Evalaness

Evalaness... Un nouveau monde magique...
 
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 Noire McLaught [Validée]

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Noire McLaught
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MessageSujet: Noire McLaught [Validée]   Dim 10 Juin - 20:56

Nom : McLaught

Prénom : Son vrai prénom, Lorenza, ne compte pas, et très peu de gens le connaissent. Elle dit s'appeller Noire, cela lui convient, et elle déteste quand on l'appelle autrement...

Age : 17 ans.

Race : Humaine avec un pouvoir... assez particulier.

Rang : C'est la fille d'Aragon, le forgeron, et la nièce de Fungo, le chef de son village, car sa mère, Jira, est la petite soeur de Fungo. Lorenza était donc dans un rang assez important, bien que ce petit village soit inconnu et se trouve au beau milieu de nulle part. Mais à présent, Lorenza n'existe plus, Noire l'a remplacée. Et c'est devenue une simple voyageuse... bon d'accord elle vole aussi des fois mais ce n'est que lorsqu'elle n'a plus d'argent !!! C'est pas un crime ! (Si ?)

Physique / Apparence : Si vous regardez attentivement ce jeune homme qui voyage sans arrêt depuis pas mal de temps, vous ne découvrirez qu'au bout de nombreux détails infîmes que ce n'est qu'une couverture. Celui qui se fait appeller Tanas Mobrena n'est autre que la jeune Noire McLaught, vêtue d'un pantalon et d'une chemise amples masquant ses formes, ses longs cheveux noirs relevés et cachés sous un capuchon et son visage couvert de suie dissimulant quelques traits trop féminins. En effet, une jeune femme voyageant seule peut être source de convoitises de toutes sortes, et prudence est mère de sureté... Lorsque vous la regarderez pour la première fois, vous ne la reconnaitrez pas.
Lorsqu'elle s'éloignera des lieux de passages, elle laissera ses longues boucles brunes aller et venir sur ses épaules au gré de leurs envies. Lorsque personne ne vous observe, inutile de se cacher n'est-ce pas ?
Pour entrer plus dans les détails, Noire est assez mince, de taille moyenne, ses boucles noires encadrent un visage fin, tanné et durcit par les travaux dans les champs et dans la forge. De longs cils noirs ornent des yeux en amande d'un vert étincellant, suivez la ligne de son nez droit et vous arriverez à une bouche ronde aux lèvres charnues. Elle a un grain de beauté derrière l'oreille droite, et un autre sur l'épaule. Lorsqu'elle sourit, deux petites fossettes encadrent une bouche aux dents blanches et droites.

Traits de caractère : Alors voilà. Lorsque l'on croise Noire McLaught pour la première fois, on la trouve détestable. La deuxième fois, son caractère de cochon nous énerve. La troisième fois, sa bêtise nous fait rire et ce n'est que par la suite que l'on découvre ses qualités et qu'elle devient une jeune fille joyeuse, pleine de vie, amicale... bref, tout le contraire d'une jeune femme sencée apporter le malheur.
La première fois : Lorsque vous la croiserez pour la première fois, elle ne fera même pas attention à vous. Elle ne se rendra compte de votre présence que si vous lui adressez la parole, et encore. Lorsque cela sera fait, elle va se montrer froide, glaciale même et très distante, répondant à vos questions par des "oui" ou "non" brefs -si vous avez de la chance. Elle se montrera impitoyable et reperrera les moindres erreurs que vous accomplirez. Un lapsus, un babillage incompréhensible, un trou de mémoire, et elle vous fusillera du regard en prenant un air superieur. Orgueilleuse et susceptible, ne la contrariez surtout pas, et encore moins quand elle a tort. Qui sait quel mauvais oeil peut-elle attirer sur vous...
La deuxième fois : Agaçante, elle vous reprendra à chaque mots ne convenant pas, à chaque formule de politesse oubliée, à chaque critique. Elle se montrera d'un égoïsme inimitable et vous fera subir des tests pour au final ne pas vous accorder sa confiance. Vous découvrirez qu'autant énergique et hyperactive qu'elle est, elle fonce souvent tête baissée. Mais ce n'est qu'une manière de voir comment vous réagirez...
Elle se montrera aussi d'un lunatisme déconcertant, dans le seul but de vous "évaluer" et de voir si elle peut avoir confiance en vous.
La troisième fois : C'est à partir de ce moment là qu'elle commence à révéler sa véritable personnalité. Elle plaisantera plus souvent, se montrera moins distante et, si elle vous apprécie, se montrera dévouée et loyale avec vous. Vous découvrirez qu'elle fait partie de ces grands optimiste irréalistes qui ne baissent jamais les bras, même quand c'est foutu d'avance, et que son amitié peut s'averer très précieuse.
Garre à vous cependant si elle sent que quelque chose ne colle pas. N'oubliez jamais qu'elle pense que la fin justifie les moyens, et venant d'une jeune fille très rancunière, elle est tout à fait capable de vous mijoter une petite vengance impitoyable...
Bref, ne vous laissez pas impressioner par ses caprices, ses sautes d'humeur ou tout simplement quelques regards déconcertants. Si vous êtes sincère, elle en aura conscience et saura qu'elle a déjà un ami.
Cependant, il y aura un point sur lequel vous ne saurez jamais si elle est honnête avec vous : sa malediction...

Aime / Aime pas : Noire a des goûts assez particuliers. Pour commençer, parlons des personnes qu'elle rencontre :
elle préfère les gens simples, joyeux et francs aux pessimistes qui jouent les héros mais qui sont des abrutis prétencieux les trois quarts du temps. Les supersticieux ont aussi le don de l'énerver.
Pour ce qui la concerne, elle a horreur de se plaindre et préfère le bazar et l'indépendance plutôt que l'ordre et l'obéissance.
Souvent, lorsqu'elle atterit dans un bar d'un village qu'elle traverse, elle aime bien parler toute seule ou avec Dragée devant un bon verre de sirop d'orgeat. Bref, elle aime les choses simples, et se fiche bien des sciences comme l'arithmétique ou la lecture. "Ces choses-là ont été créées pour les gens qui s'ennuyaient" dit-elle souvent.

Histoire de votre personnage [8 lignes seulement ? C'est impossible ! Shocked ] : Cette histoire commence il y a quatre ans, au fin fond du pays de Henessy, dans un petit village perdu nommé LinaIsta. Lorenza Dechavaux était alors agée de quatorze ans. C'était la fille du forgeron Aragon et de Jira, la soeur du chef de ce village, nommé Fungo, dont la femme attendait un enfant. Lorenza avait un grand frère de dix-neufs ans, Tonan, qui était fiancé à la fille du chapelier.
Tonan aidait presque tout le temps son père à la forge, mais il donnait de temps en temps un coup de main aux champs, avec sa mère. Loren se rappellait que lorsqu'elle était toute petite, son grand frère lui apprenait déjà toutes les passes qu'il connaissait en escrime, lui montrait comment jongler avec des couteaux... bref, ce genre de choses qu'apprennent toutes les petites filles. Quelques années plus tard, ce fut elle qui aida sa mère aux champs et Tonan put se consacrer pleinement à son aprentissage du métier de forgeron. Tout se passait normalement dans ce petit hameau sans histoires, où tout le monde connaissait tout le monde et où la seule chose exitante qui se produisait était la Fête du Feu, chaque année. Pendant trois jours, plus personne ne travaillait, on faisait la fête, on dansait sur la place du village autour d'un grand feu, on organisait des concours, et une ribambelle de saltimbanques organisaient des spectacles où ils jonglaient avec des torches enflammées, crachaient du feu ou marchaient sur les mains autour du feu. Le troisième soir, on éteignait le feu et un gigantesque bal avait lieu, regroupant tous les habitants du village, sans exception.
L'année des quinze ans de Lorenza, lors de ce fameux bal, la jeune fille rayonnante dansa avec quasiment tous les jeunes hommes du village. Vers la fin de la soirée, alors qu'elle ne dansait plus qu'avec son frère, l'un des saltimbanques vint la voir. Il avait dix-septs ans, la peau mâte et des yeux noirs rieurs. Il demanda la permission à Tonan de danser avec sa soeur, et celle-ci empoigna son bras sans attendre une réponse de son frère. Ils dansèrent alors jusqu'à l'épuisement tout en versant un flot de paroles. Il lui racontait sa vie mouvementée de voyageur tandis qu'elle mentionnait la tranquilité de son petit village. Il la faisait rire en racontant ses aventures et elle le transperçait de son innocence et de la simplicité de sa vie. Dans leurs yeux ce soir là brillait quelque chose qui pourrait peut-être bien ressembler à de l'amour...
Mais le lendemain, ce jeune homme appellé Dinian dût repartir vagabonder sur les routes en produisant ses numéros qui étaient son gagne-pain.
- On se reverra, Loren, promit-il.
Mais l'année d'après, lorsqu'il reviendrait au village, elle n'y serait pas. On lui apprendrait alors qu'elle avait été victime d'une malédiction et qu'elle avait dût partir loin, très loin...

*** Ce qu'il s'est passé ***

Quelques jours après la Fête du Feu, Lorenza nageait toujours dans l'euphorie la plus totale. L'histoire du jeune saltimbanque et de la fille du forgeron amoureux avait fait le tour du village. Les petites filles soupiraient sur son passage en esperant de vivre la même chose alors que les vieilles femmes murmuraient en gloussant des mots inaudibles aux oreilles de la jeune fille. Forcément, dans un petit hameau comme celui-ci où jamais rien ne se passait, un tel évenement ne passait pas inaperçu. Seules deux personnes ne colportaient aucune rumeurs sur Lorenza : Harmin, son ami d'enfance ainsi que confident, et Karaxe, le meilleur ami de sa mère. Karaxe était un ancien ange, qui avait perdu ses ailes pour sauver Jira. Il adorait la "petite Lo", comme il aimait bien l'appellait, et elle le considérait comme son oncle.
Mais un peu plus d'une semaine plus tard, un étranger chauve d'une quarantaine d'années, vêtu d'une longue cape rouge, se présenta à la forge d'Aragon. Il demandait à voir Mlle Lorenza Dechavaux. Celle-ci était dans la cuisine en aidant sa mère qui préparait le dîner et, entendant son nom, se précipita à la porte, croyant avoir des nouvelles de Dinian. Mais il n'en était rien. Si elle avait su ce que la présence de cet homme dans son village signifiait, elle lui aurait transperçé le ventre avec sa louche, s'il le fallait. Mais elle ne savait pas. Alors elle le laissa entrer. Et les ennuis commencèrent...

Tout d'abord, l'inconnu avait un regard dur, glacial, dans lequel Loren n'osa pas se glisser de peur de s'y perdre. La première chose qu'il demanda fut de convoquer tout le village car il avait quelque chose de très important à dire. La jeune fille sentit alors qu'elle n'allait pas du tout l'appreçier. Elle ne disait rien, se contentant d'écouter et d'observer la réaction de son père face aux paroles de l'inconnu. Aragon promis simplement d'en parler avec son beau frère et le lendemain, tout le village fut réuni sur la place du village. L'étranger monta alors sur l'estrade et commença à parler d'une voix forte et sèche :
- Mesdames, Messieurs, Mesdemoiselles, je suis ici aujourd'hui pour vous prévenir. Vous prévenir que ce village paisible va bientôt être frappé par une terrible malédiction...
Il marqua un temps de pause pour laisser agir ses dires chez le public, puis reprit :
- Cette malediction va être transmise par une jeune fille. La fille du forgeron Aragon, Lorenza Dechavaux, que vous connaissez tous evidemment.
A la suite de ces paroles, une clameur s'éleva de l'endroit où se tenait la jeune fille et sa famille. C'était Lorenza :
- Mais qu'est ce que vous racontez ? Vous êtes qui, vous, pour proclamer de telles bêtises ?!
Elle fendit la foule de villageois et vint se plaçer devant l'estrade, en face de l'étranger. Celui-ci esquissa un sourire narquois avant de lui répondre :
- Moi ? Mon nom ne t'apportera aucune réponse, crois moi. Je suis un devin. Et si je prédis une malediction, il ya toutes les chances qu'elle se réalise.
Il sauta alors de l'estrade et vint se placer aux côtés de Lorenza, s'adressant de nouveaux aux villageois :
- Cette jeune fille que vous voyez là va, un jour ou l'autre, finir par être dôtée d'un pouvoir très puissant qu'elle ne contrôlera pas. Ce pouvoir agira comme un aimant, qui attirera tous les malheurs et toute la malchance sur elle, et tous ses proches. Je ne peux vous dire pourquoi ni comment, mais c'est comme ça. Je sais aussi que la seule façon d'annuler cette malediction est de l'inverser...
- C'est n'importe quoi ! Je ne suis victime d'aucune malediction, vous divaguez...
Mais le chef du village la fit taire et lui demanda d'écouter l'histoire du devin jusqu'au bout et de ne pas l'interrompre. L'etranger continua alors son récit :
- Je disais, il n'y a qu'un seul moyen d'inverser cette malediction. Seul un humain amoureux d'elle peut découvrir comment le faire, mais il faut qu'il soit au courant de cette malediction. Or, Mlle Dechavaux ne pourra le dire à personne... De plus, un tel pouvoir pourrait attirer les convoitises de certains seigneurs, c'est pourquoi il lui sera indispensable de changer de nom. Et si elle reste ici, votre village sera détruit par le malheur qu'elle attirera.
Lorsqu'il eut terminé, le silence planait sur la place. Plus personne ne parlait, tous les regards étaient rivés sur Lorenza. Celle-ci s'énerva et s'adressa à son oncle :
- Allez, dis quelque chose !
Fungo aquiesça silencieusement, puis fit signe à deux de ses hommes tandis qu'il dit en avoir assez d'entendre de telles sottises. Les soldats saisirent le devin et le tirèrent en arrière, vers la sortie du village. Celui-ci se débattit, se libéra, puis attrappa Lorenza par le bras en parlant aussi vite que possible :
- Tu as une semaine de répit avant que ça ne commence. Fuis ! Fuis avant que ta malchance ne frappe ta famille et tes amis...
Cette fois-ci, ce fut Tonan qui intervint. Il saisit l'homme par le col et le propulsa en dehors du village, lui ordonnant de ne plus jamais remettre les pieds à LinaIsta.
Puis tout le monde retourna à ses occupations comme si de rien était. Mais Lorenza avait remarqué la façon dont les gens la regardait. La crainte dans leurs yeux, mêlée à l'incompréhension. Elle non plus ne comprenait plus rien. Alors elle rentra chez elle et aida sa mère à laver la vaisselle.
Lors de la semaine qui passa, on avait presque oublié la lugubre prédiction du devin. En effet, on préparait le mariage de la fille du chapelier avec Tonan, et la femme de Fungo allait bientôt accoucher. On avait donc d'autre préoccupations qu'une soi-disant malediction.
La nuit précédant le mariage de son frère, Lorenza fut en proie à des crampes infernales, des vomissements incessants et était très fievreuse. Mais au petit matin, tout cela disparu. Le soir même, on célébra le mariage de Gasilline et Tonan. Mais l'une des torches disposées tout autour de l'autel vacilla, puis tomba aux pieds du jeune marié. Celui-ci saisit une nappe et tenta d'étouffer ce qui commençait à devenir un brasier, l'estrade de la grande place où ils se situaient étant montée uniquement en bois. Il fut ainsi brûlé sur tous les avant bras. Mais ce n'était qu'un début. En effet, sous les yeux horrifiés des villageois, Gasilline tomba de l'estrade et se cassa un bras et une jambe. Son père se précipita pour l'aider, tandis que plusieurs hommes allaient chercher des bacs remplis d'eau. Mais l'incendie se propagea jusqu'au moulin du vieux Win. Le vieil homme périt écrasé sous le poid de sa maison qui s'écroulait. A présent, tous, hommes, femmes et enfants, aspergeaient le brasier de seaux d'eau. Celui-ci commençait à s'éteindre, mais il ne resta vraiment plus que des cendres qu'au petit matin.
Les dalles de la place étaient noircies, le moulin s'était effondré et il n'en restait presque rien. Mais ce qu'avaient subi les villageois cette nuit-là n'était rien face à ce qu'ils allaient devoir affronter au cours de la journée qui s'annonçait.


Dernière édition par le Dim 17 Juin - 19:23, édité 4 fois
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Noire McLaught
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MessageSujet: Re: Noire McLaught [Validée]   Dim 17 Juin - 16:06

Cette fois, ce fut Dona, la femme du chef, que le malheur frappa. Lorsque Fungo rentra chez lui après cette nuit agitée, il la découvrit assise sur son lit, en larmes dans les bras d'une sage-femme, tandis qu'une autre recouvrait quelque chose d'un drap noir. Du sang tachait les couvertures, et lorsque Dona croisa le regard de son mari, celui-ci y détecta une haine et un désespoir infinis. Alors qu'il s'approchait d'elle en se demandant ce qui avait bien pu se passer, elle repoussa la sage-femme et siffla :
- Tout ça c'est à cause de ta nièce ! Cette garce a attiré le mauvaix oeil... elle a...
- Dona, calme toi, je t'en pries, dis moi ce qui s'est passé. Tu as accouché ?
La femme ne répondit pas tout de suite. Elle tremblait, ses yeux rougis et bouffis, et elle semblait prête à étrangler la nièce de Fungo, Lorenza, de ses propres mains. A défaut de serrer le cou de la jeune fille, elle saisit sa tête et sanglota en s'appuyant sur le torse de Fungo. Elle commença alors à lui conter sa nuit affreuse, à elle aussi.
Elle avait effectivement accouché. Mais le bébé était mort-né. Son corps était parsemé de mystèrieuses taches rouges. Dona fit alors le rapprochement entre la malediction du devin et ce qui c'était passé cette nuit là. Fungo se leva lors et sortit en claquant la porte derrière lui sans un seul mot.
Il se dirigea directement chez son beau-frère, et ne prit même pas la peine de frapper. Il déboula chez les Dechavaux et rugit :
- Où est-elle ? Où est cette sorcière... cette fille du diable !
Mais ni Jira, ni Aragon n'étaient là. Ils étaient partis aider les villageois à déblayer les décombres de ce qui avaient été l'estrade et le moulin. Lorenza était seule avec son frère, assise près de lui et elle soignait ses blessures, les larmes aux yeux. Evidemment, elle se doutait bien que c'était cette malediction qui venait de frapper. Lorsqu'elle entendit son oncle crier comme un fou chez elle, elle se releva et demanda à son frère de se tenir tranquille et d'essayer de se reposer.
Elle se dirigea vers l'entrée, où se tenait toujours Fungo, et lui demanda calmement, craignant bien de savoir la réponse :
- Mais de qui parlez vous, mon oncle ?
- De toi, maudite ! Ne m'appelle plus comme ça ! Je n'ai aucun lien de parenté avec une démone...
Lorenza garda le silence, mais ses yeux jetaient des éclairs. Il était évident qui si Fungo n'avait pas eu l'air si boulversé, elle l'aurait bien giflé. Mais elle ne voulait pas le provoquer, mais comprendre ce qui s'était passé, ce qu'elle lui demanda. Il lui répondit en lui empoignant le poignet et en le serrant si fort que la jeune fille ne sentait plus sa main :
- Ma femme... a accouché d'un mort ! Tu entends ? C'est ta faute !
Lorenza se débattit et son oncle finit par lâcher prise. Elle haussa le ton, il était clair qu'elle n'était plus calme du tout :
- Qu'est ce qui vous fait croire ça ? Je suis allée dans son ventre et j'ai tué son enfant, peut-être !
Elle recula contre le mur, mais le transperçait d'un regard d'acier. Au fond, elle savait très bien qu'elle avait attiré le malheur sur l'enfant de Dona. Mais l'admettre devant son oncle aussi furieux était signer son arrêt de mort, à elle. L'attaque étant la meilleure défense, elle gronda :
- Maintenant sortez ! Allez vous-en, allez consoler votre femme, elle en a besoin...
Ce fut une parole de trop. Fungo plissa les yeux, puis saisit la gorge de Lorenza et la plaqua contre le mur en la soulevant du sol. Plus ça allait, et plus il serrait. Loren suffoquait. La sueur perlait son front, et elle n'arrivait plus à aspirer la moindre petite portion d'air. Son oncle se pencha alors à son oreille et lui dit en prenant tout son temps :
- Ce soir, je convoque le conseil, et je te jure que je vais te faire sortir de nos vies, Lorenza. Je n'admettrai pas d'autres morts par ta faute. Tu as jusqu'a minuit pour préparer tes bagages.
La jeune fille puisa dans ses dernières forces et utilisa son dernier souffle pour lui murmurer :
- Va te faire foutre...
Elle perdit alors connaissance, et son oncle lâcha prise, la laissant retomber mollement sur le sol. Quelques heures plus tard, dès que son père fut au courant de ce qui s'était passé, il se précipita chez lui et, voyant sa fille inconsciente sur le sol, l'aspergea d'eau et lui tapota les joues jusqu'a ce qu'elle se réveille. Elle balbutia alors :
- Fungo... il est venu... il...
- Je sais, je sais. Chuuut. Ne t'inquiète pas, je ne le laisserai pas te chasser comme une vulgaire criminelle.

Le soir même, Lorenza avait repris assez de force et s'était rendu sur la place du village, où tout le monde l'attendait. Harmin se précipita vers elle et lui demanda si ça allait. Ce fut le seul, avec Karaxe bien sûr. Les autres villageois la regardait comme un insecte nuisible, avec un mélange de peur et de haine à la fois. Il n'y avait quasiment pas d'enfants, les mères craignant toutes qu'ils succombent à la vue de Lorenza.
Dès qu'il la vit, Fungo la désigna du doigt et rugit :
- La voilà ! C'est par sa faute que tout cela est arrivé... Allons nous la garder ici, dans notre village ? Allons nous la laisser apporter la peste, incendier nos granges et tuer nos enfants ? Non !
Il s'interrompit, le temps que des murmures de protestations se multiplient suffisemment, puis proclama en levant le poing :
- Je propose de la bannir ! Plus éloignée de ce village elle sera, et mieux cela vaudra ! Quelqu'un est-il contre cet avis ?
Harmin allait parler quand Karaxe le fit taire :
- Je sais que c'est injuste, mais on n'a pas d'autre choix. Si elle reste ici, elle finira par tous nous tuer...
Mais Lorenza n'était pas aussi raisonnable que l'ancien ange. Elle secoua la tête et cracha :
- C'est ça ! Tu ne pense qu'a te venger de la mort de ton enfant ! Personne ne peut confirmer que ce qui est arrivé est de ma faute...
Larek, le boucher, s'approcha d'elle et lui dit de façon à ce que tout le monde l'entende :
- Tu n'as pas le choix, Lorenza. C'est pour le bien de notre communauté.
- Je me...
- Il suffit !
Fungo lui lança un regard noir, puis il ordonna :
- Je te laisse jusqu'a minuit. Passé cette heure, tu t'en ira, n'importe où, je ne veux pas le savoir. Emmenez-la.
Les acolytes du chef la saisirent par les bras et l'écartèrent de la foule. Mais elle n'en avait pas encore fini avec son oncle et les autres :
- Bandes de fumiers ! Vous êtes contents, vous avez un bon prétexte pour vous débarrasser de moi... Mais ne croyez pas être tranquilles ! Je reviendrai, je le jure...
En attendant minuit, les deux baraques de Fungo l'enfermèrent chez elle, où seul son frère était resté se reposer. Elle s'approcha alors de lui, s'excusa pour son mariage et commença à rassembler ses affaires. Les larmes coulaient sur ses joues sans qu'elle puisse les retenir, mais elle n'arrivait pas à en vouloir suffisemment aux villageois. Ils avaient peur. Peur de ce qui allaient leur arriver si elle restait. Et la peur peut faire faire n'importe quoi...
A minuit, Fungo, Aragon et Karaxe vinrent la chercher. Aragon lui fournit Ioron, un cheval puissant et rapide pour faciliter son voyage, Fungo la conduisit sans rien dire aux portes du village et Karaxe la prit à part en lui remettant un bout de parchemin dans les mains. C'était de la part de Harmin.
L'ancien ange saisit la jeune fille par les épaules, et la réconforta lorsqu'il vit une larme briller aux coins de ses yeux verts :
- Fait bien attention à toi. J'espère que tu réussira à briser cette malediction et que tu reviendra vite... Tu vas nous manquer. Tu était la seule qui apportait un peu de gaieté dans ce village...
Lorenza renifla, puis il la prit dans ses bras pendant un moment. Lorsqu'il la lâcha, il battit des paupières pour une raison inconnue et il mit les mains dans ses poches.
- J'ai une dernière chose à t'offrir... quelqu'un qui veillera sur toi...
Il se retourna, reproduisit le feûlement d'un chat et une chose ailée d'une cinquantaine de centimètres de haut s'approcha de la jeune fille.
- Qu'est ce que c'est ?
- Une créature typiquement angélique.
C'était un félin de la taille d'un gros chat, roux tigré de noir, qui avait deux ailes d'oiseau sur son dos. Ses pupilles fendues étaient violettes et son museau d'un blanc immaculé.
- Il n'a pas de nom. J'ai pensé qu'un compagnon dans ta quête te ferai plaisir...
- Oooh... merci beaucoup, Karaxe.
Le félin ailé s'accroupit sur l'épaule de la jeune fille. Il avait déjà dû comprendre qu'il allait l'accompagner. L'ancien ange fit signe à Lorenza, et celle-ci monta sur Ioron. Le cheval avait déjà effectué quelques pas lorsque Karaxe l'interpella (Lorenza, pas le cheval) :
- Petite Lo...
- Oui ?
- Bonne chance.
-Très drôle...
L'ombre d'un sourire passa sur le visage terne de l'ancien ange, puis il se détourna et rentra au village. Lorenza lança alors Ioron au galop.
La pluie commença à tomber, les éclairs zébraient le ciel. Le petit félin volait aussi vite que le cheval galopait et les gouttes d'eau n'avaient pas l'air de le déranger plus qu'autre chose. La jeune fille décida de l'appeller Dragée, en raison du mariage râté à cause d'elle.
Alors qu'elle commençait son voyage, elle prit le nom de Noire McLaught.

C'était il y a deux ans, et elle ne revint pas au village. C'était il y a deux ans, et elle n'avait pas oublié Dinian. Mais elle se promit de le revoir un jour, lorsque cette fichue malediction serait levée.
Pour l'instant, Noire se dirigeait vers l'extrême sud là où, disait-on, se trouvait le lac Redena, qui lorsqu'on y plongeait, on perdait toute parcelle de magie en nous.
Mais une jeune femme voyageant seule pouvait être en proie à de mauvaises rencontres...


********************



Pouvoirs/Dons : Un don, ça ? Vous avez perdu la tête ! Ah bon ? Vous demandez pourquoi ? Attendez de connaitre de pouvoir de Noire, et vous allez vite vous écarter de son chemin, vous verrez... Eh bien, elle a la faculté de porter malheur, d'attirer la malchance comme un aimant. Et pas seulement sur elle, son entourage en pâtit aussi... Toujours partant pour faire la conversation ?

Particuliarité(s) : Aucune, si ce n'est sa blessure récente à l'épaule alors qu'elle fuyait un bandit voulant la voler. Il se trouve que c'était un très bon archer, et il réussit à lui planter une de ses flèches dans l'épaule.

Animal : Ce n'est pas vraiment un animal. Plutôt... un compagnon. C'est un petit félin de la taille d'un chat, tigré roux et noir, avec sur son dos deux grandes ailes d'oiseau noires. La jeune fille l'a judicieusement appellée Dragée, petit clin d'oeil d'humour noir...

Comment avez connu le forum ? Par un lien sur Syberia.

[Personnage inspiré du livre "Noire Corbeau", de R.A. Barale.]


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MessageSujet: Re: Noire McLaught [Validée]   Dim 17 Juin - 16:21

Wow super fiche ! Super histoire x') pas d'chance ^^"
Il ne te manque plus que aime/aime pas il me semble, bonne chance Wink
Je pense que tu n'auras aucun mal à te faire valider.

*S'enfuit en courant*

xD

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MessageSujet: Re: Noire McLaught [Validée]   Dim 17 Juin - 19:22

Merci... mais ce n'est pas encore fini ! Je n'ai pas encore tout dévoilé... tandis que le "Aime / Aime pas", je le finirais après l'histoire.
Mais naaaaaaaaaan, reeeeeeeeste, j'ai encore une échelle disponible si tu veux passer en dessous !!!

EDIT : ça y est, l'histoire est treminée... manque plus que le Aime / Aime pas

RE-EDIT : FINIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIt yahoo cheers
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MessageSujet: Re: Noire McLaught [Validée]   Dim 17 Juin - 19:34

*Vient de finir*

Quel est ton secret Suspect ?
Moi aussi j'veux faire des longues fiches Sad j'n'y arrive qu'une fois sur deux x)

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MessageSujet: Re: Noire McLaught [Validée]   Dim 17 Juin - 20:30

Tu viens de finir quoi ???
Quel secret ???
(excuse moi, je ne suis pas très maligne, alors c'est normal que je ne comprenne rien^^)
Pour les longues fiches, je prépare d'aborddes morceaux de l'histoire sur des feuilles à part (par exemple pendant les cours très ennuyeux de sciences nat) et après, j'assemble le tout, puis le recopie ici... et voilà ! Very Happy
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Angelica Náriël
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MessageSujet: Re: Noire McLaught [Validée]   Dim 17 Juin - 22:19

Bienvenue parmis nous! Très très bonne fiche, je te valide de suite

Bon jeu Wink

PS: Jolie signature aussi Very Happy

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Noire McLaught
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MessageSujet: Re: Noire McLaught [Validée]   Lun 18 Juin - 10:49

Oh super merci beaucoup !!!
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MessageSujet: Re: Noire McLaught [Validée]   

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