Evalaness

Evalaness... Un nouveau monde magique...
 
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 Une arrivée Chaotique . . .

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MessageSujet: Une arrivée Chaotique . . .   Sam 24 Nov - 15:39

Le souffle court, les pieds foulant avec peine ce sable brûlant. Les douleurs se faisaient de plus en plus présentes à chaque pas que Zëo peinait à faire. Pourtant il ne fallait pas s'arrêter, il ne devait pas stopper sa route. Le Soleil se voulait tellement cuisant sur sa tête que de toutes façons, il ne survivrait pas bien longtemps s'il daignait s'allonger à même le sol pour reprendre des forces. La chaleur l'enfermerait comme une fleur veneneuse se referme sur sa proie.

Zëo était prisonnier de la nature encore une fois. Il aimait cette sensation, bien que sa vie ne tenait plus qu'à un fil ... Il aimait sentir la nature, maîtresse de toutes vies sur terre. Il aimait savoir n'être qu'un pion dans cet univers barbare et cruel. Il ne luttait pas, il s'abaissait et supportait le climat. C'est gràce à cette comprehension qu'il se tient encore debout aujourd'hui. S'il avait decidé de combattre le temps et la nature, il serait poussière depuis bien longtemps. Mais le jeune garçon est un ami de la nature. Zëo ne se bat pas contre les élements, et c'est avec un esprit apaisé qu'il laisse le Soleil peser lourd sur ses épaules.

Du revers de sa longue main translucide il éponge son front et pousse un long soupir de lassitude. Il ralentit sa marche et lève les yeux vers le ciel. La nuit ne tardera pas à tomber. Enfin un peu de fraîcheur ! Zëo dettacha son regard des cieux et attrapa la gourde d'eau qui pendait de son sac de toile. Il la porta à ses lèvres, mais la gourde se trouvait être vide depuis deja un moment. A ce moment là, le jeune garçon commenca à avoir vraiment peur ... Sans eau, il ne tiendrait plus très longtemps. Ne cedant pas à la panique, Zëo accelera de nouveau ses pas, en même temps qu'il balaya ce desert de son regard. Ce désert qu'il foulait depuis maintenant trois jours ...

Soudain, miracle ! Une sorte de tache bleuâtre apparue au detour d'une dune de sable. Un semblant de fraîcheur, quelques palmiers verts. Mirage ? Ou veritable Oasis ? Zëo se méfia. Des mirages, il en avait deja croisés pas mal ici. Mais son instinct lui dicta que cet oasis était bel et bien réel. Tel un assoifé sans scrupule, Zëo laissa tomber son lourd sac de voyage et s'elança d'un seul élan vers cette source de vie qu'il croyait pourtant inesperée. Il courru aussi vite que possible et ne put s'empêcher d'emettre un rire nerveux.

Arrivé à l'Oasis, effectivement réel, Zëo se laissa tomber à genou au bord de l'eau et plongea ses mains dans le liquide translucide et agreablement frais. Il but jusqu'à plus soif et se trempa le visage, fermant doucement les yeux pour mieux apprecier la chance qui s'offrait à lui. Après s'être rassénéré, Zëo s'assit dans le sable, ses pieds endoloris plongés dans l'eau fraiche. A l'ombre d'un palmier, il écoutait tranquillement le vent du désert souffler sur les dunes immenses qui entourait l'oasis. Il se sentait bien plus paisible qu'auparavant et c'était bien normal.

Mais soudain, un tintement distinc parvint à ses oreilles. Ce bruit, il le connaissait bien. C'était celui de ... des affaires de son sac ! Un éclair le transperça. Son sac ! Il l'avait laissé là-bas ! Il l'avait jeté dans le sable ! Un sac est d'une banale importance, mais celui de Zëo contenait tout ce qu'il avait de plus cher à ses yeux. Son argent, ses armes, ses instruments. Le jeune garçon se maudit interieurement et se leva d'un bond. Il grimpa sur la première dune qu'il vit. De sa main il se fit une visière, et plissa son regard grave sur les alentours.

Oui, son sac se trouvait bien là-bas. Mais ... son sang ne fit qu'un tour: Quelqu'un se trouvait juste à côté. Une ombre avancait vers lui. Un nomade ? Un animal ? Non, non ... C'était bien une personne de chair et de sang, ça ne faisait aucun doute. Zëo sortit de son ceinturon un poignard d'acier finement ciselé, seule arme qu'il possédait sur lui. Son visage se crispa et ses yeux verts pâles brillèrent d'un étrange lueur. Qu'il s'approche cet inconnu ...
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Eäródia Glil-Galad
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MessageSujet: Re: Une arrivée Chaotique . . .   Dim 25 Nov - 12:21

Un jour ordinaire tel qu'aujourd'hui méritait bien une petite sortie. C'était ce que je m'étais dit ce matin là, tout en préparant MaO Boy et mes affaires. Pourtant à ce moment là , je n'avais pas encore idée de l'endroit où j'irais m'aventurer. Il faut dire aussi qu'habituellement, je rodais dans notre forêt afin d'éloigner d'éventuels rodeurs malfaisants.
Notre forêt était tellement spéciale, tellement pure que c'était de notre devoir que de la protéger. Et puis, nous ne voulions pas que des tas de visiteurs se pressent aux portes de la capitale... Sait-on jamais...

Une fois MaO séllé, j'ouvris la porte de sa stalle royale et partant d'un bon pas vif, nous nous mélâmes à la population elfique. A cette heure la, les rues étaient blindées, et l'agitation était à son comble. En effet, c'était jour de marché. C'était d'ailleurs le seul jour où l'on pouvait avoir un apperçu des autres peuples d'évalaness puisque nous autorisions l'entrée à quelques spécimens de chaque race avec leurs produits. Mais n'allez pas croire qu'ils n'étaient pas surveillés... bien au contraire...

N'ayant pas envie qu'on m'arrète inutilement, je remonta ma grande capuche sur ma tête, cachant donc mon visage, mes cheveux, mon regard... Il faut pourtant dire que tout le monde dans la cité connaissait la robe particulière de mon étalon, et que par conséquent tout le monde savait quand j'étais dans les parages... Mais bon, ils avaient la délicatesse de ne pas venir m'importuner lorsque je remontais ma capuche en signe de tranquilité. La vie de princesse n'est vraiment pas de tout repos...

Une fois en dehors de la cité, je vérifia que j'avais emporté mon épée et quelques vivres. Mon chargement étant ok, je me mis en selle, et partis au galop. Je ne savais pas encore où aller, et je laissais donc mon esprit vagabonder... Je savais que MaO Boy suivrait le fil de mes pensées, ej ne m'inquiétais donc pas de ma trajectoire...

Le soleil me caressait la nuque, à présent dégagée de ma capuche, et mes cheveux volaient au vent. Quelle sensation agréable ! Les yeux fermées, je me rappelais mes derniers moments dans cet état... Avec lui... dans tout ce sable...
Et voilà comment on décide de sa direction. Juste pour retrouver un semblant de sensation identique à un moment passé...
Je pris donc la route du désert des bohémiens. Je ne connaissais pas la route, mais je me fiais à mon instinct. La où mon coeur voulait aller, je le suivrais...

Plusieurs heures plus tard, peut être même le lendemain - je m'étais éloignée de la notion du temps, comme à chaque fois que je voyageais- mon étalon posa ses sabots dans le sable chaud du désert. Immédiatement, la chaleur me sauta à la gorge. J'avais oublié à quel point elle était étouffante.... Je cherchais notre Dune, la grande dune d'Alamiel...

Encore plus tard, la chaleur nous faisait de plus en plus souffrir... après tout, nous elfes, nous ne sommes pas fait pour la vie dans le désert... Nous nous cachons derrière les arbres, les rayons du soleil ne venant que part interposition, et donc bien atténués...
J'étais descendue depuis longtemps de cheval pour soulager mon compagnon, et ayant enlevé ma cape avec capuche, je m'étais constituée un voile comme les bohémiennes (j'avais vu ça dans les livres à la bibliothèque royale) avec le voile de ma robe -rouge et or bien entendu-, ne laissant donc apparaitre que mes yeux bleus océans...
Il nous fallait de l'eau, et vite... Je projeta mentalement mon esprit devant nous, à la recherche d'une oasis, et c'est la que je l'identifia. Nous changeâmes donc de direction, et très vite, on put appercevoir l'ombre lointaine de l'oasis. Un sourire apparut derrière le voile... Enfin de l'eau, enfin du repos... Et puis, si faut, c'était la même oasis qu'avec lui...

A quelques pas de la dernière dune derrière laquelle se cachait l'eau bienfaitrice, il y avait un sac, posé innocemment dans le sable. Intriguée, je me pencha et le souleva, jetant un coup d'oeil à l'intérieur. Des armes, des instruments, de l'argent...
J'étais encore plus perplexe. Je pris délicatement un instrument entre mes doigts, n'en ayant jamais vu de comme ça, même en shémas. A quoi pouvait-il donc bien servir ? L'argent je n'en avais cure, et de toute façon je n'étais pas une voleuse. Par contre, je me demandais où était passé son propriaitaire, et pourquoi avait-il jeté ce sac ici et comme ça...
Peut être avait-il été attaqué ? Instinctivement, je lacha le sac et dégagea de son fourreau mon épée, me mettant en garde, cherchant de mes seuls yeux visibles un éventuel adversaire. Mon sang s'agitait, comme à chaque fois que je saisisais mon épée et que le goût du combat s'emparait de moi. Attichée comme je l'étais, je savais que l'on ne pourrait discerner mon sexe et ma race, ce qui m'arrangeait pas mal. Oui, je doute que ma chère mère soit ravie de me voir dans un désert en train de me battre avec des voleurs ou quelconques malendrains.

Bref, alors que je cherchais une raison de me battre, je le vis enfin, ce jeune homme les yeux brillants d'un vert intense, une lame à la main, avec des intentions on ne peut plus claires...
Je réfléchis calmement. J'avais soif, j'avais chaud, et tout ce que je recherchais en ce moment présent était derrière cette dune, derrière lui. Je pourrais facilement le tuer, mais d'un je n'étais pas une meurtrière et de deux, il voulait sans doute simplement récupérer son sac...
De la pointe de mon épée, et soupirant tout en faisant ceci, j'attrappa donc la lanière de son sac et lui balança d'un geste sur, afin qu'il lui tombe dans les mains, le destabilisant donc assez pour me permettre d'avancer et de continuer ma route jusqu'à cette dune.
Je fis donc quelques pas, ravalant ma curiosité, baissant ma lame, la laissant pendre nonchalement à mon côté (n'allez pas croire que je n'étais pas sur mes gardes, bien au contraire. Au moindre mouvement suspect, j'étais prète à l'embrocher très naturellement et sans difficultés), tout en faisant signe à MaO d'avancer. Arrivée à sa hauteur, je fixa ses yeux, sans doute pour y rechercher des réponses à toutes les questions qui me traversaient l'esprit sur son compte. J'aurais pu parler, mais je voulais encore garder un peu plus longtemps le secret sur mon sexe...

Dans tous les cas, je m'étais encore mis dans une situation où je n'aurais jamais du me trouver... Après tout, j'étias sensée m'occuper de ma chère forêt, non ?
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MessageSujet: Re: Une arrivée Chaotique . . .   Dim 25 Nov - 21:41

[ Ouah une princesse Elfe, rien que ça ! Razz ]
La peur ... Ce sentiment, Zëo ne le connait que trop bien. Trop souvent il sentit ses entrailles se tordrent devant les épreuves. Trop de fois il dû se battre avec la mort. Etre vaguabond, n'avoir aucun point précis ou poser ses affaires et, de même, son existence, vivre comme un voleur, glisser dans l'ombre pour oublier que l'on est quelqu'un, que l'on existe ... Cela n'était pas inconnu aux yeux du jeune homme. Pourtant il se relevait toujours après la chute, de manière vive ou douloureuse. Il n'abandonnait jamais même s'il sait que son avenir se trouve être intouchable.
A chaque fois qu'il sent monter en lui cette vague d'espoir tant espérée, cette lueur dans la nuit, elle lui echappe presque aussitôt, sans qu'il puisse la toucher, sans qu'il puisse en profiter. Elle s'en va, elle virevolte, le laissant seul dans le néant. La vie est ainsi faite. Cest du moins ce qu'il pense, pauvre Bohémen qu'il est. Son existence est rythmée de buts volages qu'il ne sait atteindre, d'idées qu'il ne pourra jamais mettre en oeuvre rien qu'une seule fois. Zëo le sait, c'est comme ça. C'est comme ça ... Pourtant, garder la tête froide, ça il sait faire. Peut-être même ne sait-il faire que ça.
C'est en tout cas ce qu'il fait en ce moment même. Du haut de sa petite dune de sable, soufflée par un vent brûlant, Zëo fixe cette ombre qui avance vers lui. Il calcule le moindre de ses gestes, cherchant trop tôt un point faible ou l'ombre d'un indice. Mais rien ne se fait de trop, l'individu ne laisse rien paraître. Une monture avançait au même pas que lui. Le jeune garçon sentit un frisson lui parcourir l'echine. Les Hommes masqués faisaient naître en lui un cuisant sentiment de faiblesse, comme si cacher son visage rendait la personne invisble, completement inexistante ... C'est vrai, n'importe qui, n'importe quoi pouvait se trouver derrière un masque, sous une capuche ...
A ce mot le jeune garçon se sentit defaillir. Ils portaient des capuches ... De lourdes capuches de toiles noires, ne laissant briller que des yeux d'une lueur ... non, ça suffit. Ne plus y penser. Surtout, ne plus y penser. Zëo degluttit puis se redressa de toute sa hauteur. Encore une fois il se laissait deriver dans les méandres de ses pensées. Il se maudit de nouveau. Il se maudit de sa naïveté enfantine qui avait peine à quitter son esprit. Zëo observait toujours l'individu. Celui-ci examinait son sac avec un semblant de curiosité. Le jeune garçon se tenait près à agir, bien que l'apprehension le paralysait. Il faut dire que l'inconnu était bien plus grand que lui, malgré le fait que Zëo possède de longs membres infinissables.
Il avança d'un pas, calculant toujours ses gestes et ceux de l'individu. Celui-ci, sans prevenir lui lança d'un seul coup son lourd sac avec une agilité qui ne semblait pas être de nature humaine. Zëo réagit quasi-immédiatement: Il lacha son poignard et attrapa son sac au vol. Il ne manquait pas de reflexes, mais juste de force ! Il fit quelques pas en arrière et manqua tomber à la renverce. Jamais n'avait-il sentit autant le poid de son sac. Il le plaça sur son dos, appreciant de nouveau de l'avoir sur lui. Zëo se baissa pour ramasser son poignard mais quand il se releva, l'individu était deja parvenu à sa hauteur.
Comme il le redoutait, Zëo ne pouvait distinguer rien de plus que la lueur d'un regard. Le jeune garçon resta méfiant, et, discretement, ressera l'etreinte qu'il portait à son arme. Zëo sentait le regard de l'homme (!) sur lui, avec une présence si detestable qu'il aurait voulu lui arracher sa capuche. Pourquoi ce sentiment de superiorité de la part de cet inconnu ? Pourquoi cette sensation d'être si faible à son égard ? Il recula legerement, toujours en essayant de deceler le moindre default chez cet individu. Le courage envahit son coeur. Il parla soudain d'une voix très basse et très claire, dont la gravité masquait à la perfection le sentiment d'instabilité qui hantait son coeur.
- Qui êtes-vous ? Vous qui venez sans crainte, je le vois, de troubler cette heure paisible ? Allons, montrez-vous !
Zëo avait parlé d'un air si ferme qu'il s'en surpris lui-même. Evidemment, s'il savait qui était masqué derrière cette coiffe, il en aurait été autrement, c'est bien normal !
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Eäródia Glil-Galad
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MessageSujet: Re: Une arrivée Chaotique . . .   Dim 25 Nov - 22:35

[Je reprends du service Wink ]


Durant mon approche, je ne perdis pas une miette du spectacle qu'il offrait sans le vouloir. Oh ce n'était pas vraiment visible, ni humiliant, mais juste à peine visible, comme des visions fugaces, des sentiments qui s'évaporaient de lui et volaient jusqu'à moi. Faut dire aussi que nous avions un don certain pour l'observation et l'analyse de certaines choses.

C'est pourquoi je me posais certaines questions. Pourquoi ce sentiment instable qui l'envahissait, cette sorte d'angoisse à ma vue ? Etais je si impressionnante que ça ? Après réflexion, il est vrai que nous elfes nous nous donnions toujours un genre. Et puis en ce moment, c'était à celui qui intimiderait l'autre le plus !

Mine de rien, je voyais bien que je commençais à baisser ma garde, à tenter de faire confiance à ce parfait inconnu... Ca me perdra... Mais en même temps, depuis que je faisais ça, je n'avais fait que de belles rencontres, alors pourquoi changer ? Parce que le danger rode dans ce monde...

Toujours dans son regard, je me demanda de quelle race il était. Je n'avais jamais rencontré de bohémiens, et mes seules connaissances en matière de races étaient les fées, les elfes, les nains, les anges, et un peu d'hommes... Il me restait tant de choses à découvrir...
Il paraissait jeune... Encore un détail qui me faisait baisser ma garde. Pourtant, je savais pertinemment que la jeunesse pouvait s'avérer dangeureuse, même plus que la vieillesse... La preuve, moi-même... N'étais-je pas l'une des meilleures lames elfiques ?!

Il recula légèrement, non sans avoir pressé sa lame un peu plus fortement. J'étais consciente que mon regard était lourd, pénétrant, dérangeant. Mais je n'y pouvais rien. On voit le coeur d'un homme dans ses yeux...
Je m'appliqua à paraitre moins dure dans mon regard... A lui faire reprendre son cours tranquille, à relacher les vagues qui le parcourait, à ne plus le laisser immobile comme maintenant. Cependant, je ne détourna pas les yeux pour autant. Un coup dans le dos, ça arrive, et c'est d'autant plus traître...
C'est alors que je "sentis" la vague de courage l'envahir et le pousser à sortir quelques mots. Bien qu'il ne pouvait le voir, je souris. J'aimais les gens courageux, et je ne doutais pas une seconde que c'était son cas. La preuve, il me faisait face... Tout le monde est envahi par des doutes, par des craintes, par des angoisses, même les plus valeureux guerriers... comme moi-même...
Mon regard se voila une seconde à cette pensée. N'éprouvais-je pas des doutes en ce moment ? Si, et tellement que je me sentais débordée... Encore un point qui me tentait quant à lui concéder un petit bout de confiance...

Sa voix était pleine de fermeté, et cela était appréciable. Il me demandait de me découvrir... S'il savait qu'habituellement je ne mettais pas de voiles -des capuches si- et que c'était uniquement contre la chaleur... Je souris un peu plus. Je pense pouvoir accéder à sa requête. Par contre, déclinez ma véritable identité, ça, ce serait un peu plus délicat...
Me décidant soudainement, je détacha mon voile tout en parlant distinctement, sans agressivité quelconque, avec la voix la plus douce dont j'étais capable et je pronnonça donc ces quelques mots :


- Je ne cherche point à troubler cette heure paisible, juste un peu d'eau et de repos pour pouvoir continuer ma route plus tard...

Je m'arréta, fis un bref sourire, et vérifia mentalement que mes oreilles étaient bien cachées par mes cheveux. Je ne voulais pas tout de suite indiquer trop clairement ma race...Simple précaution...
J'enfonça ma lame dans le sable, une preuve de plus que j'étais en "mode non agressive", même si je pouvais au cas où esquiver une tentative d'attaque. Je déclara alors, toujours paisiblement, ne le lachant pas des yeux (oui, détourner le regard est pour moi un signe de faiblesse... sans doute mon éducation est-elle pour quelque chose dans cette idée) :


- Il n'est pas prudent de se promener seul dans un désert... Cela pourrait être...dangereux...

Je repensa malgré moi aux pillards de la dernière fois.... que j'effaça bien vite de mes pensées. Un petit sourire aux lèvres, je finis pour terminer mon psaume :

- La galanterie voudrait que vous vous présentiez d'abord... jeune homme...

Encore une rencontre étonnante.. .dans un monde en perpétuel changements... et grands dangers.
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MessageSujet: Re: Une arrivée Chaotique . . .   Dim 25 Nov - 23:32

Zëo regardait toujours la personne, droite et de taille haute juste en face de lui. Il ne savait toujours pas de qui il s'agissait et de toutes façons, il ne connaissait pas grand monde ici. Quelques voyageurs de passage, tout au plus. Ses rencontres avaient été nombreuses mais dès lors qu'il eut mis pied sur ces terres encore inconnues, les races se confondaient et se mélangaient non sans garder une méfiance et une distance froide que le jeune garçon n'avait ni la force ni l'envie d'enjamber. Il était d'une timidité maladive. Cela avait toujours été comme ça. En particulier avec les femmes et les jeunes filles d'ailleurs ...

Il n'y pouvait rien, et c'était bien dommage. Remarque, il est de toutes façons introvertit, jours et nuits, envers n'importe qui ou n'importe quoi. Sa timidité ne s'abaisse seulement que devant la violence. Le bien contre le mal. C'est le seul moyen à ses yeux de sortir de cette bulle de solitude, de cette prison, de nature pratiquement autiste, qui l'enferme sans faille. Zëo réagit toujours etrangement au contact des autres et c'est plutôt désolant car les rencontres façonnent votre mode de vie, votre façon de voir les choses et le monde. Zëo voit differement des autres.

Il se crée un monde à sa manière, un univers naturel de patûrages et de montagnes, de lacs et de forêts ou il se place, lui, les arts et bien entendu, les animaux. Les animaux, seuls amis, seuls êtres sur Terre capables de le comprendre et de l'aimer. Grand sentimental qu'il est, Zëo n'est compris que par lui-même. Il ne fait confiance à personne. Et dès lors qu'il essaye quand de rares occasions se présentes, c'est pour s'apperçevoir qu'il n'a été que piégé, que l'on s'est rit de lui et de sa naïveté. Vu comme ça, l'on aurait peine pour lui. Mais lorsque le jeune garçon se rend compte que sa confiance à été bafouée, la colère monte en lui comme une vague incontrolable.

Et les autres payent toujours pour le mal qu'ils lui ont fait subir ... Plus on le méprise, plus la vengeance est crue. Zëo Dàar sembla troublé un instant et porta son intention, sans s'en rendre compte, sur les mains de la personne qui se tenait en face de lui. Son sang ne fit qu'un tour. Des mains si blanches, si fines et si longues ... Cela ne pouvaient être que celle ... Glups ! D'une femme ! Le jeune garçon garda la tête froide et ne laissa rien paraître. Mais dès lors que la jeune femme baissa son voile, il l'avait deja démasquée. Non dans son rang, mais dans sa nature. Ses gestes si gracieux, si légers, n'étaient en rien humains. Il lui suffisait de voir ses doigts pour distinguer l'elegance ... d'une Elfe.

Zëo n'est pas né de la dernière pluie, il ne lui suffit pas de voir des oreilles pointues pour justifier la nature de ces créatures si mysterieuses que sont les Elfes. Pour cause, il en à deja croisés sur son chemin. Des avenants, comme des mauvais. Le jeune garçon maintena son courage comme il savait si bien le faire et planta, non sans mal, son regard dans celui de la jeune femme. Ayant caché ses oreilles, il se rendit bien compte qu'elle était venue incognito dans ce désert et il n'aborda pas le sujet. En revanche, c'est elle qui parla.

De cette voix claire et fluide qu'il connaissait si peu. Mais qui, encore une fois, n'était pas de race humaine. Zëo l'ecouta parler. Apparement elle cherchait seulement à boire et du repos ici. Et dire qu'il pensait qu'elle voulait le piller ... Une légère honte s'empara de lui. Decidement, il était vraiment naïf. Mais la honte laissa place à une fine colère, aïguisée comme une lame de rasoir lorsque l'Elfe lui cita le fait que se promener seul ici était plutôt dangeureux. Zëo fronça legerement les sourcils et ne put sempêcher de penser.

" Si seulement elle savait ... Je n'ais pas choisis de vivre ainsi, je n'ais en rien choisis d'être exilé. Heureuse est-elle surement, mais je sais bien qu'il est dangeureux de voyager de la sorte. Dangeureux est même trop faible. Mortel serait plus juste. Mais je n'ais pas choisis "

L'espace d'un instant, il bouillona interieurement et ne put s'empêcher de penser.

" Qu'elle vive seulement de ma nature ... Qu'elle essaie. Je ne suis plus un môme ! "

Zëo regarda sur le côté et serra les poings. Mais il ne fallait pas se laisser tomber dans une colère inutile. Surtout en égard à une Elfe. De très haut rang certainement. Le jeune garçon était courageux, certes, et très doué dans l'art du combat, mais il n'était pas stupide pour autant ! Se mesurer à un Elfe alors que l'on est simple Bohémien n'est pas de nature futée. Zëo se tut et prit sur lui. Ce fut donc à lui de se présenter en premier. Il préfera rester méfiant. Ses yeux verts plongèrent avec honneté dans ceux de la jeune femme. Il s'inclina legerement, de manière polie.

- La galanterie ne m'est pas chose inconnue. Mon nom est Dàare. Zëo Dàare. Je ne suis qu'un honnête et simple voyageur, Bohémien si l'on desire m'identifier en tant que tel.

Zëo se sentit racénerer. Il ajouta d'un ton legerement ironique, melé d'un peu d'insolence.

- Et vous, noble dame, quel se trouve être votre nom ?

Il la regarda de telle sorte qu'il desirait lui faire savoir qu'il avait bien compris ce qu'elle desirait lui cacher. Bien qu'il ne sache absolument rien de sa hierarchie royale ...
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MessageSujet: Re: Une arrivée Chaotique . . .   Lun 26 Nov - 0:36

Je ne vis pas toutes les pensées intérieures qui bouillonnaient en lui, mais je pouvais sentir un mélange de sentiments complexes, me laissant penser qu'il n'avait certainement pas une vie facile, comme de nombreuses personnes. Parfois, je l'avoue facilement, j'avais honte d'être ce que j'étais. J'aurais préférée naitre simple elfe au fond d'une cabane, et prouver par ma seule valeur ce que je valais. Je me demandais parfois si mes exploits ou mes capacités étaient reconnues comme les miennes ou uniquement parce que j'étais Princesse... Je soupira... De toute façon, je savais pertinemment que entre devenir reine ou être une bienfaitrice au service de son peuple, je préfèrais la deuxième option. Le pouvoir ne m'intéressait pas... Totu n'était qu'hypocrisie, malveillance, complots... Tout ce que je détestais... Si j'avais pu être chevalier... Malheureusement, j'étais une femme, et ce titre n'était accordée qu'aux hommes -nobles- par ailleurs...

Je resoupira. Comme d'habitude, mon esprit partait vagabonder dans des lieux étranges de ce qui me servait de cerveau, me faisant perdre le fil de la conversation ou des évènements. Encore un défaut que me reprochait ma chère mère... J'eus un sourire ironique. Tout ce que je pouvais faire pour la contrarier était le bienvenue. D'ailleurs, elle ne risquait pas de trouver le repos en apprenant ma dernière... aventure...
Je rechassa bien vite cette idée là -pas envie de repartir dans les soupirs et l'attente désespérée de le revoir à nouveau...- pour me reconcentrer sur l'homme présent en face de moi.

Etais ce un effet de mon imagination, où semblait-il vraiment palir et serrer les poings ? Je ne chercha pas à le savoir -je préféra bloquer mon "analyseur intégré de sentiments"- et je me contenta d'ignorer cette attitude, en rangeant tout simplement mon épée dans son fourreau, sur ma hanche droite.
Il se présenta, et un de mes sourcils se leva en signe d'intéret. C'était donc un bohémien... Je me réjouissais déjà -mais peut être étais ce bien tôt pour cela- à l'idée qu'il pourrait peut être m'en apprendre plus sur son peuple... Et puis son prénom sonnait agréablement bien à mes oreilles. Peut être avait-il une consonnance elfique quelque part ?
Par contre, je me détendis complètement. Il est vrai que même le plus féroce des brigands aura tendance à se présenter comme un gentillhomme civilisé, mais je pouvais sentir l'honnêteté au fond de ses yeux et de sa voix.
J'inclina donc la tête, ce qui était chez moi un signe d'approbation ou une invitation à découvrir un peu plus l'autre. Dans tous les cas, j'étais parfaitement rassurée quant à ses intentions. Par contre, par simple précaution, je regarda les alentours, les scrutants profondément durant quelques minutes, à la recherche d'un quelconque élément qui se pourrait être perturbateur. Mais il n'y avait rien. Je -Nous- serions donc tranquilles.

Je sentis l'insolence mélée d'ironie dans ses propos suivants, et cela ne me fis que sourire un peu plus, discrètement. J'avais eu moi aussi -à vrai dire j'avais toujours- une attitude de rebelle... C'est ce qui caractérisait à mon sens les gens intéressants, et non pas fades et sans saveurs.
Il était temps pour moi de répondre. Je fis d'abord une réponse un peu... lointaine :


- Les personnes ne sont nobles que par leur esprit... Et peu de personnes sont capables d'un tel état....

Je dis ça d'une voix aérienne, les yeux dans le vague... Tout elfe reçoit un enseignement "spirituel" afin de pouvoir faire corps correctement avec la nature et les animaux... Mais ceci était une de mes réflexions personnelles. Eh oui, ça m'arrivait parfois (!)

Dans tous les cas, je compris qu'il avait lui même compris plus ou moins qui j'étais. Je n'essaya donc pas de le détromper, mais je pris le temps de me présenter. En fait, je m'étais tournée vers MaO Boy, mon étalon, et flattant ses flancs, je le dessella afin qu'il se repose lui aussi. Je lui enleva également sa bride, que je mis à mon épaule, la selle et le tapis posé à mes pieds, sur le sable brûlant. Je continua de caresser en douceur ses flancs à la couleur pie alezan si particulière, son dos, sa tête, l'air rêveuse en songeant que ce cehval était une partie de moi... Son esprit et le mien ne faisait qu'un, et ce que je ne pouvais voir ou sentir, lui le pouvait, et vice-versa...
Il était content d'être débarrassé de son harnachement, et peut être étais-ce pour cela qu'il s'ébroua. Durant cette seconde, je me retourna vers le jeune bohémien et je me présenta à mon tour :


- Je me nomme Eäródia, et pour faire compliquer c'est Eäródia Glil-Galad... Je ne suis qu'une honnête elfe comme vous l'aurez compris qui ne cherche qu'à trouver sa voie... Et... je ne voulais pas être impolie en insinuant que vous n'étiez pas galant.

A ce moment là, MaO décida de s'investir dans la "conversation". Peut être sentait-il que ce garçon n'était pas vraiment comme les autres, chose que je ne pouvais savoir comme cela... Toujours est-il qu'il s'avança les oreilles pointées en avant, l'oeil brillant, et flaira doucement le jeune homme.
A ce spectacle je souris... La dernière fois qu'il l'avait fait, j'avais trouvé un ami, que malheureusement je ne voyais plus...


- Il semblerait que MaO Boy vous apprécit quelque peu... tout du moins il accepte votre présence auprès de moi. C'est en effet mon plus fidèle gardien... mais surtout un ami...

Reprenant mes affaires et la selle, j'esquissa le mouvement d'aller vers l'oasis, et je proposa donc au jeune homme :

- Puisque je vous ai dérangé, permettez moi de vous inviter à prendre du repos en ma compagnie, si jamais cela vous convient. Je vous promets de ne pas être trop... bavarde !

Je souris à nouveau, ne désirant qu'une chose, m'assoir dans ce sable et respirer un air frais, pourquoi pas en une nouvelle compagnie... Après tout, MaO l'avait semble t-il accepté, alors pourquoi pas moi ?
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Mikhaïl
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MessageSujet: Re: Une arrivée Chaotique . . .   Lun 26 Nov - 1:58

Zëo Dàane a écrit:
[ Ouah une princesse Elfe, rien que ça ! Razz ]

Tu la touches j'te bouffe Surprised

_________________
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Eäródia Glil-Galad
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MessageSujet: Re: Une arrivée Chaotique . . .   Lun 26 Nov - 22:09

[Evite de faire peur aux nouveaux mon cher... Je ne vais pas m'envoler, promis Wink
Zéö, l'écoute pas ^^]
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MessageSujet: Re: Une arrivée Chaotique . . .   Mar 27 Nov - 1:18

[ Mdr T'en fais pas Mikhaïl, aucun problème là d'ssus. D'une part parce que chuis Bohémien et en plus, j'viens juste d'arriver alors bon. Pas d'inquietude ! ^^ ]

Zëo ressera l'etreinte qu'il portait à son poignard et, tout comme la jeune femme, le rangea dans sa ceinture. C'est vrai que parler à quelqu'un en tenant fermement son arme de manière offensive n'était pas le meilleur moyen pour obtenir bonne image de soi. Non pas que son image était importante, mais Zëo avait bien d'autres problèmes que d'offenser une Elfe. Il abandonna donc definitivement l'idée d'utiliser son poignard. Peut-être que la jeune Elfe, s'étant présentée sous le nom d'Eäròdia, était une criminelle sans cervelle et sans pitié (!), mais, sincerement, elle n'en avait ni l'esprit ni le physique. Du moins à première vue. Le jeune garçon n'accordait pas sa confiance facilement.

Mais les présentations étaient faites, et c'était deja une preuve suffisante pour démontrer par a+b que la jeune Elfe ne lui voulait pas de mal. Inversement aussi d'ailleurs. Un courant d'air froid passa soudain sur les dunes et fit frissoner Zëo. La nuit n'allait pas tarder à tomber et ce n'était surement pas un mal: La chaleur s'était voulue ecrasante durant la journée. Je jeune Bohémien ecouta d'une oreille attentif le récit d'Eäròdia. Il rougit legerement quand elle prononca l'allusion s'il était galant ou non. Pourvu qu'elle n'aborde pas le sujet ...

Pourvu qu'elle ne s'etale pas sur les sentiments que doivent avoir les garçons bien élevés. Et surtout, qu'elle ne parle pas de galanterie ! Zëo ne saurait alors comment se tenir. Il fondrait de honte sur place, lui qui n'a aucune marque dans ce que sont ou dovent être les denouements de l'amour. Mot totalement inconnu pour lui. Quoique très faible. Pour lui l'amour ne signifie rien. Enfin ... Il ne sait pas ce que c'est, alors bon. Quelques sentiments volages tout au plus. Le jeune Bohémien sourit bizarement et fut ravie de voir qu'Eäròdia avait changé de sujet. Pourtant, il ajouta d'une voix faible:

- Je suis navrée, je sentais bien que vous ne vouliez pas devoiler votre nature Elfique. Quoiqu'il en soit, ne soyez pas embarassée pour cela, à mes yeux toutes les races sont égales. Je ne vous traiterais ni en inférieure, je ne me permettrais pas, ni en superieure non plus.

Zëo regardait la jeune Elfe d'un regard droit et franc, même si ses entrailles se rattatinaient du fait qu'il parlait à une femme. Lui qui ne parlait d'habitude qu'aux animaux, mettait tout son talent d'orateur pour paraître le moins miteux possible. Il ne saurait dire s'il se debrouillait bien ou pietrement ... Peut importe, il était de nature honnête, et disait toujours la vérité même qu'en bien même on ne la lui demandait pas. Pour ajouter à ces mots qu'il venait de prononcer, il sourit legerement, et son regard brilla un instant d'une lueur confiante. Il n'avait plus peur. La jeune Elfe flatta l'encolure de son cheval. Zëo le regarda un instant. Il fut impressioné par sa carrure et sa tenue ... royale.

Lui, paysan, ne connaissait que les chevaux larges et lourds, élevés pour la viande ou pour le travail. Ce qui avait don de le repulser d'ailleurs. Mais ce cheval là était taillé pour la route. Eäròdia lui portait beaucoup d'affection, c'était visible. Ca se sentait dans l'air. Zëo sourit largement quand elle lui fit part de la confiance que lui portait MaO. Le jeune Bohémien s'approcha du cheval. Mais n'entra pas en contact avec lui. Ce serait un peu impoli d'ouvrir contact en sachant que sa maîtresse était là. Néanmoins, il voulait faire part de son don à l'animal. Pour cela, il tendit une main douce sur le museau du cheval, et, après une légère concentration, etendit le flux de son pouvoir au travers de l'animal de manière à créer une sorte de lien. Rapidement, par ce lien, il lui conta la confiance, l'affection et la connaissance. L'animal pouvait avoir confiance en lui.

De part ce lien, MaO s'en trouverait aussi calme qu'il n'était deja. Zëo s'était egalement appercu qu'il pouvait aussi soulager certaines douleurs grace à son don. Mais cela restait un peu vague. Aussi, ressentit-il les douleurs du voyage au travers des pattes de MaO. Lui rassemblant un peu de force au travers de sa main, Zëo fit en sorte que l'animal ne sente plus de douleurs. Le jeune garçon retira bien vite sa main pourtant. Il eu un léger vertige. Son don ne s'etendait pas encore très loin dans le domaine des soins, et calmer des blessures lui demandait encore beaucoup d'efforts. Pourtant, il sut qu'il avait réussi à apaiser l'animal. Tant mieux. Zëo se secoua un peu et reprit ses esprits. Il regarda de nouveau Eäròdia. Elle savait surement quel était son don maintenant.


- Il y'a un Oasis juste ici, derrière cette dune. Je pense qu'en cet endroit vous trouverez repos.

Sur ce, il invita la jeune Elfe et MaO à l'Oasis où il se trouvait quelques minutes auparavant. Il monta la dune à hauteur de la jeune femme puis vint s'asseoir près de la mare, en prenant soin, cette fois, de garder son sac non loin de lui. Zëo s'assit en tailleurs, calme, l'esprit tranquille. Son regard se perdit un instant sur les reflets du lac. Il appercut le sien, legerement brouillé par un léger vent frais qui vrillait la surface de l'eau. Il vit un jeune garçon, d'une pâleur maladive, legerement voûté par les efforts et les voyages. Il vit egalement une tignasse brune en bataille, des mêches qui barraient deux yeux immenses d'un vert larmoyant. Zëo s'identifia un instant à une grenouille depressive et cela ne l'amusa qu'à moitié. Tout en promenant son regard sur la surface de l'eau, il laissa la jeune Elfe s'installer comme bon lui semblait. Il ne put, cependant, s'empêcher de poser une question qui le taraudait.

- Pardonnez ma curiosité mais ... Si vous cherchez repos ici, cela veut dire que vous voyagez depuis un moment dans ces environs. Peut-être êtes-vous en cavale, que sais-je ! Enfin ... euh ...

Il bafouillait ... Ben voyons ! Quel idiot faisait-il !

- Je ... je veux simplement dire que ... Enfin vous devez surement venir de très loin, n'est-ce pas ?

Ses cafouillages, ses questions ridicules ... Il semblait s'empêtrer royalement. D'un geste nerveux, il passa un rapide coup de main dans ses cheveux bruns, signe qu'il était mal à l'aise. Pourtant, sa question finale tenait debout. Si du moins elle n'était pas trop indiscrète.
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Eäródia Glil-Galad
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MessageSujet: Re: Une arrivée Chaotique . . .   Ven 30 Nov - 20:37

[wàlà, t'as compris mon ange (déchu) ?! No STRESS !!! Je t'appartiens... (malheureusement...xD)

Zëo : Désolée, j’étais à l’internat et d’hab je peux poster mais bon ils (les pions) nous ont fait un coup de trafalgar tout ça parce que soit disant on ne « travaille pas en étude puisqu’on se divertit » xD bref, je n’ai pu poster que maintenant ! Et aussi, désolée pour la longueur ^^’ ]

J'entendis, bien qu'il l'ait dit faiblement, ses opinions sur la tolérance et ses excuses quant à sa déduction. Sur le moment, je souris intérieurement, et je décidais d'y revenir plus tard. C'était un sujet qui me tenait à cœur -la tolérance hein-, et j'étais bien décidée à ne jamais laisser passer une occasion de la prôner. Au moins, j'avais la nette impression qu'il avait la même opinion que moi à ce propos. Quant à mon origine, cela ne me dérangeait aucunement, mais j'y reviendrais en détail plus tard, au bord de l'eau par exemple.

Il rangea son arme, preuve de son altruisme. Un courant d'air froid passa à ce moment là, et un léger frisson m'envahit, sans doute du à mes cheveux qui venaient flotter contre mon dos, apportant avec eux une fraîcheur inattendue. Je leva les yeux vers cet astre tant vénéré et je pus constater que la nuit allait bientôt tomber. Je n'avais pas vu l'heure passer, et je n'aurais pas le temps de rentrer... J'allais encore devoir dormir à la belle étoile -chose qui me plaisait énormément- , et surtout, je me ferais une fois de plus tirer les oreilles lorsque je daignerais rentrer...
Enfin, ce n'était pas le moment de penser à cela, et puis de toute façon, une fois de plus ou une fois de moins... c'était du pareil au même.

Il sourit. Visiblement, il paraissait détendu. Au moins, on était deux. Je me mis légèrement en retrait lorsqu'il s'approcha de MaO, uniquement pour observer ce qui allait -peut être- se passer. C'était comme si je sentais quelque chose, mais rien de défini. Ce garçon semblait singulier, mais une chose était sûre, il possédait une sensibilité importante, chose rare dans ce monde. Les elfes ont la réputation d'être les gardiens du monde parfois, simplement parce qu'ils connaissent beaucoup de choses mais en fait c'est qu'ils passent beaucoup de temps à observer les autres... Cela était assez vrai. On en apprenait tellement en observant une personne...

J'observa donc l'instant "d'intimité" entre ce jeune garçon et mon compagnon, et mon intuition se trouva être la bonne. Ainsi, je pouvais sentir, -sans vraiment le cerner- le fluide qui s'échappait de Zëo pour aller vers MaO. Il dégageait une certaine chaleur, une chaleur rassurante, apaisante, que je ressentais d'une part au travers de MaO et de l'autre, grâce à mes sens...
J'étais tout de même étonnée. Et c'était aussi la preuve d'une partie de ma méconnaissance de la vie en général... A ma décharge, j'étais très jeune parmi mon peuple, et j'en apprenais tous les jours... La preuve. Mes voyages avaient aussi pour but de me former mine de rien en choses pratiques.

Toujours est-il que je le scrutais intensément. Je pourrais lui apprendre à maîtriser plus son talent... s'il le voulait bien. Car je venais de voir sa réaction... sa fatigue due à cet effort. Je connaissais beaucoup ça... Combien d'années avais je mis à maîtriser mon don?! Et même maintenant, il m'arrivait de trop estimer mes forces... La preuve, la dernière fois dans ce même désert. Enfin, toujours est-il que je sentis MaO complètement apaisé et surtout, moins las. Si j’avais eu ce don là, il est sûr que je m’en serais beaucoup servi ! Mais ce n’était pas le cas, et puis j’avais hérité de la nature et ensuite de ma première quête des dons autrement important, et puissants… J’étais pleinement satisfaite, et là était l’essentiel.

MaO, sans doute pour le remercier à sa façon, se cabra légèrement, et émit un léger hennissement –très faible car les chevaux hennissent peu en vérité- avant de partir en trottinant vers l’oasis, disparaissant de ma vue en passant derrière la dune. Je me tourna donc vers Zëo, souriant discrètement, mais je pris soin pour le moment de ne rien dire au sujet de son acte, réservant cela pour un peu plus tard. Je ne voulais pas paraître impolie, or je faisais tellement de boulettes parfois… La fougue de la jeunesse comme on dit ! Nous nous dirigeâmes vers l’oasis. Il s’assit au bord de l’eau, à quelques mètres de moi, tandis que je m’agenouillais et buvais –je dois bien l’avouer- goulûment. Il faisait tellement chaud ! Et puis je n’avais pas vraiment l’habitude de tout ce sable et cette chaleur… Je saisis de ma main droite deux grandes gourdes rangées dans les poches du tapis de mon cheval, et je les remplis d’une eau fraîche. Lorsque je releva la tête, j’aperçut de l’autre côté de l’eau mon fidèle MaO qui buvait également. Lorsqu’il eût fini, il releva la tête, me jeta un coup d’œil, et ayant compris mon signe de tête, partit au petit galop au loin derrière la dune, allant sans doute vaquer à des occupations dignes de l’intéresser. Il reviendrait lorsque je souhaiterais partir de toute façon.

Je me déchaussa, et mis les pieds dans l’eau. J’adorais nager –malgré mon horreur pour l’eau-, mais pour cela j’attendrais la tombée de la nuit. Oui, rien de plus agréable que de se baigner au crépuscule tombant doucement, enveloppant les êtres dans une ombre lointaine… Et puis c’était déjà beaucoup que j’accepte de me baigner, et il fallait vraiment une très grosse chaleur pour que je le fasse facilement. Je bus à nouveau, ne pouvant m’empêcher d’apprécier ce courant glacé qui parcourait lentement ma gorge pour finir par me rafraîchir complètement.
Me relevant, j’observa un moment mon reflet dans l’eau brouillée. Mes cheveux tombaient en désordre sur mes épaules ainsi que le long de mon dos, et mon air énergique me donnait l’impression d’avoir une sauvageonne en face de moi…Sans parler de mes yeux bleus qui ressortaient avec une force que j’avais rarement vu. Je remarquais que ma peau très blanche était à peine halée, comme si le soleil n’avait pas de prise sur moi… Pourtant, j’étais depuis un moment dans ce désert… Dommage, mais bon, je n’étais pas bohémienne, donc je ne pouvais avoir un aussi beau teint qu’elles… Et puis honnêtement, j’avais autre chose à penser qu’à mon apparence, même si j’y faisais un minimum attention quand même.

Je tourna mon regard vers Zëo, et le vit dubitatif devant son reflet également. A croire que se voir dans l’eau nous renvoyait une image peut être désagréable ou étrange… Les sensations qui s’emparent de nous à ce moment la sont tellement étranges…et incompréhensibles.
Je l’observa alors moi aussi. Il me faisait penser à un animal farouche au poil terne, remplit de doutes, de peurs, et de désespoirs. Je ne savais rien de lui, mais tout dans son attitude le laissait croire. Ses yeux d’un vert flamboyant à mon sens ne faisaient que renforcer ceci. Malgré tout, je sentais bien, qu’il avait des choses à prouver, et qu’il ne manquait pas de courage ni de persévérance. Il fallait seulement qu’il sorte de sa coquille, et qu’il laisse passer sa véritable nature. Les épreuves inhibent parfois les êtres, et si on ne réagit pas, on gâche toute sa vie… Seulement pour accomplir ceci, il ne fallait pas se débrouiller seul… Mais accepter de l’aide n’est pas vraiment évident… malheureusement. Pour ma part, j’avais assez tendance à tendre la main à des gens, mais seulement lorsque je trouvais en eux des qualités que j’appréciais… des gens qui me prouvait que ça en valait la peine… Peut être était ce du à mon enseignement et mon statut de guerrière… Toujours est-il que le courage était primordial pour moi, avec de nombreuses autres choses….

Je me leva souplement, et alla m’asseoir à côté de lui. Entre temps, il posa sa question, en me rappelant étrangement moi parfois, plus jeune… Heureusement, en grandissant ça passait tout seul. A moins que ce ne soit à force de persévérance. Je souris avant de répondre, prenant mon temps, laissant mon regard effleurer l’eau. Je trouvais amusant l’idée que je pouvais être en cavale… En cavale pour fuir la cour et toute cette comédie... royale, ça c’était certain ! Je décidais donc de répondre la sticte vérité, on ne peut plus calmement :


- Je suis en cavale pour fuir les mauvaises valeurs qui ont envahies ce monde, et surtout pour fuir certaines de mes obligations qui ne me correspondent pas… Mais rassurez vous, je ne manque aucunement à mes devoirs, bien au contraire, simplement j’aime souffler de temps en temps et revenir à mes sources, mes inspirations…

Je marqua une pause. Ce n’était que trop vrai. Pourtant, j’étais tellement disponible pour aider mon peuple… Je voulais tellement participer à la « guerre » qui se déroulait en ce moment même… Mais ça, justement au grand dam de ma mère, allait bientôt être réalisé. Dès que les elfes rentreraient en jeu, je serais à leurs côtés. Je repris, toujours posément, mais cette fois mes yeux trouvèrent les siens :

- Je viens effectivement de loin… Connais tu la capitale elfique ? Elle est située au cœur de la plus belle forêt d’Evalaness… Eh bien c’est de là que je viens. Un endroit merveilleux…

Je marqua à nouveau une pause, réfléchissant. Lorsque je repris, j’étais mi taquine, mi sérieuse :

- La curiosité est un bon défaut à mon sens… Il faut bien apprendre, non ?

Je souris, jouant d’une main avec le sable. Je préférais pour le moment ne pas trop le questionner, histoire qu’il ne se sente pas contraint et forcé, mais qu’au contraire il apprenne à se libérer naturellement. C’était un long apprentissage, et je me souvenais parfaitement d’avoir beaucoup galérer avec… Repensant à un moment précédant, je repris, annonçant mon état d’esprit :

- Au fait, je tiens à préciser que pour moi aussi toutes les races sont égales. Aucune ne sont supérieures à d’autres. Chaque race possède des atouts que les autres non pas forcément. Nous sommes tous différents mais cela ne veux pas dire que nous ne devons pas être tolérants, et nous accepter tel quel… De toute façon, nous ressentons tous les mêmes choses, alors les races, ça ne veut presque rien dire… Et surtout, je ne veux en aucun cas être traitée en tant « qu’être supérieur »… Tout ça c’est du vent, et cela me contrarie à chaque fois beaucoup. Rien ne vaut le naturel !

Finis je par conclure, un petit sourire aux lèvres, tandis que je jetais dans l’eau une poignée de sable, m’amusant comme une gamine (ça ne se reproduira pas xD). Je savais que ma franchise et mes opinions dérangeaient beaucoup de gens, que ce soit dans mon peuple ou dans d’autres. Mais je n’en avais cure. Je faisais –du moins je tentais- ce que je voulais. Personne n’avait à nous dicter nos actions et nos pensées…
Je me retourna à nouveau vers lui, très sérieusement cette fois. Je pris à nouveau la parole (décidément !) :


- J’ai senti et vu ce que tu as fait tout à l’heure. Sache que j’en suis très impressionnée. Rares sont les personnes capables de ce genre de choses. C’est souvent réservé à des races précises ou à des êtres particuliers. Tu as un très beau don, peut être même le plus beau. Mais il te faut apprendre à l’utiliser plus profondément. Tu peux faire des choses que tu ne soupçonnerais même pas ! Je te dis ça car je possède quelques dons, certains hérité de ma race, d’autres de mes quêtes… Et j’ai du y travailler énormément… Je peux maîtriser la chaleur et le feu, et par ce moyen je ne soigne pas mais je peux parfois arracher tout de même un être de la mort. Or il fonctionne comme le tien… C’est très éprouvant mais quel satisfaction de donner un peu de soi pour sauver une personne chère ou un être tout simplement… Alors penses y… Et si jamais tu veux apprendre, je suis là. Je ne te connais pas, mais si tu désires apprendre, je veux bien t’enseigner ce que je sais. Tu es intéressant, et c’est de plus en plus rare de nos jours… Ce serait dommage de perdre quelqu’un comme toi…

Dire ce genre de choses n’était vraiment pas facile pour moi. Je n’exprimais que rarement des choses comme ça, uniquement lorsque je sentais que c’était important par exemple. Mais j’avoue que là, j’écoutais mon cœur, comme à mon habitude, et celui ci ne m’avait jamais trompée… La preuve, Mik… (xD)
Je soupira… et cette fois, je me tus, regardant l’eau, admirant la plénitude de cet endroit, cet apaisement, ce repos… Je ne reparla qu’au bout de plusieurs minutes de silence plongée dans des songes lointains. Et ce fut uniquement pour lui retourner sa précédente question. Me tournant donc à nouveau vers lui :


- Et toi… d’où viens tu ? Je ne connais que très peu cet endroit… Et puis… que fais tu ?

Je ne pouvais cacher que j’étais très curieuse, surtout lorsque je me trouvais en face de quelqu’un issu d’une civilisation totalement inconnue pour moi. C’était donc l’occasion d’en apprendre plus sur son peuple et sur lui, comme moi même j’étais disposée à en lui apprendre plus sur nous elfes, êtres si énigmatiques et hautains…
Et puis, j’avais bien envie de l’aider si je pouvais, ou tout du moins faire de cette rencontre une belle aventure humaine…
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MessageSujet: Re: Une arrivée Chaotique . . .   Dim 2 Déc - 14:59

[ Eeeh les zamoureux tongue J'existe aussi moua !
Sinon, y'a au-cun problème Eäròdia, moi aussi je s'rais surement absente quelque fois ! En tout cas bravo, ton message est super long ... Faut qu'je sois à la hauteur Razz ]


Plus Eäròdia lui parlait, plus les joues de Zëo prenaient des couleurs. Parler avec une femme avait toujours était une épreuve pour lui. Pourtant, il n'y avait pas plus enrichissant. Surtout quand son interlocutrice se trouvait venir d'une contrée lointaine, différente de la sienne. Remarque ... c'est idiot ça. Zëo n'avait pas de contrée precise où vivre. C'est bien ce qui faisait de lui un Bohémien d'ailleurs. Il n'appreciait guère que l'on lui colle une étiquette. Il préferait surement le terme plus poétique de "voyageur solitaire". Ces deux mots resonnaient en lui comme une evidence. Mais aussi comme une foudroyante réalité qui pesait parfois bien lourd sur son coeur et son esprit. Mais encore une fois, il n'y pouvait rien. Du moins, le croyait-il. Il avait perdu tout espoir de marcher aux côté d'un ami. Ou d'une amie. Il restait seulâtre avec ses amis les bêtes. Sans eux, Zëo serait mort depuis longtemps ...

Le jeune garçon avait regardé Eäròdia s'asseoir auprès de lui, puis se tremper les pieds dans l'eau fraiche de l'Oasis. Lui aussi appreciait l'eau tout autant que la terre, l'air ou le feu ... Ah non. Pas le feu ... Il baladait son regard sur la surface de l'eau, en prenant soin d'eviter de l'arrêter sur son reflet. La jeune Elfe avait egalement stoppé sur l'image que la surface avait formée sous ses yeux. Elle était donc revenue, et Zëo avait levé les yeux sur elle. Le jeune Bohémien avait toujours eu une clairvoyance developpée, il savait voir chez les autres ce que eux n'avait jamais remarqué. Il savait voir le bien dans le mal et le mal dans le bien. Pour lui, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ! Mais il est vrai qu'un regard, un sourire, peut devoiler enormement sur la personne duquel il se dessine ( chais pas si ca veut dire quequ'chose ... mais on comprend quoi ! )

Aussi, il decelait facilement chez cette Elfe un sentiment de tristesse, de mélancolie. Peut-être se trompait-il. Mais quelque chose en Eäròdia flottait, restait en suspend. Les hypothèses se voulaient nombreuses dans l'esprit de Zëo. Après tout ... Il est possible qu'elle soit issue d'un rang très haut placé, et que sa venue dans le désert n'est pas chose appréciée par son entourage ? Oh ... ce serait plutôt etonnant. Si tel était le cas, Eäròdia serait une Elfe très courageuse. Ou très farouche. Ou simplement inconsciente. Et puis non. Inconsciente, surement pas. Les Elfes sont plus réputés pour leur vision lucide et leur intelligence que pour leur sentiment de superiorité. Il suffisait d'observer ne serait-ce qu'un instant le visage harmonieux de la jeune Elfe pour se rendre compte qu'il respirait d'une elegance et d'une maturité inegalable. Zëo se surprit même à penser le mot "harmonieux". Il regarda un instant dans le vide.

C'est bien la première fois qu'il trouvait "harmonieux" quelque chose de nature vivante. Ue fleur est harmonieuse, une rivière est harmonieuse. Mais une femme. Une Elfe ... Oulaah ... Ca tournait plus rond dans la tête de Zëo. La secheresse, la chaleur du désert certainement. Mais il est vrai que le jeune garçon brûlait d'une curiosité qu'il avait facilité à retenir. Il n'aimait pas poser un interrogatoire à la première personne venue, même si celle-ci se montrait agréable et à son écoute. Reciproquement d'ailleurs, il hesiait toujours à se devoiler lui-même alors bon. Mais peut-être qu'Eäròdia était ... amoureuse ? Cela était beaucoup plus probable que sa première idée ! Ceci explirait cela. Ceci expliquerait ses geste aériens, ses paroles claires, son air rêveur mais ferme à la fois. Zëo s'egarrait sur un terrain qui ne lui appartenait pas. L'amour. Pfffeuh. Lui ne connaissait rien de l'amour humain. Tant mieux ou tant pis. Tant pis.

Le jeune garçon se forcait à dire qu'il n'en avait pas besoin. Mais son coeur disait tout le contraire. Zëo ecoutait rarement son coeur. C'était fort dommage d'ailleurs. Il se faisait violence pour ne pas suivre le chemin de son coeur, celui-ci lui indiquant de revenir sur ses pas, ou de stopper quelque part. Fonder une famille, aimer et être aimé. Ridicule ! Il n'avait pas besoin de ça ... Du moins le croyait-il. Zëo soupira, et serra ses genoux dans ses bras. Il se ramassa un peu sur lui même, sous la fraicheur de plus en plus intense de la nuit. Eäròdia se mit à lui parler, et il se laissa legerement bercer, trouvant que la voix de la jeune Elfe était tout aussi mélodieuse que la brise du vent qui passait dans ses cheveux. Il tourna la tête vers Eäròdia et fut parcouru d'un frisson dès lors qu'elle le regarda droit dans les yeux. Manque d'habitude. Il se tut et la laissa donc parler jusqu'à la fin. Un léger sourire se dessina sur son visage, chose rare, lorsqu'il parla à son tour.


- Je ne peux pas prétendre vous comprendre, ce serait idiot, vu que moi je n'ais aucune fonction precise en ce monde. Je n'ais pas de rang, et mes inspirations sont perpetuelles. Pourtant je pense que vous avez raison. Les devoirs ne doivent en rien vous etouffer.

Alors, il y'avait une part de vérité dans les pensées de Zëo: Eäròdia possédait un rang très haut dans la hierarchie Elfique ... A cette pensée, le jeune garçon eu soudain un peu peur. Qui apprecierait de voir une reine ou princesse Elfique discuter en compagnie d'un Bohémien pauvre et solitaire ? Il se ferait surement scalper sur place. Zëo se sentit soudain un peu mal à l'aise. Et si Eäròdia était ... une reine ? Il ne connaissait pas grand chose des Elfes, cela était vrai. Ce peuple était bien trop riche à ses yeux pour qu'il lui fut accessible de s'approcher de leur monde si mysterieux. Zëo se dandina un peu, mais la voix d'Eäròdia se fit plus douce encore, et il se calma. Il se sentit legerement honteux à la pensée que non, il ne savait pas enormement de choses sur la capitale Elfique.

- Je ... je suis navré. Des Elfes, je ne connais que les personnes. Et encore, c'est beaucoup dire. Votre nature degage tellement de mystères qu'il est bien difficile de connaître nombre de choses sur vous ! Et encore plus sur votre capitale. Pourtant, je rêve d'un jour où je poserais pied dans cette forêt que vous citez de merveilleuse. Je vous crois sur paroles d'ailleurs. Je ne doute pas qu'elle doit être magnifique.

Zëo ne disait que des choses vraies. Il avait souvent pensé à s'approcher de cette forêt qui l'attirait à l'époque bien malgré lui. Pourtant, il n'osait pas. Ironie quand on sait qu'il a parcouru nombre de terres, nombre de routes pour venir jusqu'ici et connaître le monde d'Evalaness. Mais non, jamais ne s'était-il rendu à la Capitale Elfique.

- J'aime entendre les Bardes voyageurs chanter les légendes de vos régions, il est vrai. Et ces légendes ne font que nourrir la curiosité d'aller un jour me rendre dans le monde des Elfes. Tout comme il me fait rêver de voir un ange, une sirène ! En réalité, j'aspire à tout voir, de tout savoir, de tout connaître ... C'est ... un peu ridicule, non ?!

Zëo baissa legerement la tête et ses joues rosirent un peu. C'est vrai, dans ses paroles, l'on pouvait sentir beaucoup de puerilité. Tout savoir, tout connaître ... On dirait un gosse qui ne sait rien de la vie. Tsss. Pourtant le jeune homme continuait d'écouter la jeune Elfe d'un air paisible, et il la regarda de nouveau, sa timidité s'evaporant petit à petit. Elle lui parla alors des dons. Zëo aimait parler du sien a qui voulait bien l'entendre ! Mais il se méfiait tout de même. L'on avait deja essayé de se servir de lui.

- Mon don m'est apparu alors que j'étais encore un enfant. Je ne sais qui m'en a fait cadeau, bien que je me doute qu'il s'agisse de la nature. Remarque ... je n'en sais absolument rien. Un ... un drame affreux venait d'arriver dans ma famille. Et je fus obligé de ... de prendre la fuite.

Zëo s'arreta brutalement. C'était la première fois qu'il parlait de son enfance. Il ne s'en était pas rendu compte. Mais autant continuer maintenant. Il regarda Eäròdia et la lueur de ses yeux lui redonnèrent un peu de courage.

- Je m'enfuis avec le peu d'affaires qui me restaient. A travers les forêts et les montagnes, mon don apparu peu à peu. Je pouvais en effet communiquer, apprendre les animaux. Je pouvais egalement comprendre la nature, tout ce qui m'entourait. Dit de la sorte, cela parait un peu ridicule. Pourtant je suis fièr de posséder ce don. Tout comme vous aussi, j'imagine. Je sais bien que nombre de gens en ont des plus importants que moi. Par exemple, vous possédez le don redoutable du feu. Mais notre don nous sert à nous sentir unique ! Aussi, depuis que je suis Bohémien, dès lors où je m'enfuis de chez moi, il m'est apparu ce pouvoir incroyable. Moi qui n'était qu'un pauvre paysan, j'eu la force de communiquer vec toute chose, tout être. C'est ... c'est presque magique !

Zëo s'emportait avec plaisir sur ces paroles qui, trop longtemps étaient restées cloitrées dans une partie de son coeur, ou un coin de son esprit. Il ne se méfiait plus. Et de toutes façons, de quoi ? Il avait joie de répondre aux questions de la jeune Elfe.

- A présent je m'entraîne à soigner. Je possède le secret des plantes, et j'arrive à concocter nombre de potions, bonnes ou mauvaises d'ailleurs. Euuh ... je ne suis pas sorcier ! Mais ... à présent je veux soigner de par mon don. D'ailleurs, comme vous l'avez surement remarqué, j'ai ... j'ai adoucit les douleurs de votre ami, MaO. J'ai aussi su qu'il vous portait une affection inégalée. Et que lui vous le rendait bien egalement. Je n'ais pas cherché plus loin, c'aurait été impoli de ma part.

Zëo sentit alors son coeur s'embaler à l'idée qu'il pouvait recevoir un peu d'education de la part d'Eäròdia. Mais en même temps, sa timidité refaisait surface d'un seul coup. Il se tordit les mains et les passa dans ses cheveux d'un geste nerveux.

- Eh bien ... Je ne sais pas trop. Oh bien sûr, il n'y aurait pas de plus grande fierté pour moi, evidemment ! Recevoir l'apprentissage de la part d'une Elfe comme de tout autre personne est vraiment gratifiant. Mais je ne sais pas si je le mérite. Peut-être qu'avant ... Pouvez-vous me montrer votre don ? Car moi non plus je ne sais pas grand chose de vous ! Sachez que de ma part, vous ne recevrez aucun mépris. Je viens de très loin et ne possède pas de but précis dans ma vie. Je ... je ne cherche qu'à aimer au maximum les choses qui m'entourent. Je ne suis que voyageur ! Voyageur au ... disons, au passé douloureux ! Rien de plus bête quoi.

Zëo regretta de suite ses paroles. Pourtant il ne laissa rien paraître. Il s'appercevait qu'il ne parlait plus que de lui. Quelle impolitesse ... Il n'était vraiment pas fait pour le contact d'autrui.
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Eäródia Glil-Galad
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MessageSujet: Re: Une arrivée Chaotique . . .   Lun 3 Déc - 21:38

[T'inquiètes, tu es largement à la hauteur ! Wink (de toute façon, je choisis les personnes avec qui je poste...) J'aime beaucoup comment tu écris ^^ (Mik, ne rale pas, ce n'est pas Olorin,et quand bien même ce serait lui, pas de soucis xD) (juste pour le titiller un peu tongue )
Bonne lecture ! ]

Plus le temps passait, plus le jeune garçon s’ouvrait à moi, peu à peu. J’aimais l’entendre parler, preuve de son besoin de communiquer, preuve de la vie qui sommeillait en lui... Il s’était recroquevillé sur lui-même afin de se réchauffer, et je l’imita. Maintenant que le crépuscule tombait, la fraîcheur du vent se faisait saisissante. Or, ma petite robe légère habituelle ne me réchauffait pas des masses. Et comme je n’avais rien prévu de chaud mis à part ma grande cape/capuche, j’étais bien obligée de rester comme cela. Après tout c’était assez agréable, surtout après cette chaleur.

Je le vis perdu dans ses pensées –tout en m’écoutant tout de même- et je surpris la lueur de compréhension traverser ses yeux... Il était vraiment loin d’être stupide, et cela ne rendait les choses que plus intéressantes... Mais cela m’indiquait très clairement que je me devais de lui dire certaines choses, ma réalité en somme... Cela ne me dérangeait pas, puisque j’étais maintenant persuadée que je pouvais lui faire confiance. Seulement, j’attendrais la bonne occasion. Je ne voulais pas l’effrayer, or ‘mon rang’ pouvait parfois impressionner les gens. C’était –je trouvais- très stupide mais je n’y pouvais rien. Je ne l’avais pas choisi, j’étais née avec. Un avantage diront certain, une contrainte selon d’autres tels que moi. Ce n’était qu’un ‘titre’ purement héréditaire... Qui ne valait strictement rien. La valeur de quelqu’un est, comme je l’avais dit plus haut, de par ses actes, ses pensées. En fait, c’est un peu comme l’argent. Complètement futile...

Lorsqu’il annonça qu’il ne connaissait quasiment rien de mon peuple ou de ma capitale, je n’en fus pas étonnée... Nous étions tellement renfermés sur nous même que nous ne laissions pas de place aux autres peuples, et nous étions somme toute de parfaits égoïstes. Sans doute pour ça aussi que de plus en plus d’elfes partaient voyager quelques temps afin de découvrir ‘le monde’. Comme moi par exemple... J’avais tellement le sentiment d’étouffer là-bas lorsque j’y étais trop longtemps...
Dans tous les cas, une idée germait en mon esprit. Je la sentais, là, presque prête à sortir s’épanouir, mais je la retins. Dans quelques instants, je lui permettrais de se découvrir... La patience est une vertu... Sachez dans tous les cas que je n’étais aucunement manipulatrice ou calculatrice... non, j’écoutais simplement perpétuellement mon cœur... Et il ne m’avait jamais trompé jusqu’à présent.


Je souris doucement. Les rôles s’étaient inversés. Habituellement, j’étais à sa place, à questionner tout le monde pour apprendre, toujours plus, encore plus. Or la, c’était –du moins en apparence- tout le contraire. J’étais ‘la sage’ et lui l’apprenti. C’était d’un ridicule... S’il savait que cette phrase qu’il venait de dire, c’était justement celle que je devais le plus dire ! S’il savait comme ma soif d’apprendre était inépuisable... je dirais même très fatigante ! En tout cas, il semblerait qu’aujourd’hui, je faisais preuve d’une rare maturité. Enfin, ma jeunesse n’allait sans doute pas tarder à ressortir... De toute façon, il était certain que j’aimais enseigner... allez savoir, peut être qu’apprendre toute seule m’avait ouvert les yeux... pour apprendre plus, il faut communiquer... que cela plaise ou non. Sinon, on reste enfermé sur soi-même, et ce n’est pas bon du tout, cela donne l’effet inverse...

Il commença alors à me parler de son dos, et je me mis à réfléchir au pourquoi du comment. J’essayais toujours de comprendre les actes de la nature... Après tout, ça faisait parti des devoirs des elfes... Ecouter, comprendre, sauvegarder cette entité si puissante... C’est alors qu’il s’arrêta brutalement. Je posai mes yeux sur lui, comprenant pourquoi... Il compris je pense la volonté de mon regard et il reprit, me contant alors certaines choses qu’il n’avait sans doute jamais du dire à grand monde. Je ne lui voulais aucun mal, juste l’aider... Et s’ouvrir est un des remèdes... Puis comprendre, pour enfin pardonner...
Je comprenais parfaitement la sensation magique qui avait du l’envahir. C’était effectivement jouissif que de se découvrir quelque chose de spécial, que les autres n’ont pas, ou alors différemment... Je souris alors, fermant un instant les yeux, essayant de rattraper la sensation fugitive qui m’avait envahie...
J’inclinai doucement la tête en remerciement de sa politesse lorsqu’il me parla ‘du contact’ qu’il avait eu avec MaO Boy tout à l’heure, et je me notai en moi-même de lui offrir la possibilité de recommencer. Rapidement après, je remarquai qu’il se passa la main dans les cheveux. Ma proposition l’avait légèrement intimidé. Mais il se reprit bien vite, et je vus ensuite le chemin qu’il parcourait avant même qu’il ne l’exprime clairement. Je souris donc, et j’estimai que le moment était venu pour moi de reprendre la parole. De toute façon, il attendait des réponses, et il était bien normal que je les lui donne.


- Il est parfaitement normal que tu te poses toutes ces questions, aucunement idiotes par ailleurs. On se les pose toutes à un moment ou un autre, et rassures toi, je suis moi-même dans cette période... Je suis tellement jeune....

Je soupirai. Il était vrai que je ne représentais pas vraiment la réalité ‘elfique’. J’étais d’une part très jeune et de deux, j’avais des idées plutôt trop ouvertes pour une elfe digne de ce nom, surtout au vu du rang qui m’avait été attribué. Mais je repris bien vite, une soudaine lueur de défi dans le regard.

- Tu le mérites largement, et même beaucoup plus que nombres de jeunes elfes vivant au cœur de la capitale qui ont toujours eu ce qu’ils voulaient, choyés par leurs parents... Tu es courageux, et cela en soit est rare de nos jours. La majorité des personnes sont couardes, malhonnêtes, et j’en passe... Il est aussi normal que tu ais un aperçu de ce que je sais faire. Sache juste que lorsque j’ai à la main mon sceptre –que j’ai obtenu en effectuant une quête-, je suis beaucoup plus puissante, et la durée d’énergie nécessaire à la réalisation de certaines choses doublée... La je ne l’ai pas, vu que je ne m’en sers qu’exceptionnellement...

Sur ce, je me tus, et ferma les yeux. Je n’avais pas encore décidé par lequel allais je commencer. J’aimais beaucoup ces deux présents qui m’avaient été offerts, mais l’un avait une petite préférence tout de même. Je décidai alors de l’effectuer en deuxième, laissant en premier celui que je considérais comme ‘banal’. Rouvrant les yeux, je fixa un moment une surface non loin de nous, et bien qu’il n’y ait ni branches ni herbes ni bois, une flamme apparue, puis une autre, et encore une, pour finir par former un feu de bois –sans bois !- reflétant l’éclat de ma lame -entre autre- posée par terre contre ma selle. Satisfaite, et réchauffée par la douce chaleur que ce feu propageait autour de nous, je tourna mon regard sur Zëo, et entreprit la démonstration de mon deuxième don –qui somme toute fait partie du premier mais qui est juste une autre forme, développée nettement plus tard par ailleurs- . Pour ce faire, j’avoue que j’hésitai. La dernière fois que je l’avais fait, c’était tellement naturel que je n’avais pas réfléchis à la manière du pourquoi. Mais là, c’était différent. C’était toujours très intimidant pour moi que de toucher une autre personne, peut être à cause du tabou qui régnait sur ma race. De toute façon, pour avoir une meilleure efficacité, il me fallait sentir le contact de la peau de l’autre sous la mienne donc l’affaire était réglée...

Je pris donc la main droite de Zëo dans mes deux mains, et je laissai –après m’être concentrée un instant- le doux filet de chaleur filer le long de mes doigts pour pénétrer dans sa main... Maintenant je pouvais sentir son sang battre contre ses tempes, mais aussi les battements de son cœur, le murmure régulier de ses poumons, ses pensées tourbillonner dans sa tête, et tant d’autres choses... Mais par ce lien qui grandissait au fur et à mesure que la chaleur se faisait plus importante, il pouvait aussi ‘toucher’ certaines choses en moi, comme l’avait d’ailleurs fait dans ce même désert cet être tant aimé... Je me repris, ne voulant d’une part pas pénétrer son intimité, et d’autre part, ne voulant pas me vider complètement de ma propre chaleur puisque c’était la mienne que je lui transférais... Et puis, il était bien évident que je voulais préserver certains souvenirs qui m’étaient chers... Je savais déjà qu’ils avaient transpirés quelque peu. En tout cas, je me sentais complètement apaisée, comme à chaque fois que j’effectuais cet acte. C’est fou comme c’était bénéfique...

J’étais malgré tout consciente du gêne que cela allait occasionner, chez lui comme chez moi. Je retira donc mes mains, et regarda l’eau, essayant de reprendre le cours de mes pensées ‘normales’ et surtout, voulant reprendre mon propre contrôle afin de ne pas le troubler davantage...
Je décidais donc qu’il me faudrait parler, dissipant la gêne commune et inévitable.


- Tu vois, ce genre d’exercice est très similaire aux soins d’un blessé... Mais il vide énormément... Et il faut donc apprendre à se contrôler avant tout. Car mourir pour sauver quelqu’un, c’est certes très beau mais guère utile ! Sache que jamais je ne moquerais de toi ou d’un autre, et que même si tu refuses pour le moment d’en apprendre plus, je comprendrais, mais que surtout, ma porte reste toujours ouverte, même pour plus tard... Nous pourrions même échanger certaines de nos connaissances au niveau des plantes, car la aussi, même si nous fabriquons peu de potions, notre connaissance des plantes est importante puisque nous devons nous assurer qu’elles vont bien pour le bien de la forêt...

Je le regarda, le sondant encore une fois afin d’être certaine des paroles que je m’apprêtais à prononcer. C’était l’heure de dévoiler mon idée de tout à l’heure... Ainsi, le regardant, le visage impassible pour ne pas l’influencer d’une manière ou d’une autre, je lui proposa :

- Par contre, je suis dans le regret de t’annoncer que si tu désires suivre un enseignement de ma part, tu seras obligé de venir passer du temps dans la forêt et dans la capitale elfique... Oh bien sûr, autant de fois que tu le voudras je viendrais quelque soit le lieu car je voyage beaucoup, mais sache que tu as la possibilité de venir vivre –temporairement- dans ma cité... Mes obligations me contraignent à passer du temps là-bas, mais ce serait avec grand plaisir que je t’accueillerais en ces murs... Ce serait nettement plus réjouissant pour moi de répondre à mes obligations et donc d’être prisonnière de la capitale si je te savais là. C’est comme un but en quelque sorte. Mais je ne t’oblige en rien, c’est ton choix, tu décides car ce n’est pas une décision à prendre à la légère. Peu de personnes sont autorisées à vivre chez nous s’il n’est pas elfe. Mais bon, si tu acceptes, il n’y aura aucun problème pour toi, je te le garantis.
Je replongeai mon regard dans les ténèbres, réfléchissant aux conséquences de ces paroles... Peut être étais ce pour moi le moment de lui dévoiler quelque peu mon identité ?! En même temps, je préférais attendre sa réponse... Au moins, ça servirait d’introduction aux quelques règles à respecter... Heureusement qu’il n’y en a pas beaucoup ! Je me surpris à penser que c’était étrangement facile pour moi d’autoriser des personnes à vivre chez nous... Si je pouvais le faire pour Lui... Mais ce n’était vraiment pas possible pour son cas, même si je me battais contre ma mère et tous ses conseillers... Je soupirai à nouveau, comme à chaque fois que je pensais à Lui ou à Eux...
Je me retournai vers lui, reprenant le fil de la conversation ou plutôt de mon monologue (sic) et je repris certaines choses qu’ils avaient prononcées tout à l’heure :


- Il arrive souvent qu’aux gens ‘spéciaux’ la destinée fasse en sorte qu’ils coupent les ponts pour pouvoir accomplir leur destin... Ainsi, même si c’est très dur, il faut apprendre à l’accepter, bien sûr vivre avec et ne pas oublier car c’est ce qui te rend humain, et avancer, toujours, encore plus loin. Faire le plus de bien possible autour de soi, ne pas oublier de vivre pour soi aussi, et rendre à la destinée l’hommage que tu lui dois pour avoir reçu un don... transmis par la nature en son nom. Enfin, c’est ce auquel je crois... C’est une des croyances elfiques. Mais je trouve que c’est une bonne philosophie. Ca aide... souvent. En tout cas, c’est absolument magique, ça oui ! Je m’émerveille encore de ce qu’on ressent en ‘pratiquant’...

Je souris, franchement, satisfaite, paisible. Autant de mots pour résumer quelque chose d’in résumable. Et pour reprendre encore une chose, je dis d’une voix malicieuse, comme en temps normal :

- J’aspire également à tout voir et à tout connaître... Pour que lorsqu’on dira « Regardez, encore une elfe, elle se la raconte » eh bien ce ne soit que la vérité puisque à ce moment là, je connaitrais tout ce qu’il sera possible de connaître... Alors tu vois, ce n’est pas stupide, c’est la jeunesse comme disent –pardon pour l’expression- les vieux.... [xD]

Je marquai une pause, souriant toujours, ma malice s’étant réveillée. Je repris mon sérieux et ma franchise pour lui assurer une dernière fois :

- Sache que je ne te demande rien... Tu es aussi libre que le vent que je le suis... même si tu dois l’être beaucoup plus que moi. Et puis, ton passé, je peux l’entendre. Mais je ne te forcerais en rien à ce sujet. Tout le monde possède ces propres blessures... Disons que je t’offre une possibilité de découvrir le monde elfique, mais bien sûr, quand tu veux... et sans arrière-pensées ni quoi que ce soit d’autre d’ailleurs. Je suis comme ça... j’écoute perpétuellement mon cœur, or, il ne m’a soufflé que des bonnes choses jusqu’à présent. Alors j’applique... ses conseils.

Je souriais une dernière fois, attendant maintenant ses réactions. J’espérais juste ne pas l’avoir effrayé... Il semblait si fugace... Aussi dur à saisir que le vent !
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Mikhaïl
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MessageSujet: Re: Une arrivée Chaotique . . .   Sam 8 Déc - 2:23

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Une arrivée Chaotique . . .
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