...Pour reprendre avec une pointe de malice, je dis amusée :

- Je me bats aussi pour la liberté des princesses au travers du protocole qui ne sert strictement à rien ! Je me bats pour faciliter la fuite des petites filles du palais pour qu'elles puisse aller s'amuser comme bon leur semble et avec qui leur correspond...Oh bien sûr, nombreux sont ceux qui m'ont mis des batons dans les roues, mais voyez le résultat : Je suis une jeune femme libre !

Je souriais, me rappelant les nombreuses évasions que j'avais effectuées étant plus jeune. Encore aujourd'hui, je le faisais, par exemple pour aller recueillir dans quelques pays lointains tel ou tel produit rare...Le comble, c'est qu'après m'être fait disputé pour mon absence ils étaient bien content de pouvoir chercher à quoi cela pourrait bien servir ! M'enfin, on ne pourrait pas refaire le monde...pas aujourd'hui en tout cas.
Je fus sortie de mes souvenirs par un petit sourir de l'ocaraniste, qui par la même occasion après s'être relevé, me tendit une main, main que je vis accueillante et sincère. Je la saisis aussitôt, un sourire franc aux lèvres, heureuse d'avoir pu au moins le faire sourire. Et c'est avec un plus grand sourire ensuite que j'entendis ces paroles suivantes :


- Alors, c'est un honneur pour moi et ma famille que de vous avoir avec nous ce soir. Et merci de penser à mon sourire...En effet, cela me fait énormément plaisir. Votre comapgnie est, je dois bien l'avouer, bien agréable...

Son expression chaleureuse faisait plaisir à voir, malgré la tristesse encore là. Je rougis en entendant ces paroles, ne sachant pas vraiment quoi dire pour démentir cela. Je ne faisais rien d'extraordianaire, je faisais juste ce que me disait mon coeur...C'est d'ailleurs en ces termes que je rétorqua :

- Je ne fais que suivre mon coeur, rien d'autre. Et puis, je dois bien l'avouer, c'est bien la première fois que je montre autant de ...chaleur humaine si je puis dire...Je suis réputée être fière et égoïste à mes heures...ainsi que seule...malgré les apparences.

Je souria timidement, et lança, cette fois avec un sourire malicieux :

- Ce que je suis dans tous les cas, une femme libérée...

Sur ce, je l'entraina vers une ruelle à nouveau, marchant légèrement, joyeusement, l'emmenant dans les lieux clés de la cité. Je lui fournis une patite explication :

- Nous allons au palais, mais, afin d'éviter les supplices des présentations longues et fastidieuses qui s'imposent, nous allons prendre un peu de retard pour voir quelques endroits de cette ville, sauf si vous désirez rentrer pour manger tôt, afin de vous reposez. Si vous prenez la première option, nous arriverons juste au moment du premier service, un peu comme des voleurs. A vrai dire, je fais ça à chaque fois ! J'aime provoquer les pseudos colère de ma mère et des gouvernantes toujours là malgré notre âge...

Un air amusé sur le visage, j'avais prononcé tout cela à voix haute et distincte, pour bien montrer à quel point ce genre de choses m'avaient toujours amusée. Combien de fois avais je gaché une réunion on ne peut plus importante ? Je ne saurais le dire...Pourtant, ma présence était toujours souhaitée, et les gens prenaient en général plaisir à entendre mon opinion...Je pouvais donc bien me permettre ce genre de fantaisies...Surtout que j'allais rammener quelqu'un d'important...Un ocariniste de grand talent...Nul doute qu'il allait avoir un succès fou...bien qu'il n'en eut pas besoin pour être apprécié de moi.
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Olórin Galathil
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MessageSujet: Re: Après le passé, le présent ! [PV Olorin]   Dim 20 Mai - 14:20

Il fallait le reconnaître : Eäródia était une bonne oratrice mais elle était surtout une femme sincère et c’était avant tout cela qui le touchait. Il lui prêtait toute son attention même s’il ne pouvait faire tout ce qu’elle suggérait. D’une certaine façon, cela le renvoyait dans son passé car son attention à son égard lui rappelait celui de sa sœur Arwen. En effet, sa sœur qui avait douze ans de plus que lui avait tenu le rôle d’une mère et avait réussi à l’apaiser lorsque ses nuits étaient sous le coup de terribles cauchemars dans lesquels il revoyait sa mère s’éteindre sur son lit et ce jour où ils lurent cette missive royale qui leur apprenait la mort de leur père en combat. Ainsi, cette volonté de le soutenir, il la retrouvait en grande partie chez cette femme qui se tenait juste à côté de lui et bien que ne lui répondant pas à chaque fois, il accordait toujours de l’importance à ce qu’elle disait.

Il l’écouta ensuite répondre à sa question et parler de ses convictions. Elle lui avoua vouloir défendre la liberté et ne pas se précipiter dans une guerre meurtrière sans connaître les buts et opinions des différents belligérants. Sur ce point, elle avait raison et c’était tout à son honneur. Il pensa que si tous les dirigeants avaient la même attitude qu’elle alors il y aurait certainement bien moins de conflits. En tout cas, Olórin ne savait pas encore pour qui il combattrait même si cela se dessinait peu à peu dans sa tête notamment car certains des mots de la princesse le firent réagir très rapidement, chose qui était dès plus rare chez lui.


- « Vous ne mourrez pas. Je vous le promets. » avait-il dit sans rien ajouter.

Par ces quelques mots, il faisait référence à cette mélodie qu’un ocariniste ne joue qu’avant de mourir : le requiem. Lorsqu’un ocariniste décide de jouer cette mélodie alors personne ne saurait y échapper, pas même celui qui l’exécute et qui se vide alors de ses forces jusqu’à trouver la mort. Ceci, il l’avait appris de son frère et s’y était entraîné depuis de nombreuses années. Il connaissait donc les ravages qu’elle pourrait faire et savait qu’il devrait l’utiliser un jour ou l’autre. Finalement, pour lui, il ne pouvait en être autrement : il s’écroulerait sur un champ de bataille après avoir affronté seul les hordes ennemies. De cette manière, il n’y aurait aucune victime pour ceux qui, comme Eäródia, défendaient la liberté et la paix. Mourir de cette manière était finalement le seul but qu’il s’était fixé depuis ses sept longues années et c’est ce qui lui faisait dire aujourd’hui que la princesse ne trouverait pas la mort dans cette guerre. Toutefois, il n’en dit rien et préféra répondre à sa volonté d’être une princesse, une femme libre, chose à laquelle elle s’était visiblement employée depuis son enfance. « Combattre » pour être une femme libre était une cause tout à fait respectable et il pouvait voir à quel point sa liberté comptait pour elle. A cela, il ne pouvait pas ne pas réagir et il lui répondit en souriant.

- « S’il fallait signer une pétition pour que les princesses soient plus libres et plus heureuses alors sachez que je serai le premier à la signer. Enfin, le second vu que vous seriez certainement la première à le signer. »

Marquant un léger temps d’arrêt, il reprit la parole.

- « Cela fait plusieurs heures que nous discutons et je commence à comprendre en partie ce qu’à pu être vie. Votre liberté, je crois que vous l’avez acquise au prix de nombreux efforts qui ont fait plier ceux qui auraient voulu vous limiter au protocole. Ces personnes n’étaient pas de taille contre vous et aujourd’hui vous me paraissez effectivement être une femme libre et c’est cela qui vous démarque de beaucoup d’autres. Toutefois, vous n’oubliez pas pour autant votre peuple et je pense que lui aussi ne vous oublie pas. Et puis, je crois faire partie de ce peuple non ? Et moi, je peux vous assurer que je ne vais pas oublier comme c’est le cas depuis que je vous ai vu la première fois alors que je n’avais que cinq ans. » dit-il en la regardant de manière profonde.

En temps normal, l’ocariniste se serait trouvé trop démonstratif et c’était en partie le cas en ce moment. Toutefois, il avait réellement tenu à lui dire le fond de sa pensée. Restait à voir quelle serait sa réaction.
Quelques instants après, quand il accepta d’aller dîner au palais, il la vit sourire. Elle était visiblement contente qu’il ait accepté et elle le lui fit comprendre aussi par ses mots. De plus, elle rajouta qu’elle se trouvait différente en sa compagnie, ce qu’il pouvait concevoir vu que c’était également son cas vis à vis d’elle. A cela, il ne répondit rien mais lui offrit un sourire quand elle lui répéta qu’elle était une femme libérée. C’était donc cette femme libérée qu’il suivit dans une ruelle avant d’écouter sa proposition. Ainsi, il pouvait soit choisir de rentrer maintenant ou de se promener encore un peu et d’arriver en retard au dîner, chose qui plaisait à la princesse. En temps normal, il aurait choisi de rentrer dès maintenant car il ne se serait jamais permis de manquer de respect à ses hôtes. Toutefois, il était accompagné de la princesse et voyait qu’elle se réjouissait à l’idée d’arriver quelque peu en retard. Il prit donc sa décision en connaissance de cause.


- « Je ne suis pas du genre à manquer à un protocole mais aujourd’hui nous pouvons peut-être faire une exception et continuer notre excursion à travers la cité. » répondit-il avec un petit sourire.

Réponse courte, Olórin aurait pu faire un peu d’humour. Toutefois, ce trait de caractère lui avait échappé depuis bien longtemps…
Ajouter quelque chose ? Effectivement il le souhaitait mais ce serait sur un autre sujet, quelque peu particulier qui pourrait surprendre la jeune femme.


- « Princesse, ce soir la Lune sera pleine et visible. Je ne dormirai pas au palais mais j’aimerai savoir si vous accepteriez de me rejoindre sur les remparts pour que nous la regardions ? Si vous le voulez, je jouerai une mélodie pour vous. » demanda-t-il avec une voix posée.

Si Eäródia acceptait alors ce serait la première fois en plus de sept ans qu’il serait en compagnie d’une personne pour observer la Lune. Autrefois, c’était ses parents, son frère et sa sœur qui se trouvaient avec lui mais depuis leur disparition, c’était dans la plus grande solitude qu’il l’observait. Peut-être que cela changerait ce soir.
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Eäródia Glil-Galad
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MessageSujet: Re: Après le passé, le présent ! [PV Olorin]   Dim 20 Mai - 18:01

Je ne me rendais qu'après compte que je bavardais encore et encore. Je ne pouvais donc jamais me taire ?! Non...Il écoutait mes mots, et cela était agréable. Oui, j'aurais pu le souler avec mes longs discours, mais il semblait que non. Lorsqu'il me promit que je ne mourrais pas au combat, je tourna mon regard vers lui, cherchant à décripter au fond de ses yeux le pourquoi de ces paroles, mais je ne trouva pas. Il devait avoir une raison pour dire ceci, mais ne connaissant pas grand chose à la musique et en ces pouvoirs, je ne pouvais faire de pronostiques. Je me tus donc, un peu retournée par cette phrase. Je décida de garder cela dans un coin de ma tête, au cas où. Un jour, j'aurais peut être l'explication !
Je rigola franchement et de bon coeur à sa remarque sur la pétition. Cela faisait très longtemps, à vrai dire c'était bien rare lorsque je rigolais à pleine gorge. Je trouvais sa remarque très amusante, et je ne manqua pas d'y réagir :


- Je n'avais pas pensé à faire une pétition ! Merci pour l'idée, je la mettrais en place. Mais nul doute que dans ce cas vous serez chassé par tous les chambellans et autres gouvernantes à cran sur le protocole !

Je souriais, comme jamais depuis longtemps. Si en plus on rajoutait l'odeur des festivités qui flottait dans l'air, alros on pouvait dire que j'étais vraiment heureuse en cet instant.
Je repris une partie de mon sérieux en écoutant ses explications. Oui, il n'avait pas tort. En fait, j'avais l'impression qu'il parvenait à lire vraiment en moi. C'était bien l'un des seuls...Sans doute grâce à son don, ou peut être simplement parce qu'il savait écouter et lire sous les mots...Un don, très précieux que ceci...
Il était vrai que j'avais un fichu caractère, qui donnait du fil à découdre à plus d'un. Il suffisait de me caresser dans le sens du poil pourtant pour obtenir certaines choses de moi. Mais bon, le sens, fallait le trouver !
Je ne pus m'empécher de sourire et de répondre donc :


- Oui, vous avez raison...J'ai sans doute trop de caractère pour certains...pour beaucoup d'ailleurs...Pourtant, il est si facile d'obtenir des choses de moi, à commencer par la gentillesse...

Je m'arréta, repensant à mon peuple. Je repris alors, d'une voix empreinte de passion comme toujours pour ce sujet si précieux à mes yeux :

- Mon peuple...Je serais toujours là pour lui. Princesse n'est qu'un titre et le jour où je ne le mériterais plus et où je ne pourrais plus me regarder dans une glace alors je laisserais ma place à une autre. J'ai peut être eu ce rang par filiation mais je n'oublie pas que c'est ma famille qui a lutté durant des années pour le mériter, et qui le porte fièrement parce qu'elle est capable d'aider et de faire avancer les elfes. Je n'oublie pas mon héritage, et je n'oublie donc pas mes devoirs. Je susi fière de ce que je suis, et fais tout pour faire partager cette chance. Si personne ne bouge, où en serions nous à présent ?

Je souris encore, et repris la parole :

- Evidement que vous faites partie de ce peuple, et heureusement ! Vous êtes elfe jusque dans votre coeur, et cela se voit dès vos premiers mots. Je ne serais pas oubliée tant que des gens comme vous ne m'oublieront pas...Et c'est de même pour moi. Je ne peux oublier mon peuple en vous connaissant !

Je l'entrainais vers la place dédiée aux musiciens, là où les nouveaux talents de la citée émergeait. Peut être cela lui plairait-il que d'entendre des sons différents des siens ?! Il y avait un attroupement monstre, comme à chaque heure de la journée. A croire que les elfes ne travaillaient pas x) J'étais contente qu'il approuve la décisio nd'arriver en retard. Je dis donc :

- Oh ne vous en faites pas pour le protocole, ils ont l'habitude avec moi...On dira qu'on a eu un problème de circulation xD Et pis, ça mettra un peu de piment comme ça ^^

Je lui expliqua brievement l'intéret de cette place, et ses atouts :

- Ici se trouve le quartier des musiciens, et la place où ils se produisent. Il y a une place dédiée à tous les arts dans toute la ville. Cela permet de se retrouver entre amis et de partager des passions. C'est ici que les serviteurs du palais viennent nous dénicher les meilleurs musiciens pour qu'ils agrémentent nos soirées privées.

Je m'écarta un peu, il y avait trop de monde. Cela me permit d'entendre sa proposition suivante. Cela me fit sourire...Savait-il que je vénérais le soleil, voire même lui vouait un culte pour tous les pouvoirs qu'il m'avait offert ? Non, peu de gens connaissaient ces pouvoirs là, et l'existence de mon sceptre du soleil, que je faisais souvent passer pour un sceptre banal. Je souris donc, et répondis tout en hochant la tête :

- Ce sera avec grand plaisir. Entendre une de vos mélodies sous la lumière de la lune ne peut être que grandiose...De plus la lune, je n'ai pas l'habitude de la regarder profondément, préférant le soleil pour diverses raisons...Je me ferais une joie d'en apprendre donc plus sur cet astre accompagnant nos plus douces et nos plus tristes pensées...il y a toujours au fond de nous un peu de lune et un peu de soleil...A nous de le faire sortir au grand jour...

Il fallait tout de même avouer que c'était un peu intimidant comme proposition. Mais bon, fallait bien prendre ses peurs et ses questions en main. Et puis, quoi de plus beau qu'une lune accompagnée de notes merveilleuses, en compagnie d'un être touchant et sincère, ainsi que très pur ? Il me rappelait tellement mon meilleur ami, mon compagnon d'armes mort par ma faute...J'avais les mêmes envies, les mêmes débats qu'avec lui...Et puis ils se ressemblaient aussi, bien que en raison de sa mort précipitée je ne sais qu'elle apparence il aurait eu aujourd'hui...
Je chassa tout cela de ma tête, préférant me reconcentrer sur la conversation et la joie nous entourant, laissant à des moments plus appropriés ces pensées funèbres.
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Olórin Galathil
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MessageSujet: Re: Après le passé, le présent ! [PV Olorin]   Dim 20 Mai - 23:54

La princesse souriait pleinement, c’est en tout cas ce qu’il pouvait constater suite à sa réaction à son idée de pétition. Elle était vraiment pleine de vie cette jeune femme avec qui il discutait depuis plusieurs heures et il était parvenu à la faire sourire. Or ceci n’arrivait pas tous les jours avec lui et il le savait. Finalement, il se laissait peu à peu tenter par des routes qu’il ne prenait plus depuis bien longtemps et tout cela parce qu’elle l’y invitait de bon cœur. Toutefois, il n’était pas sans émettre des réserves car il ne pouvait pas oublier son passé qui le suivait encore plus que sa propre ombre car même ses nuits n’étaient pas paisibles.
En tout cas, accorder toute son attention à Eäródia lui permettait de se détacher partiellement de tout cela et il ne pouvait que la remercier intérieurement par de petits sourires comme il venait justement d’en faire un en guise de réponse. Il entrait ainsi dans une petite phase où il s’abstenait de faire de longues réponses. Pourquoi donc alors qu’il avait tant parlé ? Peut-être parce qu’il préfèrait l’entendre elle plutôt que ces propres complaintes qu’il émettait à répétition. Peut-être aussi car il voyait qu’elle avait besoin d’être écouté et que c’était aussi probablement cela qui la faisait sourire.
Elle lui parla ensuite de son rôle vis à vis du peuple et l’interrogea aussi à ce sujet. Elle lui demandait ce que serait le monde si personne ne faisait rien pour faire bouger les choses. C’est du moins la façon dont il percevait cette question à laquelle il répondit d’une voix posée.


- « Si personne ne bougeait, je crois que le monde resterait tel qu’il est pendant des siècles. Cela veut dire que les paix existantes seraient toujours d’actualité mais les guerres également. Rester figer n’est donc pas envisageable mais certains actes peuvent précipiter le monde dans des événements funestes. Bref, rien n’est acquis d’avance selon moi. Toutefois, concernant votre titre, je ne pense pas que vous le perdrez car pour moi vous êtes faîtes pour lui. Vous aimez votre peuple et oeuvrez à son bien. Vous souhaitez continuer à être cette femme libérée, ce qui à première vue ne s’accorde pas avec la fonction de princesse mais pourtant vous y parvenez. Selon moi, ceux qui auraient l’idée de vous critiquer vont pouvoir le faire encore bien longtemps car j’ai la conviction que vous n’abandonnerez pas votre rôle. »

Il fut ensuite quelque peu ébranlé par ces paroles. Ceci n’était pourtant pas à prendre au sens négatif du terme. En effet, elle l’avait touché par ses mots et venait de lui faire comprendre qu’il était un des membres de ce peuple, lui qui était aussi humain, race souvent méprisée chez les elfes. Elle lui dit également qu’elle ne pouvait oublier son peuple en le connaissant lui. Touché, il aurait aimé lui dire quelques mots au sens profond mais il en fut bien incapable sans pourtant savoir pourquoi.

- « Vous savez, je ne crois pas être très représentatif de la population mais je vous remercie. » se contenta-t-il de dire, visiblement gêné.

Tous deux arrivèrent ensuite sur une place où se trouvaient des musiciens et une foule de spectateurs. Il écouta l’explication de la princesse avec curiosité et attention tout en reconnaissant qu’il n’avait aucun souvenir de toutes ces places. En tout cas, il trouvait cette idée originale et plaisante. Toutefois, il n’était pas vraiment sensible à cette musique qu’il entendait. Peut-être car il n’y trouvait pas cette utilité qu’il voyait dans ses propres mélodies. Toutefois il devait reconnaître que ces musiciens avaient du talent mais pour lui le charme de l’instant était en très grande partie le fait de la présence Eäródia.

- « Celándir est véritablement une ville où il fait bon vivre mais je crois que je ne peux apprécier le spectacle à sa juste valeur tant les mélodies que je joue sont différentes… » dit-il avec la voix étrangement nouée.

Après avoir observé les musiciens, il se tourna vers la jeune femme et posa son regard sur elle avant de compléter sa réponse.

- « Les mélodies que ces personnes jouent sont enjouées et vives comme le jour, elles sont là pour divertir et entraîner ceux qui les écoutent. Les miennes sont semblables à la nuit, si… différentes… Enfin pas la peine de s’attarder davantage sur cela. »

Peu après, elle accepta de le retrouver à la pleine lune pour y écouter sa mélodie. Ceci lui fit plaisir bien qu’il ne le montra qu’avec un sourire timide. En tout cas, il porta toute son attention sur les mots qu’elle prononça. Ils étaient sincères et poétiques. Elle devait probablement aimer la poésie et cela s’exprimait par son talent d’oratrice et sa sensibilité. Eäródia était indéniablement une femme des plus intéressantes à rencontrer et sa présence lui faisait beaucoup de bien. C’était pour cela qu’il l’avait invité ce soir à regarder la lune avec lui.

- « Ce que vous dîtes est tout à fait juste mais laissez-moi vous poser une question : est-ce que le soleil peut aimer la lune ? » dit-il subitement sans que son attitude ne trahisse quoi que ce soit si bien sûr il y avait quelque chose à trahir.

La jeune femme aurait probablement tout à interpréter de cette question poétique.
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Eäródia Glil-Galad
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MessageSujet: Re: Après le passé, le présent ! [PV Olorin]   Lun 4 Juin - 0:56

Depuis quelques instants, l'ocariniste qui m'accompagnait ne parlait plus beaucoup, écoutant en accompagnant son attitude de petits sourires disséminés le long de mes paroles. Cela ne me dérangeait pas, je comprenais tout à fait bien que je me sentais rougir d'une telle attention. Je parvins cependant à maitriser mon émotion et je resta droite et fière, comme toujours, un petit sourire aux lèvres. J'écouta avec le plus grand sérieux son avis sur la façon de bouger les choses, et j'hochai avec un grand professionalisme la tête. Il était important de tater l'avis des elfes sur la façon dont ils étaient gouvernés par exemple, ou bien que feraient-ils pour améliorer leurs vies, et tant d'autres questions de ce genre...Pourtant, la politique n'était vraiment pas ma tasse de thé, et je le reléguais volontiers aux personnes plus compétantes que moi en la matière. Enfin, là, ce n'était pas vraiment de la politique, juste une question pour voir ce que lui en pensait...
Je trouvais d'ailleurs sa vision très juste, et se rapprochant de la mienne. La vie n'est jamais gagnée à l'avance, et chaque jour est un combat contre ses abysses mortelles...Je souris franchement à sa dernière phrase. Je répondis, un brin taquin :


- Effectivement, abandonner ne fais pas partie de mon vocabulaire...

Je tourna un instant mes yeux vers lui, une lueur de malice allumée. Elle ne s'éteignait que rarement, et parfois brillait avec force et fracas, surtout lorsque je prenais plaisir à discuter avec des gens comme lui. Je répondis tout de même à la vision du monde :

- Si personne ne bougeait, certaines horreurs continueraient de se passer alors qu'il est de notre devoir de les détruire défnitivement de ce monde. Cependant, il ne faut pas non plus foncer tête baissé dans les impasses et les nombreuses embuches dressées sur notre chemin. Ainsi, il faut fraire preuve de sagesse, de courage, et de justice, ainsi que d'honneteté pour vivre convenablement et dignement. Notre vision est quasiment identique au final !

Cette dernière phrase dite d'un ton enjoué, les yeux rieurs. La seconde suivante, il parut géné par mes propos. Je ne pouvais savoir pourquoi il ne se considérait pas vraiment comme cela, du moins pas tant que je ne lui demandais pas directement, mais je pensais qu'il valait mieux le laisser tranquille la dessus pour l'instant. Après tout, je l'avais déjà assez remué intérieurement je pense, non ? Et puis, j'aurais certainement des tas d'autres occasions pour le lui demander... Dans tous les cas, j'étais assez tolérante envers les autres, même ceux des autres races, mis à part bien sur les elfes noirs et les nains que je détestais depuis toujours. Après tout, l'homme que ma mère avait choisi était un homme. Mon père était un homme...Et bien que je n'avais pas du tout pris de son côté, je le respectais, et respectais sa race. Il avait toujours été juste, toujours été aimant envers moi, et m'avait toujours appris à connaitre avant de juger. J'appliquais donc ces conseils dans ma vie de tous les jours, du moins, le plus possible. Je ne répondis rien à sa phrase, puisque de toute manière elle ne désirait pas de réponse.
Lorsqu'il me parla de sa vision de ses mélodies par rapport à celles des badauds de la rue, je l'écouta attentivement. Je n'y connaissais pas grand chose, mais je crois que je parvenais à comprendre un peu ce qu'il tentait de m'expliquer. Un combattant discipliné et entrainé n'est pas du tout la même chose qu'un combattant d'une heure...La beauté des gestes n'est pas la même, l'enchainement est discontinu, bref, ce n'est pas aussi agréable que de voir deux pros s'affrontant. Je supposais que c'était un peu ça ce qu'il m'expliquait. Sa musique n'était pas du même niveau que celle de ces apprentis musiciens, et il prenait donc moins de plaisir à les entendre jouer. Sa musique exprimait des émotions vécues, réelles, tandis que ceux ci exprimait des émotions vides de vécus, vides de pouvoir...Je me contenta juste de démentir sa dernière phrase :


- Au contraire, c'est intéressant de s'attarder sur votre art. Il est peu connu, et très riche en enseignements. Je crois saisir une partie de vos propos, bien que je ne pourrais jamais le ressentir complètement. Mais, je comprends aussi que vous n'ayez pas forcément envie d'en parler. De toute façon, il y aura sans doute de nombreuses occasions où l'on pourra le faire alors, ne soyons pas pressé !

Je souris, et me remit à avancer en direction de la rue des universitées et de la grande bibliothèque. C'était des lieux d'études que j'appréciais énormément, et qui devaient être beaucoup plus connu qu'ils ne l'étaient.
Sa question me laissa tout d'abord sans voix. Que pouvais je penser de ceci ? Des tas de choses évidement. Je laissa mon regard vagabonder sur les passants, avançant lentement, réfléchissant, absorbant tout le sens de cette question si habilement posée, avec une poésie incomparable.
A vrai dire, je ne savais pas vraiemnt. C'était un sujet où je ne me connaissais pas vraiment, et où j'étais bien incapable de donner des conseils. Cependant, je parla avec mon coeur, du moins à cet instant là. Cet avis pourrait évoluer au fil du temps, comme il pourrait rester à ce point ci. De totue façon, je ne connaissais pas vraiment "les sentiments" mis à part la joie, la haine, la colère...
Je répondis donc en posant mon regard sur lui, calme, posément, pleine d'une sérénité que je ne savais pas où j'allais la chercher :


- Le soleil et la lune sont complémentaires. Ils passent leur vies à se courrir après, à s'attendre, à s'enfuir, à se cacher. Peut être ont-ils peur de leurs sentiments, ce qui est fort probable, mais peut être aussi qu'ils ne sont pas vraiment fait l'un pour l'autre. Cependant, on dit bien souvent que les opposés s'attirent...C'est certain. Il y a une part d'énigme chez la lune qui attire inoxérablement le soleil. Peut être mettront-ils du temps à se trouver, mais si ils y arrivent alors, ça promet d'être quasi parfait. Mais ils y a aussi des tas de satellites qui gravitent autour d'eux, les empéchants aussi d'atteindre leur but ultime, et les entraiannts dans les méandres d'amours pas toujours possibles...ou trop idyliques.

Je fis une pause, rêveuse. Oui, c'était compliqué, mais j'aimais résoudre les mystères. Enfin, celui-ci, je mettrais sans doute du temps avant de le mettre à jour au vu de ma jeunesse.

- Je n'ai donc pas de réponses, le destin décidera pour eux certainement...Le hasard peut entrainer tellement de choses...

Je finis par sourire, un petit sourire timide. J'avais répondu comme je le sentais en cet instant précis, mais peut être que ça aurait été à un autre moment, peut être alors la réponse aurait été différente. Je n'en savais rien, et cela me parraissait pour l'instant trop iréel, trop lointain, trop iréalisable. J'espérais juste que cela ne le vexerait point, mais qu'au contraire cela amène à un échange d'idées qui pourraient être fort intéressantes. Cependant, j'étais stupide de penser cela, puisqu'il n'y avait point de vexation dans mes propos !
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Olórin Galathil
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MessageSujet: Re: Après le passé, le présent ! [PV Olorin]   Mar 5 Juin - 21:59

Eäródia rougissait aux propos qu’il venait de lui dire et ceci ne l’aurait pas fait sourire si elle n’avait pas autant cherché à le cacher. Elle tenait donc à rester droite mais même si cela était habilement réalisé, elle ne pouvait pas tout cacher à l’ocariniste. Quoi qu’il en soit, son attitude n’était en rien mensongère et ce fut avec intérêt qu’il écouta ses réactions par ses mots mais aussi par ces gestes et signes. En effet, fin observateur, il parvenait à percevoir beaucoup de choses rien que par l’observation des petits signes qui nous trahissent. Il était ainsi en mesure de connaître des choses sur les autres même sans les avoir entendues de leur bouche. Bien sûr, ceci avait des limites notamment en ce qui concerne l’amour qui était un sentiment qu’il ne maîtrisait clairement pas mais qu’il pouvait tout de même déceler en partie chez les autres. Enfin, ceci n’avait pas lieu d’être dans ce contexte. Enfin, disons que c’était ce que lui voulait penser.
Les mots qu’elle prononça ensuite étaient justes et il est vrai qu’elle n’avait pas tord quand elle disait que leur vision était quasiment identique. A cela, il voulut lui répondre.


- « Oui, il semble que certaines choses nous rapprochent indéniablement. »

Peu après, tous deux vinrent à parler de la musique qu’il jouait. Ceci était la conséquence d’une comparaison faîte avec celles jouées par les musiciens qui se trouvaient sur cette place. La princesse lui dit qu’il serait très intéressant de s’attarder sur son art et il percevait cela comme un intérêt fort à son égard qui pouvait le faire passer pour plus « noble » qu’il ne l’était. D’ailleurs, selon lui, ce terme aurait était complètement impropre le concernant. Il ne voulait en aucun cas devenir une sorte de modèle et pourtant ces interventions avaient commencé à forger sa légende. Ceci, il voulait l’égratigner devant elle. C’est ainsi que, prenant son ocarina dans sa main, il l’observa puis lui raconta un des événements de sa vie.

- « Je ne crois pas que mes actes soient quelque chose à enseigner. D’ailleurs, avez-vous entendu parler de ce qui était arrivé aux démons des montagnes des steppes de l’Est il y a seulement trois mois de cela ? Ce jour-là, je venais d’arriver dans un village totalement ravagé et dans lequel il n’y avait plus aucun survivant si ce n’est une fillette qui était en train de rendre son dernier souffle près des corps ensanglantés de ses parents. Là, avec ses mots d’enfants, elle me dit que c’était les démons qui avaient causé tout cela et je me suis alors mis en route après que ce petit être eut fermé les yeux pour la dernière fois. Après plusieurs heures de marche je finis par arriver près de montagnes dans lesquelles vivaient ceux qui avaient tué tous ces innocents pour leur seul plaisir. Là, pour unique jugement, j’exécutai une mélodie remplit de haine et il n’y eut aucun survivant, c’est à dire ni femmes ni enfants. En fait, je fis effondrer la montagne sur eux en créant une tornade. Voilà donc la vérité sur moi et mon art : je peux tout aussi bien sauver que détruire et malgré cela, des histoires font de moi une légende… » dit-il avec une certaine colère.

Comment allait-elle réagir à ces propos ? Il l’ignorait encore et n’avait pas cherché à croiser son regard durant son histoire. Il le fit pourtant après avoir reposé son instrument sur sa ceinture. Là, il la regarda avec une certaine tristesse comme pour lui avouer que le poids de ses actes devenait de plus en plus difficile à porter. C’était bien la première fois en sept ans qu’il évoquait cet aspect de sa vie mais il décida de ne pas en dire davantage sauf si la princesse s’y arrêterait.
Après cela, tous deux continuèrent leur marche jusqu'à arriver dans une rue visiblement dédiée à des structures scolaires. Pour sa part, Olórin n’avait jamais été dans une aussi grande structure. D’ailleurs il n’avait jamais vraiment aimé l’école dans laquelle il se rendait à Azuria. C’est pourquoi il avait rapidement imploré son frère et sa sœur de lui donner eux-même des cours. Ceci n’avait alors fait que renforcer le lien fusionnel entre les trois orphelins et tous deux étaient devenus de véritables parents pour leur petit frère. Il comprenait aujourd’hui qu’ils avaient souvent mis de côté leur vie pour s’occuper de lui et il regrettait cela. A présent, plus seul que jamais il devait faire face seul.
Ce fut avec une grande sérénité qu’Eäródia finit par répondre à sa question. D’ailleurs que voulait dire cette attente ? Pour l’instant, il ne saurait y répondre et préféra écouter ce qu’elle avait à dire avec attention. Finalement, leur échange était très particulier : entre poésie et réalité. Elle semblait davantage dire que c’était le soleil qui était attiré par la lune et cela avait certainement un sens fort. Et puis, elle finit par dire que leur union serait parfaite s’ils parvenaient à venir à bout de tous les obstacles. Toutefois y arriveraient-ils réellement ? En tout cas, elle semblait dire que tout était permis. Pour sa part, il ne détenait pas non plus la vérité mais il tenait à apporter son avis. Ce qu’il fit avec une voix douce sans chercher à fuir ni le regard ni le sourire de la jeune femme.


- « Il y a bien un moment où la lune et le soleil se rencontrent. On parle alors d’une éclipse qui plonge le monde dans le noir. Et si je peux donner une interprétation à cela alors je dirai que ces deux astres déclenchent une obscurité pour enfin s’aimer à l’abri des regards. Je sais que tout cela n’est que de l’interprétation poétique des choses mais est-elle vraiment utopique ? Je crois que j’ignore trop ce que sont les sentiments amoureux pour en être sûre. Toutefois, je tenais à rejoindre votre avis à le compléter avec ma vision des choses. »

Finalement, il ne l’avait pas demandé. Il n’avait pas voulu lui demander s’ils n’étaient pas en train de parler indirectement d’eux. D’ailleurs, il commençait à ressentir de nouveau cette étrange sensation qu’il ressentait étant petit quand il la voyait. Pour le moment, il ne parvenait toujours pas à s’expliquer cela mais comme elle venait de le dire, le temps ou le hasard pourrait lui faire comprendre bien des choses. Pour le moment, le jour commençait à s’estomper peu à peu pour faire place à une nuit qui s’annonçait douce.

- « Quant l’on parle d’elle, elle finit toujours par arriver. Je crois que le soleil ne va pas tarder à se coucher et lorsque la lune sera pleine je pourrai alors vous jouer cette mélodie que je vous ai promis. » lui dit-il en la regardant de manière profonde après avoir porté son regard vers le soleil couchant.
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MessageSujet: Re: Après le passé, le présent ! [PV Olorin]   Mer 6 Juin - 14:12

Je le sentais en train de m'observer, et je savais que je ne pouvais y échapper. Certaines personnes sont plus douées que d'autres pour lire à travers les mots, ou bien les gestes. Pour ma part, je n'étais fine observatrice que pour les autres. Lorsque cela me concernait, j'étais souvent aveugle ! Incapable de déchiffrer mes attitudes, mes pensées. Et puis de toute façon, ce n'était pas quelque chose dans lequel j'étais douée. La psychologie, ce n'était pas vraiment mon truc. C'est sans doute pour cela que beaucoup de détails m'échappaient, et que je ratais certaines choses. Et c'est aussi pour cela que je ne comprenais pas vraiment ce qui m'arrivait ces temps-ci...
J'approuva de la tête sa constatation. Oui, on avait beaucoup de choses en commun, et je devais bien avouer que ça me troublait quelque peu. Je n'avais jusqu'à présent jamais rencontré de personnes avec qui je pouvais discuter aussi longuement et de choses aussi profondes. Un signe du destin ? Peut être...L'avenir me le dirait, et puis, en cet instant présent, je ne pensais pas aux conséquences ni aux réalités. Je ne répondis donc pas, mais comme chacun sait, qui n'approuve consent.
Il prit ensuite son ocarina dans sa main. Je l'observa alors, et le trouva particulièrement joli. C'était un instrument que je ne connaissais presque pas, à l'inverse du piano ou du violon. J'étais souvent étonnée d'entendre toutes les notes qui en sortaient, des notes que je ne savais où elles sortaient de ce si petit instrument...
C'est alors qu'il me raconta une anecdote personnelle sur son compte. j'avais l'impression qu'il se mettait un peu à jour devant moi...Cela me toucha, et me troubla quelque peu. J'écouta alors attentivement, et mit en valeur certaines choses que j'avais déjà entendues ailleurs. Ainsi c'était lui le héros musicien ? Pourquoi ne l'avais je pas vu avant ! J'étais vraiment nulle...Sa voix était pleine de colère. Il n'aimait pas ce qu'il faisait...Je ne savais quoi dire, connaissant trop bien certain de ces sentiments. Je m'arréta et posa une nouvelle fois une main sur son épaule. Après tout, au fond, nous étions un peu pareil. C'est pour cela que je me mis un peu à jour moi aussi et lui répondit donc, avec une certaine douceur mais la voix empreinte d'une certaine tristesse aussi :


- Oui, vous êtes une légende, et je suis même honorée de vous rencontrer, surtout sous ce jour. Mais comment vous dire...? Voyez, je suis moi aussi une certaine légende ici...Lorsque l'on vous parle de moi, ce n'est qu'en termes élogieux et héroïques. Oui c'est vrai, j'ai chassé des êtres du mal dans une contrée lointaine sauvegardant donc toute une population d'elfe de la mort et de la destruction. Mais pour ce faire, j'ai du tuer, bafouer des traditions, des familles entières, organisé des pillages afin d'affaiblir mes ennemis...Et surtout, les prendre par traitrise...Des actes héroïques comme cela, j'en ai réalisé pas mal...Mais moi seule sait quel est le prix à payer pour cela. Et puis, j'aurais beau sauver toutes les vies de la terre, cela n'effacera jamais la terrible erreur que j'ai commise à mes 15 ans...

Je m'arréta la. Je n'avais pas envie de parler de ça, du moins pas maintenant. J'avais soutenu son regard chargé par le poids de la tristesse qu'il m'vait lançé, et je comprenais parfaitement que ces actes étaient durs à porter. Après tout, je vivais cela tous les jours !

- Pour faire le bien, il faut aussi répendre le mal...L'un dans l'autre, le bien et le mal sont inséparables...Nous avons tous en nous une partie sombre qui resurgit de temps à autre. Certaiens personnes sont rongés par ce côté, et d'autres non. Il faut apprendre à vivre avec, malgré la difficulté que ça entraine, surtout pour un être pur tel que vous. Je ne prétends pasdonner de leçons, vu que je suis moi même entachée par des actes non héroïques à mon sens, même si de l'avis de la population, c'est tout le contraire...Seul nous pouvons porter le poids de notre souffrance, car personne ne peut comprendre...

Je me tus un isntant, portant le regard au loin. Il avait tué, certe, mais il avait vengé un village. Oh bien sûr la vengeance n'est pas une bonne chose. Mais l'un dans l'autre, il avait fait en sorte d'empécher ces monstres de réattaquer un autre village...

- Votre acte n'est peut être pas noble, mais vous avez certainement épargné des tas de vie futures...Qui sait qu'elles auraient été leurs prochaines victimes ? Et puis, les femmes et les enfants, n'est ce pas eux qui forment la prochaine génération de monstres ? Pour faire le bien, il faut toujours faire des sacrifices...Et parfois ce sont des sacrifices humains malheuresement....

Je baissa les yeux au sol, avant de les relever sur quelques gamins jouant à la marelle plus loin devant nous. Ces aveux ne me perturbèrent pas, non, pour moi c'était toujours la même personne au coeur pure...Il avait conscience de ses actes, et cela était une preuve de plus de son grand coeur...Tout le monde fait des choses...interdites en quelque sorte...
Je n'écarta pas les yeux lorsqu'il donna son avis sur notre dernier échange. J'étais un peu intimidée certe, mais intriguée. Depuis quelques temps, je ressentais une certaine chaleur lorsque ce sujet venait à être abordé. Sans doute à cause de mes récentes rencontres. Ce qu'il disait me toucha énormément. C'était très vrai. D'ailleurs, n'était ce pas un peu de nous que nous parlions ? Indirectement bien sûr. J'étais persuadée que c'était le cas, et c'était d'autant plsu génant. Jamais je n'exprimais mes sentiments quelquonques, ni même mes pensées. La, c'était un grand pas pour moi ! Sa vision de l'éclipse me bouleversa quelque peu. C'était si poétique, si magnifique, et si vrai...N'est-il pas dit que pour vivre heureux, il faut vivre caché ?
J'étais vraiemnt troublée par ces paroles, et je savais que cette fois ci, je ne pourrais le cacher. Un petit sourire était toujours présent, un sourire d'émerveillement, un sourire d'approbation. Je ne savais comment dire toutes lesdouces pensées qui me venaient à l'esprit à ce moemnt là, et je me tus donc, plongeant mes yeux dans la douceur du soleil couchant. Je finis tout de même par donné mon humble avis d'une voix émue :


- Cette interprétation poétique est tout simplement...véridique. L'espace de quelques secondes, ils peuvent épancher leur amour, avant de se séparer à nouveau pour une durée indéfinissable, jusqu'à la prochaine éclispe. C'est cruel que de séparer comme ceci deux êtres s'aimant, mais peut être nécessaire. Ils ont chacun des devoirs, et la lune aime être seule, tandis que le soleil recherche le contact des gens. Je dois bien avouer que cette vision me touche particulièrement, et j'aimerais trouver un amour aussi pur...Mais sans doute n'existe t-il pas d'aussi bel amour que celui de ces deux astres...Et puis, je ne peux offrir mon coeur aussi facilement...J'ai tro pde devoirs pour ça...

Je souris, un sourire triste. Jamais je n'avais entendu une aussi belle chose, et je savais que ça me remuerait le coeur un long moment. Je ne savais décripter ce que mon coeur ou mon cerveau m'indiquait, et sans doute le futur me le ferait comprendre...en temps et en heures.
Le soleil se couchait, et la lune qui arrivait promettait une nuit des plus douces que je n'avais jamais vu jusqu'alors...
Je répondis donc à ces propos, non sans avoir indiqué la direction de mon bras :


- Dirigeons nous alors vers ces remparts là bas. Ce ne sont que des remparts d'arbres de feuilles et de fleurs, mais cela rendra encore tout plus magnifique. J'ai hate d'entendre votre art à nouveau !

Je l'entaina donc vers l'un des remparts naturels le plus haut de la cité. Cette nuit resterait certainement gravée dans nos mémoires à jamais, mais cela, nous ne le savions sans doute pas encore...
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MessageSujet: Re: Après le passé, le présent ! [PV Olorin]   Mer 6 Juin - 23:43

[ pour la longueur du post disons que j'ai été inspiré Smile ]


Bizarrement, Olórin n’avait pas vraiment pensé au fait que ce qu’il lui confiait pourrait peut-être radicalement changer la vision qu’elle avait de lui. Pourtant, et il était bien obligé de le reconnaître, perdre la compagnie de la princesse serait quelque chose qui lui pèserait beaucoup. Quoi qu’il en soit, les dés étaient jetés car il venait de se dévoiler à elle sur un point que personne ne connaissait encore. Allait-elle alors le repousser où ne plus être aussi proche de lui ? Allait-elle le juger ? Probablement car on ne pouvait rester neutre face à ce genre de récit mais la réaction qu’elle eut parvint tout de même à le surprendre tant il ne s’y attendait pas. En effet, elle soutint son regard et posa sa main sur son épaule probablement pour que ces mots soient gravés en lui mais aussi pour lui montrer qu’elle le comprenait. En écoutant ses mots, son avis ne changea pas mais il comprit alors pourquoi elle était en mesure de le comprendre. Ainsi, elle souffrait également des actes qu’elle avait commis et du sens qu’on leur donnait. Elle n’était pas allée jusqu’au bout de sa pensée mais elle n’avait finalement pas besoin de cela pour qu’il la comprenne. Finalement, leurs points communs les liaient de manière plus proche qu’il ne le pensait jusqu’à maintenant.
Elle marqua ensuite un temps d’arrêt avant de dire quelque chose qui était criant de vérité : eux seuls pouvaient porter le poids de leur souffrance. Elle pensait donc comme lui : le prix de leurs actes était celui d’une souffrance qu’eux seuls pouvaient connaître tandis que les autres les prenaient pour des héros. Toutefois, si l’ocariniste ne se considérait pas ainsi malgré certains hauts faits, quant était-il pour la jeune femme ? Il serait peut-être amené à le découvrir plus tard. Pour le moment, il continua à l’écouter, après qu’elle marqua un second arrêt, sans jamais la quitter du regard.
Cette fois elle tenta de lui expliquer que son geste avait été nécessaire et cette affirmation le surprit quelque peu venant d’elle. Encore que cela démontrait qu’elle gardait la tête froide. Peu après, elle s’arrêta et il avait alors beaucoup de choses à lui dire pour réagir à tout ce qu’elle venait de lui dire. Pourtant, il ne prit pas la parole tout de suite car il fut stoppé dans son élan lorsqu’il la vit baisser les yeux avant de les relever vers des enfants jouant non loin de là. Là, il repensa étrangement à sa sœur quand elle le prenait dans ses bras pour calmer ses pleurs. Dans les bras de sa sœur il parvenait à être apaisé et il ne pouvait oublier ces moments de douceurs presque maternelles mais pourquoi pensait-il à cela en ce moment ? Il l’ignorait et décida de répondre à la jeune femme tout en ne le quittant pas du regard. Finalement, il adopta la même posture qu’elle à ceci près qu’il ne posa pas sa main sur son épaule.


- « Je crois que nous nous comprenons parfaitement peut-être même plus que nous ne l’aurions pensé. En tout cas, puisque nous sommes conscients de nos actes alors ne nous présentons pas l’un à l’autre comme les légendes que les gens croient que nous sommes mais simplement comme deux êtres qui se retrouvent après quatorze ans de séparation. »

S’avançant vers elle, il lui prit alors la main et fit une sorte de révérence avant de s’adresser à elle.

- « Vous m’avez dit tout à l’heure que vous étiez enchanté de rencontrer une légende mais je crois que vous vous êtes trompés de personne. En fait, je me nomme Olórin et je ne suis qu’un simple ocariniste qui vient se présenter à vous dans l’espoir de pouvoir passer du temps en votre compagnie. » dit-il avant de déposer un baiser sur sa main.

Bien que n’étant pas quelqu’un de romantique à la base, son frère lui avait appris quelques règles élémentaires de courtoisie et pour être un ocariniste il fallait aussi disposer d’une sensibilité importante. C’était peut-être tout cela qui expliquait ce geste bien que son but premier avait été de se présenter à nouveau à elle en tant que simple individu et non comme la légende dont beaucoup parlait depuis qu’il avait commencé sa route.
Finalement, il avait opté pour un comportement qui ne lui était pas du tout familier et cela dans le but de ne pas ressasser une conversation qui aurait été difficile. Il espérait en tout cas qu’elle ne verrait pas là un manque d’intérêt pour ses propos mais juste une petite manière de lui dire qu’aujourd’hui ces aspects de leur vie n’avait pas d’impact sur l’affection qu’il lui portait.
Vint ensuite une véritable émotion de sa part ainsi qu’un sourire aux multiples sens qui étaient visiblement liés à ce qu’il avait dit concernant l’amour entre le soleil et la lune. Il écouta avec attentions sa réaction et commença vraiment à croire que la discussion n’était pas que poétique. En effet, elle vint à lui dire qu’elle avait trop de devoirs pour donner son cœur. A partir de cette phrase, beaucoup de choses pouvaient être interprétées mais il ne voulait pas aller dans cette voix. Toutefois, il réagit à ses propos.


- « Je crois que le jour ou quelqu’un aura l’immense honneur de recevoir votre cœur, vous saurez allier vos devoirs et vos sentiments tout comme vous tenez votre rôle de princesse et que vous vous attachez à rester une femme libérée aujourd’hui. Comme je vous l’ai dit, je ne pense pas que vous êtes une personne à qui l’on impose quoi que ce soit et même si vous étiez amené à vivre un amour comparable à la brièveté d’éclipses, je pense que vous parviendrez à dépasser cela un moment ou à un autre. » dit-il avec sincérité.

Puis, se rendant compte que la nuit tombait, il repensa au fait qu’ils devaient aller dîner au palais. Ils en avaient encore le temps avant que la lune ne soit totalement pleine mais il voyait dans l’empressement d’Eäródia qu’elle ne souhaitait probablement pas retourner au palais. D’ailleurs, l’étiquette de cour ne semblait pas du tout correspondre à la vision qu’elle lui avait donnée d’elle aujourd’hui et c’est là qu’il eut une idée pour occuper le temps qu’il leur restait à attendre.

- « La lune n’est pas encore pleine et il ne m’est donc pas encore possible de jouer de la manière dont je le souhaite. Vous m’aviez parlé de nous rendre au château tout à l’heure et cela nous permettrait d’occuper le temps qu’il nous reste à attendre mais si vous me le permettez, j’ai une autre proposition à vous faire. »

A ce moment, une étincelle de malice traversa son regard qui était devenu un peu celui d’un enfant qui voulait faire plaisir et qui ne pouvait le cacher. Il voulait faire plaisir à la jeune femme en lui proposant quelque chose qui semblait lui correspondre.

- « Que diriez-vous d’aller dîner dans une auberge ? Là-bas il n’y aura pas d’étiquette de cour, nous n’y serons qu’Eäródia et Olórin. Et puis, vous ne pouvez pas refuser car c’est moi qui vous invite. Qu’en pensez-vous ? » dit-il en souriant.

Accepterait-elle ce qui pouvait paraître si anodin pour n’importe quelle personne ? Elle qui lui paraissait ne pas aimer les règles de la cour avait une chance de s’en échapper une nouvelle fois. Pour sa part, l’ocariniste souhaitait profondément l’entendre accepter car il voulait partager ce moment avec elle. Il y a encore quelques heures de cela, il ne se serait jamais imaginer dans une telle situation mais il semblait désormais évident qu’Eäródia était une personne capable de provoquer chez lui des réactions qu’il n’aurait encore pas pensé pouvoir ressentir. Comprenant cela, il se revit le jour de cette cérémonie d’adoubement quand il n’avait que cinq ans. Là, il se rendit compte que ce qu’il avait ressenti alors était perceptible aujourd’hui. Bien sûr, il ne parvenait pas encore totalement à s’expliquer cela mais la nuit pourrait peut-être lui apporter des réponses.
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Eäródia Glil-Galad
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MessageSujet: Re: Après le passé, le présent ! [PV Olorin]   Jeu 7 Juin - 1:44

[excellent, j'adore Very Happy surtout comme tu as du le remarquer, la théorie de l'éclipse...Absoulment magnifique ! Merci pour tout ça Wink ]

Toute cette discussion nous faisait revivre certains passages de notre vie pas forcément agréables. Et pourtant, il me semblait que nous les revivions relativement bien. Sans doute étais ce du à cette similarité d'esprits et de pensées. C'était bien la première fois que je me sentais en adéquation totale avec quelqu'un. Un peu plus, et nous aurions pu prononcer les mêmes mots ! Je n'en revenais pas, et cela me remplissait d'un sentiment encore inconnu, peut être même un sentiment d'extase...intérieure. Mon coeur semblait sauter de joie, et je ne pouvais m'empécher de sourire à tout bout de champs.
Mais très vite, je revins sur terre, et repris le fil de la conversation. Je réalisa alors que pour la énième fois, j'avais à nouveau posé ma main sur son épaule. Je crois bien que jamais je n'avais autant touché une personne lors de mes conversations. Que fallait-il y voir ? Je n'en avais aucune idée, mais je voyais ça comme un geste affectueux et très naturel. Après tout, je pouvais être tendre, bien que c'était très rare...Je me demanda par contre si mon attitude n'allait pas le géner. Sans doute pas, puisqu'il n'avait aucunement réagi à cela, mais je me promis de faire plus attention dorénavent. Après tout, même si je me fichais de la réaction des gens, nous n'étions pas n'importe où, et les rumeurs partaient vite. Oh bien sur, c'était plutôt le genre de trucs qui m'amusait, mais je ne voulais pas qu'il soit le moins du monde embété par ces éventuelles histoires stupides. De toute façon, il me suffirait de démentir, et le tour était joué. Je crois bien que je ne voulais pas perdre cette amitié, bien que toute fraiche, et que j'étais prète à tout pour la sauvegarder.
C'est sans doute pour cela aussi que je lui fus reconnaissante de ne pas me reprocher mes erreurs, même si je crois bien que de son côté c'était la même chose. Nous nous acceptions comme nous étions, et c'était tellement rare de nos jours ce genre d'attitude, que cela réchauffait le coeur. De toute façon, je n'étais pas une héroïne, et ses paroles suivantes correspondaient tout à fait à la situation...et à la réalité.
Je n'eus pas le temps de réagir puisque son action suivante ne m'en laissa pas le temps. Son geste me rappela un peu la cérémonie d'adoublement, et je rougis légèrement, mais plutôt par le fait que cela était touchant et drôle. Je souris donc et l'écouta avec attention, non sans répondre à sa suite :


- Oui après quatorzes ans...Nous en avons des choses à nous dire !

Une fois son geste on ne peut plus courtois terminé, je pris une inspiration et de mes deux mains, enleva mon diadème qui tronnait dans mes cheveux. Je dis alors avec une voix malicieuse, et un beau sourire sur les lèvres :

- Chèr Olórin, je crois aussi que vous vous êtes trompé de personne. La personne que je suis souhaite passer du temps en votre compagnie, et je ne suis au final qu'une simple Eäródia à la recherche d'une compagnie qui remplira un peu ma solitude qui me remplit tout entière.

Je rangea mon diadème dans une poche intérieure, et n'étant maintenant qu'une elfe à une apparence banale, j'ouvris les bras comme pour le montrer.

- Il n'y a plus qu'à présent un ocariniste et une guerrière rêveuse..

Je souris à nouveau, et me prit à penser que cette rencontre si spéciale allait certainement changer la morne solitude qui m'envahissait. Et puis, le fait d'être à présent une elfe banale me remplissait d'allégresse. Ce soir, point de convenances, non, juste de la franchise et du bonheur. Quoi demander de plus ? Je crois que je pourrais être éternellement reconnaissante à cet elfe rencontré au gré d'une mélodie dans une plaine magique de m'avoir libéré, l'espace d'une journée et d'une nuit. Mais nous n'en étions pas encore aux remerciements, non, seulement à l'aube de prendre du bon temps.
Et puis je sentais bien que cette conversation tiraillait à présent plus vers la réalité que la poésie. Etonnament, cela ne me dérangea point, mais je voualis préserver une certaine poésie dans mes propos, car je trouvais ça vraiment spécial...Ce n'était vraiment pas courant les gens à qui l'on pouvait se confier quelque peu avec autant de beauté dans les paroles !
Ses propos suivants me touchèrent encore, et même si je ne savais si c'était la vérité ou pas puisque seul l'avenir pourrait me le dire, je ne savais pas vraiment quoi répondre. C'était très délicat que de parler de soi comme cela et pourtant cela me semblait tellement facile auprès de lui. Nous étions peut être fait pour nous entendre ! Ou bien, c'était un frère caché ! Bon, cette deuxième option, j'en doutais quelque peu, mais sans doute étais ce un moyen pour trouver une explication à quelque chose de simple mais de pas courant.
Je lui répondis cela d'une manière très courtoise, sans doute pour montrer mes remerciements mais aussi pour cacher mes pensées tourbillonnantes sur ce sujet que je ne maitrisais absolument pas :


- Je vous remercie de votre amabilité, et j'espère que ce que vous dite est vrai. Cependant, je suis certainement encore loin de tout ça, et puis, pour ne rien vous cacher, je ne pense pas que ce sera un honneur...Je suis peut être atypique, et certainement pas facile à vivre, alors il faudra bien du courage à celui qui voudra de moi !

Je préfèrais tourner cela en dérision. Je ne m'apitoyais pas sur mon sort, masi essayait d'être réaliste. De toute façon, ce n'était pas vraiment ma priorité, du moins c'était ce que je tentais de me dire.
Je lui étais reconnaissante de changer de sujet, du moins temporairement. En effet, la lune venait à s'élever, et notre conversation était tellement passionnante que j'en avais oublié l'heure, et le palais. Je remarqua aussitôt l'étincelle de malice dans ses yeux, puisque ce n'était pas courant de sa part, et attendit sa proposition avec un petit sourire malicieux :


- Dites toujours, je verrais ensuite si je peux me permettre d'accepter !

Oh bien sûr, ce n'était pas pensé que cette phrase, c'était uniquement pour le taquiner quelque peu. Je ne m'attendais qu'à une chose agréable avec lui, et de nature curieuse j'attendais avec impatience ces mots. Effectivement sa proposition m'emballa sur le champs. C'est avec un grand sourire et en m'inclinant légèrement que je répondis, enjouée :

- Eh bien si c'est Olórin qui m'invite, sachez qu'Eäródia accepte avec grand plaisir. Et puisque c'est vous qui invitez, vous devez aussi choisir l'auberge. Enfin une soirée libre de toutes frivolités...Je ne sais comment vous remercier...

Aurais je pu me douter que cette rencontre hasardeuse allait me permettre de m'évader physiquement mais surtout mentalement de mon étau de luxe ? Non et si je l'avais su, peut être que ça se serait passé différament...Il ne fallait pas décider à la place du destin, non, il fallait lui confier nos coeurs, pour qu'il nous mène au meilleur endroit pour nous...
Dans tous les cas, je ne me rendais pas compte de toutes les conséquences qu'une telle invitation pouvait avoir...Mais, il faut savoir prendre des risques, non ?
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Olórin Galathil
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MessageSujet: Re: Après le passé, le présent ! [PV Olorin]   Jeu 7 Juin - 16:01

Le fait qu’Eäródia répéta le nombre d’années durant lesquelles tous deux avaient été séparés lui fit revivre sa vie l’espace de quelques instants pour en arriver à sa conclusion qui était alors cet instant précis. Ne cherchant pas à s’attarder sur lui-même, il repensait plutôt à tout ce que lui avait confié la princesse jusqu’à présent et d’une certaine manière, il pensait pouvoir imaginer, même si ce n’était qu’en partie, ce qu’avait pu être sa vie durant ses quatorze longues années. Pour lui, elle avait dû voyager à de nombreuses reprises et sa fougue naturelle l’y avait probablement encore davantage incité. Toutefois, elle n’oubliait aucunement son peuple et c’est pour cela qu’elle restait attaché à son titre même si elle n’aimait pas tout ce cérémonial qu’il y avait autour. Aimé de son peuple, elle ne devait pas s’aimer autant notamment à cause d’actes dont elle gardait encore le secret vis à vis de lui.
Et puis, après ce portrait moral, il ne pouvait pas non plus omettre ce qu’elle était devenue physiquement. Pour lui, elle était devenue une jeune femme magnifique. Or comment pouvait-il en être autrement vu qu’il l’a trouvait déjà charmante quand il était petit ? Elle dégageait une profonde douceur mais aussi une force. Elle était finalement le genre de femme que l’on pouvait aimer toute une vie durant si l’on était prêt à combattre à ses côtés pour défendre son peuple et ses idées. Encore fallait-il les partager car un être malhonnête serait vraisemblablement très vite démasqué par la princesse malgré son jeune âge. En tout cas, il était indéniable qu’Olórin portait la jeune femme en haute estime et qu’il était littéralement sous son charme. D’ailleurs qui ne pouvait pas être charmé par une telle jeune femme ?
Quelques brefs instants après, elle ôta son diadème et se prêta au même petit jeu que lui. Toutefois, elle lui apprit deux choses. Ainsi, elle se sentait seule et était rêveuse. Selon lui, cette solitude venait peut-être du fait qu’elle n’avait encore jamais rencontré quelqu’un avec qui partager ses aspirations car autrement il était difficile de se sentir seul dans une telle cité. Le faîte qu’elle soit rêveuse ne le surprit pas réellement mais il aurait aimé connaître son rêve. Finalement il décida de laisser un peu de côté ses réflexions intérieures pour prendre la parole avec un air ravi, chose qui était loin d’être courant chez lui mais qui était ici motivé par chacun des mots et des gestes de la jeune femme qui se prêtait au même jeu que lui.


- « Ainsi, vous êtes rêveuse mademoiselle ? Puis-je me permettre de vous demander quel est votre rêve ? » dit-il sur le même ton qu’il employa précédemment mais avec tout de même un peu plus de sérieux.

Il devait le reconnaître, quand elle avait mentionné sa solitude, il avait à nouveau repensé à ces moments ou Arwen le consolait en le prenant dans ses bras. Il commençait aussi peu à peu à comprendre pourquoi ses parents s’étaient engagés auprès de la famille royale mais cela, il n’allait pas le lui dire pour le moment. Toutefois, l’occasion de lui en parler se présenta plus rapidement qu’il ne l’aurait pensé. En effet, lorsqu’elle lui avoua qu’elle pensait qu’obtenir son cœur ne serait pas un honneur, il réagit aussitôt.

- « Ne croyez pas cela. A présent je commence à comprendre ce que voulait dire ma mère au sujet de votre famille. Je pense qu’elle et mon père avaient beaucoup d’affection pour votre famille et c’est uniquement pour cela qu’ils se sont engagés à leur service et ce fut d’autant plus vrai pour mon père qui était un humain. Pour ma part, je n’ai plus jamais voulu être au service de quiconque depuis plus de sept ans car j’estime que notre vie ne doit pas appartenir à quelque d’autre et je ne comprends qu’aujourd’hui que mes parents ne gâchaient en rien leur vie pour votre famille mais plutôt qu’ils exprimaient leur reconnaissance et que sans cela ils se seraient sentis honteux de ne pas vous rendre ce que vous leur apportiez. » dit-il avec sérieux tout en comprenant une vérité qu’il avait toujours écartée.

Il fit ensuite un pas pour se rapprocher encore davantage de la princesse et c’est là qu’il lui sourit avec sincérité mais aussi avec tristesse car il venait de comprendre que le mépris qu’il avait porté à ses parents sur ce sujet était en fait injustifié aujourd’hui.

- « Même si je ne connais pas votre famille je commence à vous connaître vous et je crois que je serai moi aussi prêt à entrer à votre service pour veiller sur vous et donner ma vie pour protéger la votre. »

Marquant une légère pause, il poursuivit ensuite son idée.

- « Toutefois, je suis un solitaire et le but que je poursuis ne me permet pas d’entrer au service de quelqu’un mais pour ce soir Eäródia je ferai en sorte de briser votre solitude. Vous avez ma parole. »

L’avait-elle remarqué ? Il s’adressait à elle de manière plus fréquente en l’appelant par son prénom et non par son titre. Bien sûr, il faisait des efforts pour cela mais ceci devenait de plus en plus naturel. Quoi qu’il en soit le moment était venu pour eux de se rendre à l’auberge puisqu’elle avait accepté sans hésiter cette proposition.

- « Ne me remerciez pas, disons simplement que je vous propose ce que j’aurai aimé vous proposer il y à quatorze ans de cela. » dit-il en se dévoilant quelque peu.

Il l’invita ensuite à le suivre vers une petite auberge qu’il avait repéré durant leur marche à travers la cité. Le lieu semblait accueillant et relativement vivant puisqu’une musique enjouée en sortait. Poussant la porte de l’établissement, tous deux se firent conduire à une table placée au beau milieu de nombreuses autres non loin d’un groupe de musiciens qui entraînait certains couples sur une piste de danse improvisée mais conviviale. Afin de ne pas trop susciter l’attention, Olórin avait enlevé la capuche de sa cape et s’était adressé poliment au serveur qui venait prendre leur commande.

- « Pour ma part, un simple poulet en sauce me conviendra parfaitement et… Je crois que je viens de faire preuve d’un manque certain de galanterie donc prenez la commande de cette jeune femme avant la mienne s’il vous plaît. » dit-il en étant quelque peu gêné de s’être montré si rapide au détriment de la princesse qu’il invitait.

Lorsque la commande fut prise, il regarda la jeune femme avec un regard qui montrait sa joie d’être dans ce lieu qu’il ne connaissait pas encore et qui semblait pourtant lui convenir. Enfin, ce sentiment ne pouvait pas être étranger à la présence de la jeune femme.

- « Aimez-vous cet endroit ? Je l’ai choisi pour la musique qui s’en dégageait. De plus, je crois que dans un lieu si animé vous ne pourrez pas vous sentir seul. » lui dit-il avec un petit sourire.

Sa priorité était donc claire : rendre heureuse la princesse. Lorsqu’il était plus jeune Arwen le consolait en le prenant dans ses bras mais lui ne pouvait faire de même aujourd’hui. Toutefois, il voulait s’employer à la sortir de sa solitude, à la faire s’échapper de sa prison ne serait-ce que l’espace d’une soirée, d’une nuit qui promettait de ne pas s’achever avant longtemps.
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Eäródia Glil-Galad
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MessageSujet: Re: Après le passé, le présent ! [PV Olorin]   Ven 8 Juin - 18:45

Plus le temps passait, et plus je me sentais emportée par la joie et la bonne humeur. Plus le temps passait, et plus je me rendais compte qu'il m'avait manqué quelqu'un comme lui à mes côtés, et que si cela avait été le cas, peut être aurais je pu être moins secrète et beaucoup plus confiante dans les gens. Il est vrai que je n'osais encore trop me dévoiler, et je savais que ça prendrait tout de même un peu de temps, même si au vu du rythme où la conversation se déroulait, cela arriverait peut être plus tôt que prévu. Il est vrai aussi que ayant beaucoup voyagé seule par mon goût de la solitude et de l'action, je n'avais pu exploiter mon potentiel de relationnel avec les gens. Mais aujourd'hui, je savais que j'étais en train de me rattrapper, et de progresser. Je me pris alors à songer que sa vie à lui n'avait pas du être de tout repos, et qu'il devait être encore plus seul que moi. Cela me rendait triste pour lui, et je ressentais comme un besoin urgent de remédier à cela, de le rendre lui aussi heureux l'espace de ce repas, de cette soirée, comme lui même tentait de le faire avec moi. Tentative qui marchait à merveille d'ailleurs !
Mes habituelles angoisses revinrent assez vite. En effet, étant par nature assez sauvage, je ne savais comment réagir aux réactions des gens qui semblaient m'apprécier quelque peu. Oh bien sûr, j'étais encore loin de m'affoler, et pour moi tout était on ne peut plus normal, mais je savais qu'au bout d'un moment, cette obsessionelle question referait surface. Pourtant, je me sentais tellement en confiance que j'estimais que cette question futile dsparaitrait tout naturellement, en temps et en heure. Il était vrai aussi que ce repas pouvait paraitre intimiste. D'ailleurs, il l'était quelque part. D'habitude j'aurais fui, mais pas cette fois. Non, j'allais passer un excellent repas avec un personnage tout aussi charmant et quelque peu envouteur à sa manière, agrémentée d'une douce escapade hors du palais. D'ailleurs, je devais bien remarquer que c'était une des premières fois où je remarquais le charme de mon interloquteur. Non pas qu'avant je ne regardais pas les hommes, non, mais je n'y prétais pas la même attention. Si j'étais devenue une jeune femme, alors lui était tout simplement devenu un beau jeune homme en pleine force de l'âge. C'était amusant que de penser cela, surtout après l'avoir connu, en vitesse certe, enfant. C'était remarquable l'évolution qui nous transformait au fil des ans. La nature nous embellissait, et je lui en étais extrémement reconnaissante.
Après toutes ces pensées quelques peu inutiles, enfin, nécessaire pourtant car faisant partie de l'ordre naturel de la vie, je me concentra sur l'auberge qu'il nous avait choisi. Elle était toute simple, mais dégageait une hospitalité fort agréable. C'est donc le sourire aux lèvres que j'entra, et me dirigea vers la table qu'il nous avait sélectionné. Une mine malicieuse, j'écouta toutes ces paroles, notamment sa commande. Du poulet en sauce ? Voilà qui n'était pas courant chez les elfes ! Pour ma part, lorsque ce fut mon tour de commander non sans avoir préciser avant à Olórin que ce n'était absolument pas la fin du monde le fait qu'il ait passé commande avant, bien au contraire puisqu'il m'invitait et payait, je commanda donc...des pâtes à la carbonara ! Oui, au palais, on mangeait toujours des choses raffinées, or moi je raffolais des plats simples alors autant en profiter...
Une musique enjouée s'élevait d'une estrade où était positionné quelques musiciens, et l'on pouvait déjà admirer quelques couples de danseurs se lacher complètement. Cela m'amusait follement que de regarder ces différentes personnes se divertir surtout dans un lieu aussi simple, et je découvris avec joie que la vie pouvait être simple.
Alors, posant mon menton sur mes deux mains croisées à hauteur de mon visage, une lueur de malice dans les yeux, je décida de répondre à sa question. Quel était mon rêve ? Il y en avait tellement, et c'était si confus...Comme toujours, j'ouvris mon coeur et parla franchement :


- A vrai dire, c'est un peu...confus...Je suis une idéaliste prononcée, et je rêve d'un monde rempli d'aventures toutes plus entrainantes les unes que les autres, je rêve d'un monde où, au risque d'être un peu ridicule, mon "prince charmant" serait avec moi et ce que nous vivrions serait extasique, je rêve d'un monde libre, sans guerre, sans haine, sans violence, je rêve d'un monde qui n'existera jamais puisque oil semblerait que certains en ait décidés autrement...En fait, j'ai des rêves de petite fille...Sans doute vous ne vous attendiez pas à ça et pourtant...

Je souris, et un brin amusée, me lança à l'eau. Après tout, moi aussi je voulais savoir quel était son rêve, car rêveur, j'étais sûr qu'il l'était ! Je dis donc avec la même petite voix qu'il m'avait questionné :

- Et vous cher Monsieur, quel est votre rêve ?

Je me demandais à quoi pouvait-il bien rêver. Mais très vite, je repensa à sa déclaration de tout à l'heure, concernant l'engagement vis à vis de ma famille. La reprenant tout mon sérieux, j'inspira un peu d'air et déclara, d'une voix peut être un peu solenelle mais en aucun cas agressive :

- Sachez que je suis assez contre tout engagement envers moi, et même envers ma famille. Je vous rejoins complètement dans l'idée que la vie nous appartient à nous, et à personne d'autre. Je ne conçois pas de mettre ma vie au service de quelqu'un. Au service d'une cause oui, Mais pas à des gens. Ca ne tiendrait qu'à moi, les serfs et autres conditions désastreuses de certains êtres vivants seraient abolis sur le champs ! Cependant, j'apprécie votre pensée, et ne méprise aucunement vos parents, non, au contraire, ce devait être des êtres purs et au coeur noble pour oser s'affranchir de sa liberté afin de nous protéger. Je vous remercie pour eux, et pour votre engagement. Dans tous les cas, jamais je n'aurais accepté que vous vous engagiez auprès de moi...

Je ne termina pas ma phrase imédiatement, et resta un moment à le fixer, le regard dans les yeux, en proie à une réflexion prolongée. Je continua alors plus doucement :

- Par contre, j'accepterais volontiers un engagement en tant...qu'ami...
Et par conséquent on -si le cas se présentait- mourrait ensemble côte à côte...


J'en avais sans doute trop dit, mais cela sortait du fond du coeur. Je m'étonnais moi-même à vrai dire mais n'en resta pas moins stoïque. J'attendis patiemment sa réaction, espérant tout de même que je ne me ferais pas jeter lamentablement ! Mais cela, j'en doutais.
Je rajouta, d'une vois quelque peu émue :


- J'entends votre parole, et en prends acte. Sachez que j'apprécie énormément vos paroles, votre présence, et vos efforts pour me rendre heureuse si je puis dire. Que puis je faire pour vous rendre la pareille ? J'aimerais tant vous donner autant en échange ! En tout cas, sachez que ma solitude a été brisée dès notre rencontre...et ce ne sont pas des paroles en l'air...

Je me tus un instant, partant dans de lointaines réflexions sujettes aux aléas de mon humeur. Mais actuellement, mon humeur était plus que bonne ! Je répondis juste d'une petite voix :

- Oui mais il y a quatorze ans, nous étions trop jeunes pour réaliser...Ce n'est pas le cas aujourd'hui...

Une chose me frappa, il m'appelait de plus en plus par mon prénom, et cela me fit sourire encore plus. J'aimais l'entendre de la bouche des autres, car je trouvais sa mélodie agréable. Or peu de gens le prononçait. Je n'en dis rien toutefois, me doutantqu'il y aurait bien un moment où je pourrais en faire la remarque.
Nos plats arrivèrent, et c'est d'un merci que je remercia le serveur. Une délicieuse odeur se dégageait des plats, et mon assiette me mettait l'eau à la bouche. Cependant, avant de commencer, d'un je l'attendis, et de deux, je dis aussi :


- Cet endroit est absolument parfait ! La musique entraine un peu plus mon esprit vers la fête, et effectivement, je ne me sens pas seule en cet instant. Cependant, ceci est du uniquement à votre présence. Vous enjolivez ma soirée !

Je souris. Je n'étais pas avare de compliments ce soir, chose rare. Mais au moins ils étaient véritablement sincères, ce qui était encore plus rare. Mais si lui aussi s'acharnait à me rendre heureuse l'espace d'une soirée, je voualis faire de même, et même encore plus, le rendre heureux tout court même si je savais que ce serait long et difficile...Mais j'aimais les défis...
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MessageSujet: Re: Après le passé, le présent ! [PV Olorin]   Lun 11 Juin - 16:16

Olórin écouta avec la plus grande attention ce qu’elle lui confia concernant son rêve qui ne le surprit pas vraiment puisqu’il collait parfaitement à l’image qu’il avait d’elle. Ainsi, elle voulait vivre de grandes aventures dans un monde sans guerre en compagnie de celui qu’elle aimerait. Elle n’était donc définitivement pas une princesse ordinaire et cela lui allait parfaitement. De plus, elle était lucide sur le fait que vivre dans un monde sans guerres était utopique mais cela ne l’empêchait pas pour autant de rêver et il ne put que sourire à cela.

- « Croire en ses rêves est quelque chose de très important car cela permet de toujours avoir un but dans la vie. Or, avoir un but est-ce qui nous permet à tous d’avancer. En tout cas, même si je vous rejoins sur la vision de ce monde, je vous souhaite sincèrement d’accomplir votre rêve et de vivre de grandes aventures en compagnie d’une personne que vous aimerez. »

Souriant et sincère, l’ocariniste se laissait envahir par l’ambiance chaleureuse des lieux mais aussi par les rêves de la jeune femme. Toutefois, la question qu’elle lui posa ensuite vint briser cela. Bien sûr, elle n’aurait pas pu le prévoir et lui-même aurait dû penser qu’elle pourrait très bien lui poser cette question à son tour. C’est donc en regardant à l’intérieur de son verre qu’il répondit à cette question qui le ramena plus de sept années en arrière.

- « J’aimerai… j’aimerai pouvoir remonter le temps et sauver mon frère et ma sœur qui se sont sacrifiés pour moi et le peuple d’Azuria. Notre cité était construite au milieu de l’océan et nous en avions la garde. Mon frère Lenwë et ma sœur Arwen jouaient des mélodies afin de réduire la force des vagues qui pouvaient à tout moment détruire la cité et ils escortaient également les bateaux quand il fallait vendre les produits de notre artisanat sur le continent. De plus, ils s’occupaient constamment de moi au détriment de leur propre vie. Un jour, une vague géante arriva aux portes d’Azuria et malgré leur puissance mon frère et ma sœur ne purent pas la neutraliser. Ils décidèrent donc de tenter de la contenir afin que je puisse sauver le plus de personnes possibles en les conduisant vers le continent sur un océan qui était totalement déchaîné. Tous deux me firent confiance alors que je refusais d’utiliser mes pouvoirs parce qu’ils n’étaient pas du même élément que celui de ceux qui étaient devenus mes parents, mes modèles… »

A cet instant, la surface de l’eau qui se trouvait dans son verre devint trouble suite aux quelques larmes qui y tombèrent l’une après l’autre. Sa voix, saccadée, était serrée et témoignait d’une tristesse déchirante qui le consumait depuis toute cette année. Là, il lui avoua totalement son « rêve », chose qu’il n’avait encore jamais faite.

- « Mon rêve serait de retourner dans le passé et d’arrêter cette vague grâce à mes pouvoirs actuels… Je n’y arriverai peut-être pas mais tout cela n'a pas d’importance car j’aurai sauvé ceux qui ont sacrifié leur vie pour moi… Toutefois cela me semble bien impossible alors aujourd’hui je ne souhaite qu’une chose : les rejoindre au plus vite où qu’ils soient à présent. »

Ces mots étaient tout à fait sincères et il tenait à présent à contenir ses émotions car il ne voulait pas gâcher la soirée de la princesse. Il voulait lui offrir une soirée qu’elle n’oublierait pas et c’est pourquoi il décida de se reprendre en se concentrant sur ses propos. De plus, il releva enfin la tête pour la regarder. Ses yeux encore humides témoignaient de sa profonde peine qui s’était en partie écoulée par ses larmes.
Elle lui parla ensuite de ses convictions concernant la liberté et il la rejoignait totalement sur ce point. Puis, après un long silence, elle lui fit une demande qui, d’une certaine façon, lui réchauffait le cœur mais il ne pouvait répondre favorablement à cela car depuis qu’Azuria avait été détruite, il s’était promis de faire en sorte que les gens ne s’attachent pas à lui de peur de les trahir un jour ou l’autre. C’est d’ailleurs pour cela qu’il quittait toujours si rapidement ceux qu’il avait aidés. Cette réalité, il allait devoir l’avouer à Eäródia et c’est ce qu’il fit avec sérieux et tristesse. De plus, il lui répéta ce qu’il lui avait déjà dit concernant sa mort.


- « Pardonnez-moi… Je suis désolé mais je ne peux accepter une offre si généreuse même si j’en aurai envie car il m’est impossible de laisser quelqu’un trop s’attacher à moi car j’ai déjà échoué dans la protection de ceux qui comptaient sur moi. C’est d’ailleurs pour cela que je voyage seul depuis tout ce temps. Et surtout ne parlez plus de la mort ainsi car je vous ai promis que vous ne mourrez pas sur un champ de bataille car je ferai en sorte que, durant la guerre qui s’annonce, je sois le seul adversaire de ceux qui voudraient tout détruire. Telle est ma mission. »

Pour expier ses fautes, il avait choisi de se sacrifier pour que plus aucun innocent ne subisse les malheurs de la guerre. Ainsi, il jouerait cette dernière mélodie qui fait brûler le cœur d’un ocariniste : le requiem. Ce jour-là, ils pourraient bien être plus de cent mille, rien ne pourra les faire échapper à cette mélodie
Peu après, elle lui fit des compliments plus que touchants et elle lui demanda ce qu’elle pouvait faire pour le rendre heureux : question difficile à laquelle il n’avait pas la moindre réponse si ce n’est :


- « Soyez heureuse et le plus longtemps possible car votre vie est précieuse et que vous comptez pour beaucoup de personnes. » lui dit-il en la regardant profondément tout en restant neutre dans sa voix.

Les plats furent ensuite servi et il commença à déguster le sien avec le plus d’appétit possible pour montrer qu’il voulait se ressaisir. Bien sûr, ceci n’était qu’illusoire et uniquement motivé par le fait qu’il ne voulait pas davantage gâcher la soirée de la princesse.
Un peu plus tard, elle lui fit d’autres compliments auquel il ne parvint pas à répondre davantage. Toutefois, il lui exprima sa profonde gratitude même si se fut avec difficulté tant la mort de son frère et de sœur était encore présente à son esprit.


- « Je vous remercie… très sincèrement. » dit-il avec un sourire timide mais sincère.

Un peu plus tard au cours de la soirée, une musique retentit aux oreilles de l’ocariniste. Cette mélodie, il ne pouvait l’oublier car il l’avait dansé étant petit avec sa grande sœur et sa mère.

http://www.radioblogclub.fr/open/131957/moondance/Nightwish%20-%20Moondance

Les pas pouvaient être assez complexes mais tout bon elfe savait danser cela car s’était en quelque sorte une musique traditionnelle qui entraînait les gens dans la danse. Bien qu’il ne l’ait pas exécutée depuis plus de quatorze ans, il avait la conviction de pouvoir encore la faire de mémoire et il voulait inviter la princesse à la faire avec lui car même si des rondes étaient réalisées durant la mélodie, certains passages devaient impérativement être effectués avec une personne du sexe opposé. C’est ainsi que, voyant que beaucoup se levaient et écartaient les tables pour pouvoir danser, il fit la proposition suivante à Eäródia :


- « Eäródia, cela fait des années que je n’ai pas dansé sur cette musique mais je pense encore être en mesure de le faire. Toutefois j’ai besoin d’une partenaire et j’ai la conviction que vous serez la meilleure de toute. Et puis, même si vous ne la connaissez pas, vous n’aurez qu’à suivre mes pas, vous verrez que c’est très simple. Qu’en pensez-vous ? » dit-il en souriant.

A présent levé de sa chaise, il tendait sa main à la princesse dans l’espoir qu’elle accepte la danse. Ceci changerait certainement le cours de la soirée et c’était pour cela qu’il tenait tant à le faire. Et de cette manière, il renouerait aussi avec son passé, fait qui pourrait alors écarter tout ce qui s’était si violemment rappelé à lui ce soir.


[Je te laisse inventer les pas de la danse ( faisons simple ^^) si tu le souhaites, sinon je le ferai dans mon prochain post ^^]
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Eäródia Glil-Galad
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MessageSujet: Re: Après le passé, le présent ! [PV Olorin]   Mar 19 Juin - 19:18

J'acquiessa de la tête lorsqu'il répondit à mon rêve mais je ne pus m'empécher de baisser les yeux vers mon assiette, mes doigts se frottants les uns contre les autres, génée, rougissant légèrement. Un sourire nostalgique glissa alors sur mes lèvres. Je bloqua imédiatement les idées qui me venaient car je savais ce qu'elles étaient et ce qu'elles concernaient...et je n'avais pas envie de m'attarder dessus, pas en ce moment du moins. Je pris tout de même le temps de répondre, les yeux toujours baissés :

- Je le souhaite aussi, de tout mon coeur...Mais il semblerait que ce ne soit pas aussi évident que ça...Même impossible...

Je me tus, et me mordis la lèvre. Je ne voulais pas pleurer, mais je savais qu'au fond, cela faisait longtemps que c'était le cas...La vie était parfois trop injuste...souvent même. Surtout lorsque l'on a enfin trouvé ce qu'on cherchait...
Lorsque je releva les yeux, je m'apperçus qu'il souriait et je me força à reprendre de l'allure. Je n'allais pas gacher cette soirée avec des pleurnicheries inutiles ! Mais très vite, je vis qu'à mon tour je l'avais mis dans l'embarras...Il baissa lui aussi les yeux vers son verre, et très vite, l'eau fut troublée par quelques larmes...Je ne savais plus quoi faire ni quoi dire, et je resta figée dans une position presque artificielle, mais que je ne maitrisais pas. J'écouta donc avec la plus grande attention ce cri de désespoir venant du plus profond de son coeur, et me contenta dans un premier temps de le fixer de mes yeux bleus et si troublés. Une fois qu'il eut fini, je ne savais toujours pas quoi dire, et je baissa à mon tour la tête. Presque nous allions tous les deux fondre en larmes dans ce lieu si accueillant ! J'avoue que je me retins très fortement. C'était si triste, cela remuait tellement de choses en moi...qui n'étaient pas faciles à dire.
Je ne pus que dire, et ce n'était pas très réconfortant ! :


- Vous les rejoindrez un jour, mais en attendant, même si c'est très dur, tenez bon...

Je ne souris pas, restant grâve. Nous étions yeux dans les yeux, et on pouvait sentir la tristesse bien que différente qui envahissait l'air autour de nous. Heureusement, il se ressaisit, et je fis de même. C'est alors qu'il répondit une fois de plus gravement à mon autre proposition. Je ne trouva qu'à repondre une fois de plus, comme je l'avais toujorus fait, refusant d'écouter les avis parfois plus avisés que les miens :

- Je sais me défendre seule, et vous n'auriez pas à assurer ma protection. Cependant, je respecte et comprend votre décision. Sachez juste que le jour où vous décidrez de franchir ce pas, je serais toujours là, prète à accepter vore amitié, notre amitié. En attendant, je me contenterais de ça !

Je souris. Je ne lui en voulais aucunement de toute façon. Il y avait bien des motifs pour en vouloir aux gens, et celui ci n'en faisait pas parti.
Lorsqu'il répondit à ma question sur son bonheur, je fus touchée et mal à l'aise, gesticulant soudainement sur ma chaise, croisant mes jambres. Je souris donc et répondis poliment :


- Je ne sais si ma vie est précieuse, et encore moins si je compte pour certains. Mais je l'espère...Dans tous les cas, je suis heureuse en ce moment !

Je ne rajouta pas je le pense, puisqu'on est jamais sûr de rien...
Les palts arrivèrent, et nous cmmençames à déguster. Décidément c'était délicieux ! Je le vis manger corectement, mais je ne me doutais pas que ce n'était qu'un trompe leur...Pour ma part, c'était aussi le cas. Je ne mangeais que pour faire plaisir et faire semblant. Je n'avais jamais aimé manger, trouvant ça inutile et me faisant perdre mon temps. Et en ce moment, c'était encroe plus marqué ! Déjà je n'avais pas beaucoup d'appétit, mais là, cela faisait au moins une semaine que je ne mangeais plus...Pourtant, pour combattre, il me fallait des forces...C'est pour cela que je fis un gros effort, et surtout, comme si de rien n'était.
Je ne répondis que par un sourire à son sourire de remerciement, inclinant légérement la tête. Plus tard, une douce mélodie nous parvint aux oreilles. Je l'avais déjà entendue plus jeune, et un sourire apparut alors sur mes lèvres. Je n'étais pas très bonne danseuse, mais il pouvait m'arriver de me laisser entrainer et donc de découvrir certains talents cachés. C'est pour celà qu'à sa proposition je me leva et lui tendis la main, un sourire aux lèvres.


- Avec plaisir cher Olórin ! Mais sachez que je ne serais pas la meilleure à ce sport !

Prenant donc sa main, nous nous dirigeâmes vers la piste, commençant une chose qui allait changer ptêtre certaines choses. Nous nous mîmes en ligne, en face d'une autre, et à l'aide d'une chorégraphie pas très compliquée telle que levé de jambes gauches, levé de jambes droites, nous nous rapprochâmes de l'autre ligne et une fois arrivés en face, nous passâmes entre eux, sous leurs bras tendus, pour nous retrouver de l'autre côté à recommencer le même cinéma. Ceci pendant 5 minutes environ. Puis, vint la partie en couple, et nous attrapâmes par la taille, décrivant des cercles autour des autres couples. C'était un rythme assez entrainant, et je devais reconnaitre que danser me faisait du bien, cela me faisait oublier mes quelques occupations...brumeuses. Je faisais tout de même attention à ne rien faire qui pourrait porter à confusion. C'était déjà assez compliqué comme ça de danser sans rajouter en plus quelques gestes inutiles. Je lui souris, contente, et le calme retrouvé en moi. J'espèrais qu'il en serait de même pour lui.
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MessageSujet: Re: Après le passé, le présent ! [PV Olorin]   Jeu 21 Juin - 22:03

De toute évidence elle ne voulait plus aborder son rêve notamment car elle croyait qu’il serait impossible à réaliser. Il se demanda alors pourquoi ou plutôt qu’est-ce qui pouvait bien se cacher derrière tout cela. Observateur, il percevait bien qu’il y avait quelque chose qui la faisait souffrir particulièrement mais il ne souhaitait pas s’aventurer sur cette voie qui ne ferait certainement que la mettre encore plus mal à l’aise. Il ne réagit donc pas à ses mots et parla à son tour de son rêve vu qu’elle lui posait la question. Sujet très douloureux, la princesse avait préféré ne pas trop s’y attarder également, peut-être pour les même raisons que lui la concernant. En tout cas, elle gardait la tête froide mais semblait avoir perdu un peu de cette tendresse qu’elle avait démontré depuis leur rencontre. De toute façon, il ne lui en tiendrait jamais rigueur car en aucun cas il souhaitait qu’on le plaigne car même s’il n’avait pas voulu mener une vie comme celle là, il s’y était résolu aujourd’hui car il n’avait plus aucune raison de vivre.
Il lui répéta ensuite qu’elle ne mourrait pas sur un champ de bataille mais même si elle lui dit qu’elle le comprenait, il pensait le contraire. Personne ici ne connaissait le pouvoir issu de l’explosion d’une vie. Enfin, quoi qu’il en soit, il ne tenait pas à rester dans les livres d’histoire et son seul but était de sauver le plus de vie possible et de tenter de se racheter de ses fautes passées. C’est pourquoi il mènerait seul, d’une manière ou d’une autre, cette guerre qui se prépare.
Concernant cette amitié qu’elle lui avait proposée, il s’en voulait un peu de l’avoir refusé mais il n‘avait pas le choix s’il voulait respecter les principes qu’il s’appliquait depuis plus de sept ans maintenant. Toutefois s’il était amené à un changer un jour alors effectivement il accepterait de bon cœur ce qu’elle lui proposait. Il lui fit donc un petit sourire à la fois en guise de réponse à ces mots mais aussi au celui qu’elle venait de lui faire malgré tout.
Peu après, elle lui avoua être heureuse ici. Ainsi, il n’avait pas une nouvelle fois failli à ses engagements et même s’il ne faisait pas vraiment cela pour lui, il était vraiment satisfait de savoir que ce soir il rendait un être heureux. Quand vinrent ensuite les plats, il n’observa pas vraiment la princesse manger mais il se rendit toute fois compte qu’elle mangeait peu. Bien qu’étant un bon observateur il ne remarqua pas vraiment qu’elle se forçait à manger mais il sentit tout de même une certaine réticence chez elle. Quoi qu’il en soit, elle mangeait. Depuis tout à l’heure, elle ne s’offusquait pas de ces mots et voulait bien paraître devant lui. Le regard d’Olórin comptait-il à ce point pour elle ? Il aurait aimé le lui demander mais une musique familière était venue jusqu’à ses oreilles et le détourna de cette interrogation.

Sans hésitations, la jeune femme accepta cette danse avec lui et ils se dirigèrent sur la piste de danse en se tenant la main. Le spectacle promettait d’être festif puisque presque toutes les personnes présentes ici avaient pris part à cette musique qui débutait. Deux lignes se faisaient désormais face et se croisaient après différents enchaînements de mouvements. La tradition voulait que si un homme et une femme prenaient part à cette danse alors ils ne devaient plus se quitter du regard. Ainsi, ceux qui parvenaient à ne jamais perdre le regard de l’autre et à réussir chacun des pas étaient assurés de vivre heureux avec la personne avec laquelle il dansait. Respect de la tradition ou volonté propre ? En tout cas Olórin s’appliquait à ne jamais quitter la princesse des yeux.
L’ambiance était tout simplement festive et s’il fallait se trouver en un lieu ce soir pour se changer les idées alors cette auberge, en ce moment précis était l’endroit idéal. Se remémorant presque naturellement chacun des pas et des enchaînements, l’ocariniste commença à attirer quelque peu l’attention. Peut-être parce que personne ne l’avait encore vu dans cette ville et qu’il dansait pourtant comme si c’était lui-même qui en avait décidé les pas. Disons simplement qu’il avait eu de très bons professeurs qui avaient gravé à jamais cette danse en lui.
Vint ensuite ces quelques instants où la musique ralentissait et où il fallait tenir sa partenaire par la taille. Olórin voyait parfaitement qu’Eäródia ne voulait faire aucun geste prêtant à confusion et il en était de même pour lui. Toutefois, il dégageait une certaine chaleur qui était peut-être propre à celle que réclamait cette musique si deux jeunes gens l’exécutaient. Cela, il ne s’en rendait pas compte mais étant mélomane, il le faisait instinctivement. Lorsque la musique prit fin, il sourit également à la princesse. Visiblement, tous deux avaient apprécié ce moment et comme le repas était fini, peut-être était-il de temps de passer à autre chose.


- « Je vous remercie de m’avoir accordé cette danse. Je crois ne m’être jamais autant senti vivant depuis des années et à présent, si vous le voulez bien, nous pouvons peut-être sortir à l’extérieur et nous diriger vers ces remparts que vous m’avez indiqués tout à l’heure. La Lune sera pleine d’ici peu de temps et ce sera alors le moment idéal pour jouer cette mélodie dont je vous ai parlé. » dit-il en la regardant, tout en reprenant quelque peu sa respiration.

Il fit alors quelques pas et déposa le montant du repas sur la table avant de quitter la pièce en compagnie de la princesse. Tous deux devaient se rendre aux remparts qu’elle lui avait indiqués et c’est ce qu’ils firent. Toutefois, avaient-ils entendu ce que les spectateurs avaient dit de leur danse ? Ont-ils entendus que de tous les couples danseurs ils furent les seul à ne faire aucun faux pas ? En tout cas, la tradition était claire sur la signification de ceci.
Combien de temps leur avait-il fallu pour se rendre dans cet endroit haut perché de la ville ? Il l’ignorait mais lorsqu’ils arrivèrent, la Lune était définitivement pleine. Il allait donc pouvoir lui jouer son morceau. Il le ferait à la fois pour elle qui resplendissait à la lumière de cet astre mais aussi pour sa famille disparue ainsi que pour tous ceux qui vivent dans cette magnifique cité. Il allait jouer de ses émotions, de ses sentiments et avec son cœur mais avant cela, il s’adressa à elle d’une voix douce comme s’il ne voulait pas réveiller une cité qui commençait à s’endormir.


- « Je tiens à vous dédier ce morceau ainsi qu’à tous ceux qui ont vécu et qui vivent aujourd’hui dans cette cité à laquelle je suis lié. Je veux vous remercier pour cette journée et pour m’avoir fait sentir vivant. A présent, que résonne la mélodie du dernier des ocarinistes fils de la cité de Celándir. » dit-il juste avant de porter l’instrument à sa bouche.

Les premières notes commencèrent à résonner tout près de la jeune femme. Douces, ces notes semblaient être celles d’une berceuse mais il n’en était rien car très vite elles prirent un autre air, un autre sens. En effet, elles exprimaient ses émotions personnelles. Ainsi, il joua d’une manière douce mais également enjouée pour les quelques souvenirs qu’il gardait de ce lieu mais aussi pour ceux que venaient de lui offrir la princesse. Il joua ensuite d’une manière beaucoup plus triste en repensant à ceux qu’il avait perdu. Là, il revoyait, dans les rues qu’il surplombait, son frère et sa sœur lui courir après ou sa mère et son père marchant l’un à coté de l’autre en regardant leurs enfants avec amour. Ils revoyaient tous ceux dont l’absence était si cruelle mais il sentait également la présence de tous les défunts dont l’âme restait encore dans cette ville pour la protéger. Il pouvait aisément les ressentir tout comme l’âme des vivants qui habitent et aiment ce lieu.
Sa musique canalisait finalement tous ces êtres dans une douce ballade à la tristesse omniprésente mais teintée aussi de joie et de nostalgie. Sa mélodie n’était pas non plus sans s’accompagner de phénomènes comme la venue de lucioles qui, appelées par l’ocariniste, étaient désormais en suspension au-dessus des demeures. Elles offraient alors leur propre lumière dans une ville où chaque chaumière en possédait une qui venait témoigner de la vie des lieux. Ce fut ensuite autour du vent de danser sous l’influence des notes. Il souffla donc légèrement sur la princesse comme pour venir la caresser d’une douceur issue de l’ocariniste lui-même. Il soufflait également sur Olórin mais de manière plus affirmée comme pour lui apporter sa force.
D’une certaine manière, il semblait être également en lien avec la nature et c’était bien là les seules occasions où il pouvait l’être. Pourtant, étant elfe il aurait dû l’être constamment mais il n’avait pas du tout développé ce don. Quoi qu’il en soit, la nature semblait venir à lui et il jouait peut-être également pour elle.
Après près de cinq minutes le vent commença à devenir plus fort sous les pieds de l’ocariniste qui commença alors à flotter en l’air puis à marcher peu à peu droit devant lui. Bientôt, il serait dans le vide mais cela ne semblait pas du tout l’inquiéter, d’ailleurs il avait même les yeux fermés. Arrivé près de la princesse il ouvrit les yeux et lui fit signe de le suivre. Bien que ne pouvant s’adresser directement à elle, il lui fit comprendre par sa mélodie et son regard qu’elle n’avait rien à craindre. Ainsi, tous deux marcheraient sur un sentier de vent qui les mèneraient tout droit vers le toit d’un autre bâtiment situé juste en face d’eux..

Durant ce chemin au-dessus du vide, certaines de ses notes se perdirent sans qu’il le veuille vers l‘âme d’Eäródia. Là, elles lui apprirent quelque chose : elle avait un homme cher à son cœur. Il pouvait clairement voir son visage et vit quelques-uns uns des moments qu’ils avaient passé ensemble. Il pouvait ressentir leurs sentiments mutuels et ceci lui fit mal. Il ne comprenait pas pourquoi ce bonheur lui faisait mal mais c’était un fait. Pourquoi donc avait-il fallu qu’il voit cela ? Lui qui maîtrisait parfaitement ses mélodies venait de lire dans l’âme de la princesse sans le vouloir et ce qu’il y avait vu lui faisait mal. Mais pourquoi cette douleur ? Après tout il s’était volontairement protégé des autres alors ce mal voudrait-il dire qu’il a des… sentiments pour elle ? Non, il ne voulait pas l’admettre et il aurait aimé arrêter la musique dès maintenant mais cela aurait été le reconnaître. Il continua donc sa mélodie et s’adressa au vent par la pensée.


* Il me faut la quitter maintenant. Je t’en prie, souffle et montre-moi que je fais le bon choix. *

Rien ne se passa. Le vent ne lui répondit pas et lorsque tous deux posèrent les pieds sur le toit du bâtiment d’arrivée, il n’eut pas davantage de réponses. Il prit alors une décision encore unique pour lui : il allait choisir de prendre une direction par lui-même car il ne pouvait pas rester auprès d’elle. Il ne pouvait pas accepter de s’attacher à elle car il aurait pu y prendre goût… Et puis, elle avait déjà quelqu’un dans son cœur.
La mélodie prit ensuite fin et il était indéniable qu’elle fut plus triste depuis qu’il avait vu dans l’âme de la princesse. De dos, il lui avoua donc qu’il allait reprendre la route et il essaya de parler de la façon la plus neutre possible.


- « Chaque mélodie est unique et celle là est la votre. J’espère qu’elle vous a plu et à présent il va falloir que je reprenne ma route car le vent m’a indiqué une nouvelle direction à suivre. » dit-il de manière presque affirmée sans pour autant se retourner pour regarder la jeune femme.

Comment allait-elle réagir ? Il l’ignorait mais il avait parfaitement connaissance du malaise qu’il ressentait et sur lequel il refusait de mettre un nom.


[Désolé si j'ai fait vite avancer les choses mais comme mon perso a peu parlé je voulais te donner matière à répondre. S'il y a un prob, dis le moi Wink ]
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MessageSujet: Re: Après le passé, le présent ! [PV Olorin]   Ven 22 Juin - 20:44

La danse dura un bon moment, et, lors des quelques coups d’œils jetés ici et là, je pus m’apercevoir que tout le monde y participait. Il est vrai que Célandir est une citée de fêtes et de joie, et il aurait été anormal que personne ne danse ou du moins participe à une quelconque activité de ce genre. J’étais satisfaite, sereine car les soucis semblaient s’envoler au gré des mesures jouées par les musiciens, et je devais avouer que je m’amusais bien. J’affichais un petit sourire satisfait, en voyant les regards observateurs et intrigués en direction d’ Olórin. Il fallait reconnaître qu’il surpassait et de loin tous les danseurs ici présents. S’il restait dans cette citée, ou du moins s’il laissait les gens le découvrir un peu, nul doute qu’il recevrait de nombreuses propositions quant à animer des soirées ou tout simplement vivre de cette passion quelque peu particulière. On voyait qu’il avait ça dans le sang, et que la musique ne faisait plus qu’un avec lui. C’était un spectacle envoûtant, et si je n’avais pas été aussi prise dans mes pas et dans mon mouvement, je me serais laissée allée à le contempler durant des heures durant. Cependant, la concentration extrême que demandait les pas ne me laissait pas le loisir d’apprécier ceci avec toute l’attention dont j’étais capable. J’entendais tout autour de moi les murmures des gens, murmures qui étaient plutôt positifs d’après les quelques bribes retenues mais à vrai dire je m’en fichais un peu. Je ne me savais pas capable d’exécuter correctement une telle danse, et j’appréciais donc plus particulièrement cet instant de gloire éphémère avec moi-même. Une des multiples traditions correspondant à cette danse, et l’une des rares dont j’étais au courant, malgré l’apprentissage des us et coutumes grâce à l’étiquette du palais, était de ne pas lâcher des yeux son cavalier, afin d’espérer le plus de bonheur possible avec celui-ci. C’est pour cela que je ne le lâchais pas des yeux comme lui-même s’appliquait à faire de même. C’était un exercice beaucoup plus difficile qu’à première vue, puisque fixer les gens sans les lâcher tout en suivant tout de même la danse était un exercice nécessitant une très bonne coordination des mouvements. Heureusement que mon entraînement militaire permettait une coordination optimale !
Dans tous les cas, cela pouvait dire beaucoup, comme rien du tout. Dans ce cas présent, c’était plutôt et heureusement positif ! Son avis comptait beaucoup pour moi, à mon grand étonnement puisqu’en temps réel je ne le connaissais que d’une journée, même si il semblerait qu’au fond de nous, notre empathie datait de bien plus longtemps…En fait, je savais que je voulais paraître la plus parfaite possible, à tous les points de vue. Ce goût pour la perfection était obnubilant, et pouvait être assez pénible…mais c’était comme ça.
Lorsque les duos arrivèrent, les esprits et les corps étaient échauffés, mais, malgré la chaleur qui se dégageait de son corps et sans doute du mien aussi, il ne fit aucun geste désobligeant ou mal placé. De toute manière, je savais que je n’avais rien à craindre, et c’était un jeune homme particulièrement à cheval sur les codes sociaux et l’honneur, chose bien rare de nos jours. C’est donc souriant mais essoufflés que la danse prit fin et que nous nous dirigeâmes sur le bord de la piste. La reprenant nos souffles respectifs, mais encore empreint de cette jovialité gagnée peu à peu au cours des heures, qu’il prit la parole et que je l’écouta donc avec attention. Ces propos me firent sourire encore plus, et c’est donc avec une lueur de joie dans les yeux que je répliqua :


- Je suis ravie d’avoir dansé avec vous, mais plus encore que vous soyez détendu, et que vous ayez appréciez. Vous avez raison, la lune a presque atteint son firmament et un peu de chemin nous attend pour grimper les remparts. Partons donc d’un pas vif.

Avant de partir, je le vis déposer le montant du repas sur la table, et je m’arrêta un instant devant. Après tout, je devrais payer, j’avais largement les moyens. Mais je savais aussi que c’était lui qui m’avait invité, et que se serait une marque désobligeante que de régler la note à sa place. J’avança donc, légèrement gênée tout de même.
Pour atteindre les remparts depuis l’auberge, il fallait au minimum une vingtaine de minutes. Nous marchâmes sans un mot, admirant la lueur de la lune sur les toits des maisons végétales, donnant une atmosphère quelque peu envoûtante et mystérieuse au lieu. C’était véritablement un moment extraordinaire, spécial, que je savais que je ne revivrais pas de sitôt. Et puis, un doux parfum de verdure et d’été flottait dans les airs, complétant donc ce tableau parfait. Pour monter tout en haut des immenses remparts de végétation, je lui indiqua un escalier habilement dissimulé afin de permettre à la garde royale d’agir rapidement et discrètement. En théorie il était interdit à l’utilisation pour les citoyens, mais n’étant pas surveillé et puis au vu de mon rang, nous l’empruntâmes sans soucis particuliers. Arrivés en haut, je mis quelques minutes à reprendre mon souffle, tout en admirant la magnifique vision de la ville endormie. Au loin, quelques éclats de voix, quelques lumières chancelantes, quelques pleurs d’enfants tardant à s’endormir. Et de l’autre côté, la vieille et majestueuse forêt, dormant sous la lumière des étoiles et la berceuse du vent, une impression de force flottant libérée au-dessus des arbres.
La lune nous baignait de sa douce lueur argentée, et cela faisait jouer des reflets bleu grisâtre très particulier dans sa chevelure déjà étonnante. Il n’en prit qu’un air plus doux, et paraissait aussi plus serein, bien que dès les premières notes en l’air, la tristesse se mêla à nouveau à ses traits. Je posa mes mains contre le mur de plantes, et laissa mon regard se perdre dans les éléments, tout en n’omettant pas de le regarder. Il prononça quelques doux mots avant de commencer à jouer. On put constater très facilement l’étrangeté de la scène. Avant qu’il ne porte l’instrument à ses lèvres, un doux murmure urbain résonnait à nos oreilles. Or, dès l’instant où ses lèvres frôlèrent son instrument, le murmure se tût, laissant place à un silence attendant lui aussi les premières notes avec impatience. Mon souffle sembla s’arrêter tandis que résonnaient les premières notes. Je n’avais pas répondu à ses propos, seulement avec un hochement de tête et un sourire voulant tout dire. Je préférais faire le vide en moi pour mieux apprécier ce rare moment.
Les premières notes semblaient être tristes, mais il n’en fut rien. Elles prirent très vite un air enjoué, et des images m’apparurent tout au long de son morceau. Là, des éclats de rire, des courses poursuites heureuses, des petits bonheurs quotidiens, notre rencontre, l’auberge, la danse, les galopades effrénées dans la plaine, le sable chaud sous mes doigts, sa chaleur, le voyage dans les airs,…Je ferma les yeux. Je me laissais emporter par ces notes magiques qui me remémoraient quelques souvenirs heureux. J’essayais d’effacer certaines images, car ce n’était ni le lieu, ni le moment, et surtout, pour oublier, mieux vaut ne pas y penser…Les notes prirent ensuite une tournure beaucoup plus tristes, et je revis aussitôt le combat de la plaine, le sang, la douleur de la perte d’êtres chers, quelques petites contrariétés de jeunesse, et le chagrin que de devoir le quitter, sous ce soleil si chaud. A nouveau, je chassa ces images de ma tête. C’était fou le pouvoir que ce jeune homme avait, sur moi, mais aussi je le sentais, sur les autres et même sur les animaux. En effet des millions de lucioles flottaient dans les airs, illuminant la douce clarté argentée d’une lueur dorée, embrasant donc la citée de milles feux telle qu’elle n’avait jamais été illuminée comme cela. Quelques-unes une de ces bêtes vinrent autour de nous, rajoutant de la féerie au moment déjà si prenant et émouvant. Je souris, tendant les mains vers ces douces lueurs, bercée par cette mélodie à jamais gravée en moi quoiqu’il arrive.
C’est alors que le vent lui-même sembla se mettre de la partie. Oh non pas violemment, non, mais doucement, comme une caresse d’une plume sur la joue, caresse qui venait d’ Olórin lui-même, et qui prouvait combien de douceur il avait au fond de lui, douceur qui ne demandait qu’à sortir et à s’extérioriser. Le vent souffla de plus en plus fort, et c’est alors que le jeune ocariniste s’éleva dans les airs. Ainsi il contrôlait le vent…Mais cela n’était pas primordial, non, puisque la puissance et en même temps l’émotion qui se dégageait de lui à ce moment là était tout simplement bouleversante…Je ne pouvais décrocher mon regard de lui, et je me sentais frémir d’émotion qui me gagnait de plus en plus fortement. C’est alors que les notes semblèrent m’inviter à le suivre, sur ce chemin de Vent dressé au milieu de la ville. Ses yeux m’encouragèrent aussi, et après un instant d’hésitation, je franchis le pas, et tenta de prendre appui sur ce fragile sentier. A mon grand étonnement, c’était « solide » et c’est donc avec mon assurance retrouvée que je le suivis donc, à côté de lui, laissant mon regard englober la majestueuse citée. Nul doute que si jamais un badaud veillant encore à cette heure là traînait dehors à cet instant, il se prendrait pour fou ! D’abord une mélodie magique qui l’entraînerait à l’intérieur de lui-même puis ces deux êtres semblant marcher dans le vide…Il y avait là de quoi paniquer !
Pendant ce trajet au dessus des hommes, je sentis mon âme touchée plus que d’habitude. Des images, les images que je tentais depuis ce fameux jour de cacher à tout le monde, pour notre sécurité et pour notre bonheur resurgissaient sans arrêt, comme portées par un flot incessant d’émotions et je ne pouvais les effacer impunément. Ces doux moments dans le sable, cette traversée dans les airs, ces sensations, ces contacts, non, je ne pouvais les oublier, et ils me prenaient au cœur, ils me prenaient mes sens, sans que je puisse y faire quoique ce soit. Je perçus là alors la difficulté de notre entreprise, et je sentais aussi que c’était sans doute la première et la dernière fois où nous avions pu épancher cet étrange sentiment. Je sentais mon âme chavirer, et les larmes monter. Toutes les bonnes choses ont une fin paraît-il…Cette mélodie allait bientôt s’achever, et pourtant je ne voulais pas…J’aurais aimé rester là indéfiniment, au milieu de sentiments heureux et malheureux, au milieu d’une joie et d’une tristesse partagée par deux êtres se cherchant encore, et s’étant retrouvés au détours d’une plaine, grâce à ces notes si particulières….
Le vent nous déposa sur le toit d’un bâtiment qui se révéla être une tour du palais. Sans doute n’avait-il pas fait exprès, sans doute étais ce le hasard…Quoiqu’il en soit, c’était indéniablement la preuve que c’était la fin. Et là, mes angoisses me reprirent. Je ne voulais pas qu’il parte, je voulais rester avec lui, comme j’avais voulu rester avec mon ange, il y a quelques temps…Oh bien sûr, c’était moins fort que dans le désert, mais je sentais tout de même le vide qu’il allait me laisser dans le cœur une fois parti. C’était étrange…et prouvait l’affection particulière que je ressentais envers lui, bien que j’étais encore envahie par l’amour de l’autre…Dualité de l’esprit, dualité des sentiments…C’était complexe, et je ne comprenais pas encore tout.
Quoiqu’il en soit, je ressentis sa tristesse, bien que je ne sache pas pourquoi. Etais ce le départ qui l’ennuyait beaucoup ? Sans doute…peut être y avait-il autre chose, mais je n’en avais pas conscience, trop occupée à refouler mes émotions. D’ailleurs, je ne retenais plus les larmes silencieuses qui coulaient le long de ma joue…Comme dans la plaine, sauf que maintenant je savais plus pourquoi…Je posa mon regard empreint de tristesse sur son dos, dos qui resta ainsi, comme s’il ne voulait pas affronter mon regard en face. Qu’avais je fais pour mériter une telle attitude ? Je n’en savais rien, mais je savais qu’il n’était pas la peine d’insister pour l’instant. Je me résigna, comme je m’étais résignée dans les dunes, comme je m’étais toujours résignée depuis petite…
C’est alors qu’il prit la parole. Ces mots étaient presque neutres, presque froid. Je frissonna, je ne savais pas vraiment pourquoi. Je savais déjà ce qu’il allait dire, et je n’y pouvais rien. Le vent était tombé, mais je sus au fond de moi que ce même vent nous conduirait à nouveau l’un vers l’autre, un jour, un instant. J’espérais juste que ce moment serait aussi agréable que cette sublime journée que j’avais passée en sa compagnie, et c’est donc en silence tout d’abord que j’accueillais ses propos. Alors, après avoir hoché la tête, tristement certes, je prononça à mon tour quelques mots :


- Cette mélodie restera à jamais dans mon cœur. Je ne vous remercierais jamais assez pour ça, et pour tout ce que vous avez fait pour moi, car oui, vous en avez fait beaucoup. Je ne sais si je peux comprendre votre envie de partir, mais sachez que la citée vous est à présent toujours ouverte, et le palais aussi. Je serais toujours disponible pour partager quelques moments avec vous, et j’ai l’intime conviction que nous nous reverrons, peut être plus vite que ce que nous pensons. J’espère juste…vous avoir marqué comme vous-même m’avez marqué…


Je resta le regard grave et triste posé sur lui, mais, le murmure ayant repris, je savais que je devais m’en aller…Comme lui-même. Je me tourna donc une dernière fois vers la vue de la citée, et laissa le vent emporter ma dernière larme…J’inspira un grand coup, mais ne me retourna pas. Après tout, j’attendrais ici son départ, que je ne voulais pas regarder…Peut être était-il pudique pour partir, mais comme ceci, il n’aurait peut être pas l’impression que je l’observais. Et puis, je n’avais pas envie de dormir, non, mais plutôt de réfléchir, de faire le point…Etant sur une des tours du palais, je savais que je pouvais rester ainsi indéfiniment…C’est pour cela que je termina par ces quelques mots :

- Merci…pour tout…A bientôt…j’espère.
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MessageSujet: Re: Après le passé, le présent ! [PV Olorin]   Sam 23 Juin - 3:10

Le moment du départ était à présent venu et il savait qu’il était uniquement le fait de ce qu’il avait pu lire en elle. Sans cela, qu’aurait-il fait ? Il n’aurait pas dormi au château bien sûr mais il aurait peut-être tenté de se glisser discrètement près de la chambre de la princesse et passer ensuite une partie de la nuit à la regarder paisiblement dormir. En fait il se surprenait à penser cela mais de manière générale il se surprenait sur beaucoup de choses ce soir et cela venait de cette rencontre entre lui et celle qu’il n’avait jamais oublié malgré son très jeune âge à l’époque. Cette journée, il ne l’oublierait pas non plus… Il ne voulait pas en gâcher la fin mais il n’y pouvait rien car le malaise qu’il ressentait était plus fort que lui. Pourtant, un autre malaise était en train de faire son apparition. Celui là était également le fait de la jeune femme mais plutôt de la tendresse qu’elle dégageait et de cette empathie qu’il avait sentie chez elle durant la mélodie. Tous deux étaient similaires sur de nombreux points et il le comprenait de plus en plus. En partant de cette manière il avait l’impression de la blesser et de piétiner cette tendresse. Quelque part, il se dégoûtait et cette sensation ne fit que se renforcer lorsqu’il persista à rester de dos alors qu’elle lui disait au revoir.
Elle le remerciait de lui avoir tant apporté et lui expliqua que les portes de la cité et du palais seraient toujours ouvertes pour lui. Elle ne cachait pas non plus qu’elle sentait que son départ était soudain et ajouta qu’ils se reverraient probablement plus tôt qu’ils ne le pensaient. Olórin ne prononça pas le moindre mot et ne se retourna toujours pas. Il savait pourtant qu’elle souffrait de ce départ et sa voix ainsi que sa respiration lui faisaient comprendre qu’elle était en train de pleurer. Lui restait immobile, son esprit était retourné plusieurs années en arrière alors qu’il avait cinq ans et qu’il tentait d’attirer l’attention de la petite fille. Ses pensées se focalisèrent sur ce passé et au moment où Eäródia le remercia à nouveau avant de souhaiter le revoir, il comprit ce que sa mère avait remarqué chez lui… A présent tout était clair dans sa tête et c’est là qu’il se retourna vers elle avant de prendre la parole d’une voix posée et avec beaucoup d’émotion dans le regard.


- « J’ai enfin compris… j’ai enfin compris pourquoi j’ai voulu attirer votre attention et pourquoi j’ai tout fait pour aller vous observer dans l’écurie il y a plus de quatorze ans… » dit-il avant de faire quelques pas vers elle.

Que cherchait-il en avançant ainsi dans sa direction ? Qu’attendait-il d’elle ? Que tout change par magie parce que lui avait enfin comprit ce que son cœur d’enfant avait ressenti ? Non il n’avait aucun droit de lui avouer ce qu’il ressentait pour elle et il n’avança pas davantage. Il ne pouvait pas s’immiscer dans une vie où il n’avait pas une telle place. Il devait accomplir son destin en combattant seul. Il devait continuer sa route et oublier ce que la vie pouvait lui offrir. Il devait quitter la cité pour ne pas être dans l’incapacité de la faire plus tard mais avant cela il tint quand même à s’adresser une dernière fois à celle qui lui avait également tant apporté aujourd’hui même si cela le faisait actuellement souffrir.

- « Eäródia, je pense également que nous serons amenés à nous revoir mais seul le vent guide ma route. Toutefois, si vous voulez que je revienne auprès de vous et que vous lui faîtes part de cette requête alors peut-être qu’il m’avertira et me fera revenir à vos côtés. » lui dit-il avant de s’approcher du rebord de la tour.

A cet instant, il se retourna et prit son ocarina pour en sortir quelques notes qui firent apparaître un sentier formé par le vent qui le conduirait en toute sécurité sur le sol. Sans plus attendre, il fit quelques pas dessus mais se retourna à nouveau vers la princesse pour enfin répondre à ce qu’elle lui avait demandé et aussi finalement pour lui avouer une partie de ce qu’il ressentait.

- « Je voulais vous dire que vous m’avez effectivement marqué à tel point que j’aurai aimé déposer mes lèvres sur les votre. Je viens seulement de le comprendre mais comme vous me l’avez dit tout à l’heure, il y a certaines choses qui peuvent paraître bien impossibles… Au revoir Eäródia, je vous souhaite tout le bonheur du monde avec lui et je vous en prie, prenez bien soin de vous. » dit-il avec émotion avant de disparaître de sa vue.

Même si elle le voulait, il lui serait impossible de le suivre à présent. Il ne connaissait pas encore sa destination mais il marcherait en direction du nord en attendant que le vent lui en donne une. Pour lui, ce départ était la meilleure chose à faire car il ne pouvait pas prendre la place de cet homme qu’il venait d’évoquer à la fois par respect pour lui mais aussi pour les sentiments de la princesse. Au final, il ressortirait de cette journée avec une nouvelle blessure qui ne s’estomperait pas.
Pendant ce temps, sur la tour du palais, la princesse pourrait ressentir ce souffle du vent qui venait de l’est…



[ Il va franchement me manquer ce topic... Enfin je te laisse répondre si tu le souhaites avant qu'il ne soit terminé. Maintenant il faut attendre le scénario ^^ ]
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MessageSujet: Re: Après le passé, le présent ! [PV Olorin]   Dim 24 Juin - 13:29

Entre l'instant où il se retourna et l'instant où il partit véritablement, plusieurs minutes s'écoulèrent, mais elles me semblèrent passer à la vitesse de la lumière. Je crois que je n'avais pas pu prononcer une parole tellement j'étais surprise, ni même un geste, tellement j'étais abasourdie. Ces révélations me touchèrent à un point qu'il ne pouvait imaginer, mais j'aurais été incapable de le lui dire, en raison d'un profond respect pour lui, mais surtout pour ne pas faire davantage de mal. Car au moins, je venais de comprendre une chose : cette journée avait peut être été magnifique et merveilleuse, mais je me rendais compte qu'au final je venais de faire une fois de plus beaucoup de mal. Et cela, je ne pouvais l'accepter. J'avais horreur de laisser les gens dans l'embarras et le désespoir, ou encore la tristesse. Je ne comprenais pas vraiment comment avait-il pu découvrir ce qui se cachait dans mon coeur, mais je soupçonnais la mélodie d'avoir eu un effet "boule de cristal" involontaire bien sûr. Dans tous les cas, c'était uniquement ma faute s'il s'en allait à présent. Mais pouvais je refouler aisément mes sentiments pour l'autre ? Non, car ils étaient bien trop forts, bien trop nouveaux, bien trop réels...Mais dans ce cas, comment se faisait-il que sa présence allait me manquer au même point que celle de l'ange ? Je ne pouvais le dire, et garderait donc le poids de ce mystère au fond de moi, comme à mon habitude.
Je n'eus donc pas le temps de répondre à ces paroles puisqu'il avait déjà disparu au moment où j'aurais pu enfin ouvrir la bouche et parler. C'est alors qu'une drôle d'angoisse me prit au ventre. S'il savait, peut être savait-il aussi pour son identité, et donc l'impossibilité de cet amour ? Mais aussitôt, je souris. Même s'il savait, j'étais certaine qu'il garderait ça pour lui, sans jamais dénoncer ce lourd secret. Après tout, j'avais toute confiance en lui, quoiqu'il arrive...même si cela pouvait me perdre...
Je soupira donc, et, après m'être appuyée au rebord de la tour pour mieux le voir disparaître, je souris. Souris de joie, joie d'avoir rencontré enfin quelqu'un de valable, quelqu'un avec qui je me sentais beaucoup moins seule, et beaucoup plus moi. Une brise légère soufflait sur moi, venant de l'est, apportant une douceur caractéristique, emportant mes cheveux au gré des courants. Quelqu'un d'en bas aurait pu dire que j'étais un fantome, ou bien une vision...Qu'importe...
Lorsque enfin je me décida à rentrer dormir, Olórin devait déjà être loin...Je me promis une chose : je le retrouverais, et tenterais de le rendre heureux...sans lui faire de mal.
C'est donc apaisée que je rentra à l'intérieur du palais, sans bruit, tel un souffle de vent, et me dirigea donc dans ma chambre, à l'abri des regards indiscrets, pouvant me voler mes secrets si profondément enfouis en moi.


[Topic terminé ! Merci à toi, c'était passionnant, et je regrette moi aussi la fin...Mais bon, toutes les bonnes choses ont une fin ^^ Et puis, ya le scénario bientôt alors... :p Au plaisir de rp avec toi !]
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