Evalaness

Evalaness... Un nouveau monde magique...
 
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 Au sommet... le bonheur s'y trouve t-il ? [PV Mik]

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Eäródia Glil-Galad
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MessageSujet: Au sommet... le bonheur s'y trouve t-il ? [PV Mik]   Dim 9 Déc - 15:32


|Court, très court -_- Mais je te remercie de ton effort ! ]

Dès que je me leva, je sentis sa main rassurante dans la mienne et l’autre posée dans mon dos. Déjà, je sentais l’effet bénéfique de sa présence. Mais je n’étais vraiment pas au mieux de ma forme. J’enrageais pour cela. Moi qui détestait être faible.... Je perdais de l’énergie à me battre contre moi-même, et c’était tout à fait puéril. Il faut parfois accepter les choses telles qu’elles sont, et ne pas tenter de se battre contre elles....
Mais ce n’était vraiment pas dans ma nature, semblerait-il. Peut être étais ce un signe du destin pour prévenir du non-retour que cette histoire entraînerait... Je ne voulais pas croire à cela. Il faut toujours être optimiste dit-on, et c’était bien ce que je faisais. Et puis, même si l’avenir était plus que sombre, cela ne voulait pas dire qu’on ne s’en sortirait pas....
Mon cerveau était embrumé, et je réagis à peine lorsqu’il me reprit en « position de vol ». De toute façon, il pouvait m’emmener au plus profond de l’enfer que je serais tout de même heureuse... Tant qu’il était avec moi.
C’est ainsi que je sentis l’air frais me balayer le visage, déjà bien froid... Les yeux mi-clos, j’essayais de ne pas perdre une miette du paysage, mais c’était difficile. Pourtant, je gravai à jamais toutes ces images en moi. Au moins, malgré la guerre imminente, j’aurai un espoir auquel me raccrocher... Un souvenir qui me remplirait d’une béatitude et d’un apaisement total, même pendant les moments durs.
Je reprenais tout de même mes esprits. Je sentais son esprit vagabonder et surveiller les alentours, concentré comme il était sur son vol. Je devais reconnaître qu’il avait fière allure. Mais je savais que malgré son apparence... royale, ma famille grincerait des dents... si elle l’apprenait. Pour le moment, il était impensable de leur en parler. Mais un jour, qui sait... L’espoir fait vivre comme on dit ! (xD)

Plusieurs heures plus tard, alors que l’obscurité planait toujours sur les terres d’Evalaness, il ralentit. Je sentis à la façon dont son corps se positionnait qu’il amorçait sa descente. Mon esprit s’éveilla alors, et mes sens cherchèrent à « goûter » l’odeur de cette terre encore inconnue.
J’étais troublée. Je me sentais attirée par cette terre sombre comme un aimant, et mon sang bouillonna en moi. Ma chaleur me revenait petit à petit, et je sentais que son choix était le bon. Ainsi, il ne se trompait donc jamais...
Des relents de souffre me parvenaient aux narines, mélangées à des vapeurs dont je m’enivrerais facilement... Il me fallait me ressaisir. Une sombre masse, tout proche de nous, me faisait peu à peu comprendre où nous étions... Une terre de feu... S’il savait comme son choix était judicieux...
Ce feu qui faisait partit de moi, allait me permettre de me ressaisir... Je ne saurais lui exprimer toute ma reconnaissance, et d’une main, je pressai son avant-bras...

Nous nous posâmes, enfin. Je respirai l’air frais mais chargé de nuances volcaniques, et, faisant un pas ou deux, j’admirai le paysage, ténébreux, menaçant, mais tranquille. Je retournai vers Mik, tout sourire :


- C’est parfait....

Lui prenant la main, je l’entraînai avec moi vers un petit promontoire dominant tout le reste. La vue était tout simplement superbe, malgré l’espèce de menace qui planait sur l’environnement. Et puis, je sentais la chaleur du volcan me regonfler à bloc d’énergie. Mes joues se coloraient, mes yeux brillaient à nouveau comme des joyaux malicieux, et je ne me sentais plus autant léthargique que dans le désert. C’était bon signe...

- Es tu toujours aussi doué ?

Lui demandais je malicieusement. Je me plongea dans ses yeux, et ne sut comment lui exprimer tout mon amour, toute ma reconnaissance pour cette journée qu’il avait su rendre exaltante... Je n’étais pas près de l’oublier... En fait non, je ne l’oublierais jamais.
Je ne voulais pas penser au lever du jour, et à ce qui le suivrait. J’aimais me penser dans un périple incessant à ses côtés, au vu de tous, juste pour rester avec lui. Peu m’important en cet instant les conséquences de nos actes... C’était cela les folies de l’amour.... C’était à cause de lui qu’on perdait la tête pour finir par nous perdre complètement... C’est peut être pour cela que je lui posa cette question (un goût de déjà vu xD), si lourde de sens...


- M’oublieras-tu ?

J’avoue qu’en cet instant je voulais entendre la chose que j’espérais. Peut être pour cela que j’étais si fébrile... Qui sait...
Il était certain que ce ne serait pas mon cas. Peut être que cette rencontre allait gâcher ma vie future... Non. Ca c’était uniquement si je le voulais... C’est nous qui faisons notre propre bonheur après tout. C’était toujours ce que j’avais voulu croire, je ne vois pas pourquoi je changerais subitement de philosophie !
Je me pelotonnai contre son torse, mon besoin de chaleur –de sa chaleur- n’étant pas encore assouvi. J’étais tentée de rester comme cela des heures... ma vie entière... mais je savais pertinemment que je ne le pouvais pas. Des heures sombres arrivaient, et de la tristesse la poursuivait, inlassablement. Nous ne sortirions pas de tout ça sans dommages...
En même temps, pouvais je envisager sérieusement de vivre une vie normale à ses côtés au vu de nos postes respectifs ? Pouvais je envisager d'avoir des enfants et de perpétuer une lignée ancestrale dans un monde si troublé ? Pouvais je espèrer un amour éternel digne des contes de fée ? Je crois que non...
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Mikhaïl
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MessageSujet: Re: Au sommet... le bonheur s'y trouve t-il ? [PV Mik]   Dim 9 Déc - 18:00

[Je ne suis pas au meilleur de mes capacités la nuit... dans ce domaine What a Face]

Nous volâmes pendant un bon moment, nos deux corps accrochés l'un à l'autre, tel une étoile filante parmi tant d'autres. Le vent glacé s'engouffrait dans chaque petite parcelle de notre peau, et, prudemment, j'attrapais ma veste que j'avais laissé pendre à ma ceinture, et la posait sur la princesse. Celle-ci semblait flotter entre deux mondes, celui du réel et celui du rêve. Je ne prononçai pas un mot afin de ne pas la déranger, m'assurant que nous étions bien seuls dans ce ciel constellé d'étoiles. Une fois de plus, je constatai que cet endroit était vraiment magnifique. J'avais l'impression de découvrir Evalaness à travers un autre regard. Moi qui n'avais vu, jusqu'ici, que les horreurs du peuple qu'elle abritait... Je me rendais compte à quelle point la vie devait être croquée à pleine dents. En fait, j'avais l'impression d'avoir perdu 6 ans de ma vie, 6 ans au service de Milo, 6 ans en quête de souvenirs inexistants, 6 ans aveuglés. Cela me rappelait un poème peu connu que j'avais entendu une fois, dont voici un passage :
"Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu,
C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu."
Je mourrais d'envie de le dire à Eä, mais je préférais qu'elle se repose au lieu de m'entendre raconter quoique ce soit. J'aperçus enfin le volcan, au loin. Telle une masse encore plus sombre que la nuit elle même, il dominait le paysage, effrayant, menaçant. Et dire qu'il pouvait se réveiller à tout moment... Enfin, ce ne serait pas cette nuit. Je refusais catégoriquement de le croire. La malchance ne nous suivait pas à ce point là.
Je ralentis l'allure, pour me poser au pied du mont. Le sol couleur charbon semblait glissant sous nos pas : de la lave séchée. Je lâchai, à regret, la princesse, et fis moi aussi quelques pas. L'endroit semblait tranquille, et curieusement silencieux. Je ne savais strictement rien des nymphes, et notai dans un coin de ma tête de demander à Eä si elle pourrait m'éclairer sur le sujet. Il nous fallait rester prudent.
Mes ailes, jusqu'alors unique source de lumière, disparurent sans bruit. La lune reprit le dessus, et nous éclaira faiblement de ses rayons blanchâtres. Eä se retourna vers moi, et m'adressa quelques mots. Avais-je une fois dans ma vie jamais fait quelque chose pour faire plaisir et non pour satisfaire ? Je ne savais pas comment m'y prendre... Je ne savais plus.
Mes yeux s'habituèrent rapidement à l'obscurité, dans laquelle je voyais plus facilement qu'un être normal. Eä m'entraîna vers un promontoire et grimpa dessus. Je l'imitai, elle semblait plus en forme que tout à l'heure dans le désert. La question qu'elle posa ensuite me fit sourire, alors que mon regard se baladait à l'horizon, qui, il faut l'avouer, était moins fascinant que dans le désert. Mais s'il fallût que ce soit pour le bien-être de la princesse... Je n'aurais pas hésité à recommencer.
Pour simple réponse à sa question, je dis :


"Peu importe, je ne t'égalerai jamais."

Chacun sembla plongé dans ses pensées pendant quelques secondes. C'était un point commun assez peu commun qui nous qualifiait tous les deux : nous passions notre temps à nous poser des questions, et à laisser notre esprit divaguer sans un mot. Comme j'aurais voulu en cet instant qu'elle lût dans mes pensées... J'étais incapable d'exprimer mes sentiments. Un vrai mur de glace...
Alors qu'elle, c'était la flamme qui me faisait littéralement fondre. Qui pouvait se vanter de m'avoir arraché plus de trois phrases consécutives, à part peut-être Milo ?
Milo... Je chassai le tyran de mon esprit immédiatement, avant de m'infliger une torture mentale que je vivais trop souvent. Eä parla.


"Même si les cieux m'y forçaient, je ne pourrais jamais te chasser de mon esprit. Crains-tu de m'oublier ?"

Je savais pertinemment que cette journée resterait gravée dans ma tête pour l'éternité. Je savais que je n'oublierai jamais la jeune femme, pas après ce que nous avions vécu, et peu importait la suite des évènements. Même si elle décidait que nous ne devions plus jamais nous revoir, je ne l'effacerais jamais de mon esprit... Elle était quelqu'un de trop exceptionnel. Différente des autres que j'avais rencontrés jusqu'ici. Différente au point de me faire changer, différente au point que je lui faisais aveuglément confiance. Moi qui avais douté d'elle le matin même, je me sentais entièrement sous son emprise désormais. Si elle me demandait de m'envoler au bout du monde avec elle, et de laisser celui-là derrière nous, je le ferais. Si elle me demandait d'abandonner toute activité avec Milo, je le ferais. Si elle me demandait de l'oublier... Ce devait être la seule chose que je me sentais incapable de faire pour elle. Mais je ne pensais pas qu'elle me demanderait jamais ça. Elle semblait beaucoup trop attirée car l'aventure et le danger pour ça.
Malgré la distance, malgré les forces qui nous séparaient, malgré tout, malgré elle, malgré moi... Je l'aimerai.
Sortant de mes rêveries, je demandai à la princesse, qui semblait s réchauffer, et dont je me rapprochai infimement :


"Tu te sens mieux ?"

Je ne tenais pas à l'épuiser d'avantage. Et puis, il fallait peut-être qu'elle dormât un peu, non ? A force de voler, mes muscles aussi s'étaient alourdis. Je proposai :


"Nous pourrions faire un petit feu de camp ici. Ca m'étonnerait que l'on nous repère : le volcan crache souvent des petites gerbes d'étincelles de sa pente. Et nous reposer un petit peu..."


Sans vraiment attendre de réponse, je descendis du petit promontoire et posai mes affaires au sol : mon épée et quelques bricoles qui ne servaient à rien. Je jetai un regard alentour, cherchant un moyen de faire un petit feu. Je ramassai alors un petit morceau de bois au sol, et le tendis à la princesse :


"Il devrait y avoir des mini-cratères partout autour de nous. Peux-tu allumer ce morceau de bois avec, pendant que je rassemble de quoi faire un feu ?"


Les arbres ne semblaient pas faire partie du paysage qui nous entourait, mais je savais que je trouverais de quoi nous dépanner. La nature regorgeait de ressources plus utiles les unes que les autres. La découverte d'une source chaude non loin de m'aurait même pas étonné. Et elle ne serait pas de refus après le bain de minuit glacé que nous avait offert le désert...
J'attendis la réponse d'Eä, déjà prêt à partir.


[Tu pourras me faire bouger Razz]

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Eäródia Glil-Galad
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MessageSujet: Re: Au sommet... le bonheur s'y trouve t-il ? [PV Mik]   Dim 9 Déc - 23:21

[Je sais :p je n’en n’ai jamais douté... xD on verra ça hein ^^]

Je me sentais redevenir moi-même, et je notai la présence de mon esprit malicieux plus que jamais là. Le pauvre, il allait encore subir mes assauts répétés... J’entendis le compliment qu’il me fit, comme ça mine de rien, et j’étais prête à riposter, mais finalement, je décidai de lui laisser ce point. Il fallait que je lui montre que je savais être sage et douce, mais surtout réfléchie... Je n’étais pas que la pauvre folle complètement allumée qui passait son temps à taquiner son monde. De toute façon, je ressentais un tel besoin d’être auprès de lui que je ne voulais en aucune façon le faire fuir.
Certaines personnes pensent que les filtres d’amour existent, eh bien maintenant, je savais que je pourrais leur rire au nez ouvertement. Les coups de foudre, où ce que vous voulez appeler comme cela, oui. Mais j’étais plutôt d’avis que ce n’était qu’un long éveil progressif de nos esprits communs qui avait permit d’accomplir cette sorte de miracle... Après tout, il parait que quand on le cherche, on ne le trouve pas. Pour ma part, jusqu’à présent, je m’en fichais éperdument, et voilà qu’au gré d’un chemin, ou plutôt, dans un arbre, j’étais tombé sur la personne la plus insolite du moment, et que j’étais maintenant certaine de l’inclure dans ma vie pour un long moment, voire pour l’éternité. C’était finalement pas si désagréable que ça que de se sentir transporter dans les rêves les plus fous, d’avoir une telle confiance en quelqu’un, une telle communion... Je savais que je lui confierais ma vie alors que je ne le connaissais très peu, et que j’étais prête à tout lui dire... Aucun mensonge, jamais... Je n’en étais pas capable, pas vis-à-vis de lui. C’était une telle fusion entre nous, que même maintenant je ne me l’expliquais pas... Et puis quoiqu’il m’arrive plus tard, je ne voulais pas oublier ce sentiment, cette exaltation à son approche, à ses paroles... Je ne voulais pas l’oublier, tout simplement. Même contrainte et forcée, il resterait la, dans mon cœur, dans mon âme.
Je fut troublée je l’avoue par sa réponse suivante. Si je craignais de l’oublier ? Oh non, et c’était justement ça le problème... Je savais qu’il hanterait à jamais ma vie, et peut être cela me faisait t-il peur... Je craignais que si jamais il disparaissait de mon existence, son fantôme m’empêche de reconstruire ma vie parce que je l’aimerais encore trop...
Je ne répondis pas tout de suite, cherchant mes mots, le regard partout sauf sur lui, sauf dans ses yeux si pénétrants. Il semblait lire en moi comme dans un livre ouvert, et j’avoue que je n’avais pas l’habitude....
Lorsque je pris la parole, je tentai de me rendre infaillible, chose qui était véritablement fausse en cet instant :


- Ce n’est pas cette crainte là qui m’envahit... mais plutôt que tu me hantes jusqu’à la fin de mes jours ! Je ne saurais vivre sans toi...

Je ravalai ma salive. Ce n’était tout de même pas dans mes habitudes de faire ce genre de déclaration. Mais bon, ya un début à tout comme on dit ! Quant enfin je me retournai vers lui, je ne tremblai plus, bien au contraire. J’irais au bout du monde pour lui, quoiqu’il arrive. Je me ferais serf s’il le fallait, je vivrais dans les tréfonds obscures de la décadence, je deviendrais ce que bon lui semblera... Je livrais mon âme à la sienne... Pour le meilleur, et pour le pire (XD N’oublie pas le mariage hein xD).
Il se rapprocha de moi, et je dus me contrôler pour ne pas lui sauter au cou (xD bah oui, on me changera pas hein ^^). A sa question, j’hochai simplement la tête. La moindre parole devenait souffrance puisque un drôle de phénomène emplissait mes veines. On appelle ça le désir, mais pour moi, il allait de paire avec l’amour. Mon sang bouillonnait d’amour... N’est ce pas mignon ?! (xD)
Son idée suivante fut une fois de plus appropriée, et je le suivis donc, l’imitant tout en déposant ma lame précieuse au côté de la sienne, ainsi que quelques bricoles. Je gardais cependant contre ma jambe la lame dont il m’avait fait don dans le désert. Juste au cas où... Peut être y avait-il ici des contrebandiers féroces.
Il me tendit un bâton, que je saisis prestement. J’aurais été en forme, je ne me serais pas donnée la peine de l’allumer « mécaniquement ». Non je l’aurais fait d’une simple pensée. Mais je n’étais pas en état de jouer à l’apprentie sorcière, et je partis donc docilement (pour une fois !) à la recherche de ce mini cratère. J’avoue que ce volcan m’impressionnait. Moi qui maîtrisais le feu, je me trouvais en quelque sorte sur son temple... Des nuages de fumées sortaient ici et la, et des bruits sinistres se faisaient entendre. Si j’avais été seule, peut être aurais je crains une malheureuse aventure. Mais bon, ce n’était pas le cas alors...
Je sentais malgré tout la chaleur bouillonnante qui ne demandait qu’à sortir de son flanc... Et s’il se réveillait ? Je ne voulus pas y penser. Et puis peut être étais ce autre chose. Mon imagination par exemple !
J’allumai mon bâton au bord d’un cratère, et plongeant mon regard dans la lave en fusion, je me sentais attirée par toute cette chaleur... Je me repris, à temps pour ne pas me jeter dans ce chaudron mortel, et je décidai de revenir au « camp ». Mik avait installé de quoi faire prendre le feu, et c’est donc ainsi que nous nous retrouvâmes devant un feu de bois pour la deuxième fois aujourd’hui. Je m’installai volontairement à son côté, me réchauffant les mains auprès des flammes. Cela faisait énormément de bien. J’étais quasiment en forme maintenant, si ce n’est bien sûr la fatigue physique après une telle épopée !
Je me rôtie encore une minute, puis mon attention fut portée ailleurs. Comme si les pensées de Mik semblaient avoir forcé la réalité, un geyser d’eau –manifestement chaude- jaillit non loin de nous. Evidemment, je ne pouvais rester insensible à toute cette chaleur proche de moi. C’est sans doute pour ça que je me levai sans réfléchir et lui prenant la main, je l’entraînai vers cette source miraculeuse. On se reposerait plus tard :p
Arrivée au bord, je me déchaussa, et « goûta » l’eau avec mes jambes. Elle était vraiment chaude, mais une fois dedans, je n’aurai aucun déplaisir à y être...
Ni une ni deux, je m’y plongea toute entière, mon sang réagissant vivement à cet apport de chaleur inespéré. Je me débarrassai de quelques parties de robes inutiles –ne gardant que le strict nécessaire- et bien vite, je l’invitai d’un simple regard perçant à me rejoindre...
Oserais t-il franchir cette nouvelle épreuve ? Oserais t-il m’approcher ici, dans ce lieu plus qu’étrange ? J’espérai...


[Je l’ai fait :p Fallait pas me tenter xD ]
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Mikhaïl
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MessageSujet: Re: Au sommet... le bonheur s'y trouve t-il ? [PV Mik]   Dim 16 Déc - 18:59

[Mais qui t'a ainsi pervertie Razz ?]

Je disparus dans l'obscurité après avoir jeté un dernier regard à la princesse, qui partait déjà à la recherche d'un petit cratère où voler la source de vie de toute cette terre. Il me fallait faire vite, je n'avais pas envie de la faire attendre, ou qu'elle s'épuise à ne rien faire. Mais, visiblement, le fait d'avoir atterri ici l'avait déjà requinquée un petit peu. Non sans une pointe de méfiance, je m'enfonçai entre les quelques arbres qui avaient réussi à survivre à l'insurmontable. On ne pouvait pas dire que le bois était une source inépuisable dans le coin... Je trouvai quelques branches, mais trop peu à mon goût. J'arrachai aux arbres déjà morts brûlés depuis longtemps leur dernièrs membres, pas encore tombés en poussière, et revins vers l'endroit ou Eä et moi avions déposé nos affaires. Elle n'était pas encore là, et j'en profitai pour rassembler les quelques branches afin que tout soit prêt à son retour. Elle revint quelques secondes après, et nous allumâmes le feu sans tarder, pressés de se réchauffer... et peut-être de se retrouver l'un à côté de l'autre ?
A chaque fois que cet instant arrivait, je me sentais comme... revivre. La simple présence de la princesse me rassurait, me faisait me sentir mieux. Chaque fois qu'elle s'éloignait un peu, tout ce que j'attendais était qu'elle revienne. Que je puisse à nouveau sentir la chaleur de son corps contre le mien... Ecouter sa voix, sentir son parfum [fruité XD], plonger dans ses yeux bleu océan sans me soucier du reste. C'était comme si je l'avais toujours connue.
Elle s'installa près, tout près de moi, alors que mes yeux s'attardaient, pour la deuxième fois aujourd'hui, dans les flammes des entrailles de la terre. Je sentais bien que la princesse aimait le feu...Ou plutôt, qu'il faisait partie d'elle. Ne dit-on pas que chacun a son élément ? Je soupçonnais le feu d'être le sien. Elle donnait l'impression de se sentir beaucoup plus légère en présence de l'élément.
Moi je n'avais pas vraiment d'élément. Peut-être l'air puisque je volais ? Je n'en avais aucune idée. Dans les situations où j'aimais me retrouver, on ne pouvait pas vraiment retrouver une quelconque trace de feu, d'eau d'air ou de terre, cela variait trop. J'aimais la solitude, la nuit, les étoiles, je vivais avec des marres de sang autour de moi... Les forces du Mal m'avaient, en fait, profondément touché.
Je savais au fond de moi que je ne redeviendrai jamais celui que j'avais jadis été. Celui que je ne connaissais pas, en fin de compte, mais qui faisait partie de moi. On dit que le passé forge un Homme, mais qu'étais-je, puisque je n'avais aucun passé lointain derrière moi ? Six ans de vie... C'était tout. Et pourtant, ma soif de savoir ne s'arrêtait pas. A chaque indice, à chaque signe, mon intérêt, ma rancoeur se renforçaient. Le mystère s'ouvrait un peu plus chaque jour, et je savais que bientôt je saurais tout ce que j'avais besoin de savoir pour défaire les pires êtres de cette terre. Et vivre.
Je sortis de mes réflexions au moment où un geyser - un énorme geyser - jaillit juste à côté de nous. Je tournai vivement la tête, surpris, et soupirai au moment où je compris qu'il n'y avait pas vraiment de danger. Visiblement, l'eau était chaude. Les vapeurs qui émanaient du cratère creusé en témoignait. Et aussi la tête de la princesse : j'eus à peine le temps de réagir qu'elle avait déjà bondit.
Je souris intérieurement, elle semblait avoir retrouvé le souffle de vie qui l'avait caractérisée toute la journée. M'emportant dans son élan, elle arriva rapidement au bord du trou. Le jet d'eau diminuait peu à peu, mais était encore énormément puissant. Je songeais avec soulagement que nous avions bien fait de nous arrêter avant cet endroit. Je n'aurais pas apprécié de devoir passer ma nuit à récupérer toutes nos affaires au fond de l'eau xD
Avant que je ne puisse esquisser un mouvement, Eä n'était plus à côté de moi... mais entièrement immergée. Les derniers vêtements secs qui étaient restés sur elle gisaient à mes pieds, lâchement abandonnés, et elle était mouillée jusqu'au cou. Elle avait plongé. Je croisais les bras avec un sourire, faisant mine d'être dépassé par la situation. Mais au fond de moi, je savais très bien ce qui allait se passer. Et j'avais terriblement envie de la rejoindre...


"C'est mâlin..." dis-je avec une pointe de malice.

Je jetai un regard derrière moi : on ne me referait pas. Je filai chercher nos affaires, et d'un mouvement du pied forçai le feu à baisser un peu en intensité. Il brillait tellement fort que je soupçonnais Eä d'y être pour quelque chose.
Puis je m'approchai de la rive, songeur, mais déjà décidé. Le regard de la princesse des Elfes, un regard provocant il fallait l'avouer xD, semblait m'inviter à la rejoindre... Je l'imitai sans vraiment hésiter : d'un mouvement, je retirai tout ce qu'il n'était pas nécessaire de garder xD, et plongeai tête la première. L'eau était d'une température terriblement agréable, plus chaude que l'air glacé de la nuit. Je sentis mes membres de détendre alors que je remontai à la surface, comme apaisé par cette soudaine source de chaleur, et rejoignis la princesse.


"Alors, vous m'offrez déjà un bain de minuit, Majesté ? Ce n'est pas très correct, vous savez..." lui murmurai-je avec un sourire.

Je fis un dernier mouvement de bras pour me retrouver à quelques centimètres de la princesse. Ses cheveux trempés lui retombaient sur le visage, un visage que je ne pourrrais jamais oublier ; et alors que nos deux corps étaient à nouveau trop proches l'un de l'autre, je l'embrassai doucement.
Le monde autour de nous existait-il encore ?
En avais-je encore seulement conscience ?
Tout cela était-il vraiment réel...?
Je l'espérais. Je l'espérais plus que tout.
J'espérais que la nuit serait éternité...

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MessageSujet: Re: Au sommet... le bonheur s'y trouve t-il ? [PV Mik]   Mer 26 Déc - 1:25

[Ah je me le demande... Razz
Mais tout compte fait, je crois que je suis née comme ça Cool Razz ]


Une mèche rebelle tombant devant mes yeux, je ne le lâchais pas du regard…. Oserais t-il venir ? Dans un premier temps, je fis une expression que font tous les enfants pour attendrir leurs parents, surtout lorsqu’ils réalisent qu’ils ont fait une bêtise… Un regard de chien battu, avec la très perceptible lueur de malice habituelle qui dansait au travers…
A sa remarque pleine de malice, je souriais fièrement, et mine de rien, prenant un air angélique, je savais qu’il ne résisterait pas…
Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je le vis s’éloigner ! Si je n’avais pas eu un minimum de tenue (oui oui j’en ai malgré les apparences !) j’aurais ouvert la bouche en grand et j’aurais pu attraper des mouches avec . Heureusement, c’était intérieur ça. Malgré tout, je pensais vraiment qu’il allait me laisser la, toute seule dans ce trou d’eau bouillante, refusant l’inévitable… Pendant une seconde, je fus terriblement déçue… Ce moment aurait pu être sympathique… et voilà qu’il prenait la fuite !
Pourtant, je savais bien au fond qu’il n’était pas comme ça… et il semblerait que mon instinct ne se trompait véritablement jamais. Il revint vers moi, traînant nos affaires. Oui, question de sécurité oblige, et moi et mon inconscience aurait pu nous mettre en danger… Ah folle jeunesse !
Enfin bref, l’essentiel est que je le vis se préparer à plonger. Je dois bien avouer qu’à ce moment là, je surpris une soudaine montée de panique m’envahir… Qu’étais je en train de provoquer ? Et si je n’arrivais pas à la hauteur de ces nouveaux sentiments ? Si la tâche était trop ardue, même pour le dieu des dieux ? Questions pas vraiment existentielles, mais terriblement ennuyeuses… Il ne fallait penser qu’à l’instant présent, et à rien d’autre. Vivre chaque moment de bonheur intensément, comme si ce jour était le dernier. Ne pas penser à l’avenir, mais penser à lui, continuellement… Toutes ces émotions qui m’envahissaient… J’avais l’impression que l’avenir de ce monde était entre nos mains… Que nos actes allaient faire basculer d’un côté ou d’un autre la conclusion de cette sombre affaire… Idée stupide évidemment ! Comment une jeune elfe et un jeune… ange (car oui, pour moi c’était mon ange, peu importe qu’il soit déchu ou non) pouvaient-ils bouleverser l’univers ? Peut être parce qu’ils n’étaient pas n’importe qui ? (oui, we are stars of world B-) ) Permettez moi d’en douter…
Je ferma les yeux un instant, le temps de son plongeon en fait. Le temps de reprendre mes esprits… L’eau bouillante ne me facilitait pas les choses. Je me sentais revivre, je me sentais vivante (je me sentais chaude xD) , je sentais le cœur de la terre… Mon sang ne faisait que bouillir, et jamais je ne m’étais sentie aussi bien…
Lorsque je rouvrais mes yeux, j’avais fait le vide en moi. Vide qu’il allait bientôt raffoler de nouveau… Car il fallait bien l’admettre, j’étais complètement folle de lui… Je ne désirais qu’une chose, m’enivrer de lui… Toujours le sentir contre moi, avec moi, en moi… Ah il me faisait perdre la tête ! ! ! Je n’ai même plus assez de mots pour parler de lui, lui qui était tellement… merveilleux… répondant à toutes mes attentes… si parfait pour moi…
Je sortis de ma « pétrification » lorsque je le sentis près de moi. Et évidemment, dès que je reposa mes yeux sur lui, je me sentis faillir à nouveau… Ses yeux si étranges, si réels, si vrais… Ses mèches blondes rabattues par l’eau, un épi leur faisant un pied de nez, ses muscles tressaillants… Et surtout, un feelling tel que je n’en avais jamais ressenti de pareil auparavant… Comment pouvais je résister ? Avouez que je suis toute excusée !
Je fis mine d’être sérieuse en reprenant mes esprits et en réfléchissant à la meilleure façon de lui répondre… Charnellement ou palabrement ? (XD je me sens d’humeur « inventeuse de mots xD » déjà que je suis d’humeur…joyeuse ! xD) Bon, il fallait y aller molo hein ? ! :p
Alors dans un même murmure, les yeux on ne peut plus malicieux, je rétorqua, la mine taquine :


- Je ne vis que de politiquement incorrect…

Sa réaction suivante aurait pu me faire tomber dans les vapeurs les plus profondes que je me serais perdue dedans. Je crois que ce moment resterait à jamais gravé dans mon cœur, dans mes souvenirs, dans ma peau, dans ma vie. Je ne sais si vous pouvez imaginez ce que cela fait que d’avoir le cœur qui explose, les jambes tellement fondues que vous vous sentez entraîné dans un cratère obscur, où personne ne pourrait vous récupérer. Lorsqu’il m’embrassa, si doucement, si tendrement, j’avais des envies furieuses de me mordre sauvagement (xD), ou bien de courir partout, ou encore de tout lui donner, jusqu’à la dernière goutte de mon sang… Même maintenant, lorsque j’y repense, je ressens les mêmes choses qu’en cet instant… Il ne manque que lui…
Je l’enlaça, et je crois qu’il aurait fallu une scie pour m’arracher à lui. Mon sang était en éruption, mon cœur comme une Cocotte-Minute, mon âme emprisonnée à jamais dans la sienne, et s’il ne sentait pas tout ce que je lui disais à ce moment là, alors son cas était vraiment désespéré xD
Mes mains ne s’arrêtaient pas de lui caresser le dos et la nuque, remontant dans ses cheveux si doux… Je sentais chaque partie de ses muscles qui tressaillaient au passage de mes doigts, et ma peau était tellement brûlante que je me demandais comment je ressortirais de tout ça. Et aussi comment pouvait-il me toucher… Sans doute parce que la sienne était au moins autant brûlante que la mienne.
J’aurais pu rester comme cela pendant des heures. J’étais affamée de lui, de ses pensées, de son âme, de son corps… J’étais envoûtée, paralysée, subjuguée par lui… On m’avait jetée un sort, jamais je ne pourrais retrouver la raison, ou tout simplement mener une vie normale… sans lui… Je ne pourrais me résoudre à le quitter, à le laisser ne serait ce qu’une seconde… Pour lui j’étais prête à tout, tout quitter, devenir une « épouse aimante et fidèle jusqu’à ma mort » (xD) ou même mourir… De toute façon, sans lui, je n’étais plus moi-même… J’avais trouvé ma raison de vivre, d’agir.
J’essaya de m’échapper de ce baiser, en vain. Je nous fis tourner sur nous mêmes, l’eau chaude venant couvrir un instant nos épaules, avant de laisser un petit air frais caresser notre nuque. Le clair de lune était lumineux, et même les étoiles faisaient silence…
Mes mains étaient parvenues à tenir son visage, alors que je m’échappa doucement de ses lèvres. Je le tins ainsi le temps de le regarder, de fondre encore une fois devant ce regard si pénétrant et je souris, un sourire de bonheur, mais surtout, de remerciement…
Merci pour tout ce qu’il me faisait vivre, ce que personne n’avait jamais réussi à faire jusqu’à présent… Merci pour tout ce qu’il me donnait…
Pour me recalmer à nouveau, bien que je n’en avais guère envie, je rassembla mes cheveux, afin de libérer un peu mon visage couvert de mèches mouillées. Gênant tout ça xD
Mais bien vite, je repris la direction de ses bras. Je ne pouvais me passer de sa chaleur. Je ne me lassais pas de caresser son enveloppe charnelle qui cachait un vrai homme au cœur meurtri… Si je pouvais le guérir… Je le guérirais…
Même au cœur de l’eau, je pouvais sentir « son odeur », caractéristique si particulière qui me permettrait de le reconnaître sous n’importe quel déguisement, en n’importe quelle circonstance. Odeur qui me ferait perdre la tête si je la sentais là où elle n’aurait pas du être…
J’aurais voulu me dédoubler, et faire tant à la fois que l’esprit humain n’était pas capable de supporter. J’aurais aimé lui apporter tant de bonheur que son cœur en aurait craqué. Je l’embrasais à mon tour, aussi tendrement qu’il l’avait fait, ne me lassant pas de goûter ses lèvres, son « lui »…
Le désir est une chose, l’amour en est une autre. On peut désirer sans aimer. Mais le désir est amplifié, que dis je centifié lorsque l’amour est présent également… Et la, il était certain que l’amour était là…
Peut être pour cela que je murmura dès un instant de libre (xD) :


- Faisons de cet instant le plus beau de notre courte vie…

Un « je t’aime » avait failli sortir, mais de toute façon je crois qu’il le comprenait très bien sans paroles… Jamais je n’avais vécu quelque chose d’aussi fort…

Se pouvait-il que nous restions comme ça, pour l’éternité ? Se pouvait-il qu’on nous laisserait nous aimer en paix ?
Pouvait-il exister quelque chose de plus beau, de plus fort, quelque chose qui survive au delà des frontières ?
Pouvait-on espérer être heureux un jour ?
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Mikhaïl
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MessageSujet: Re: Au sommet... le bonheur s'y trouve t-il ? [PV Mik]   Mer 26 Déc - 22:00

[Pauvre de tes parents... xD]

J'espérais que la nuit serait éternité, alors qu'elle me rendait mon baiser et que mon corps tout entier frémissait au contact du sien.
Aurait-il pu être sur cette terre un endroit encore plus propice à la situation ? Un endroit plus romantique, plus attirant, plus magnifique ? Et pourtant, le paysage ne se résumait qu'à une masse sombre nous couvrant de toute sa hauteur, et d'un ciel étoilé. Les étoiles... Elles étaient en cet instant nos seuls témoins. Les seuls témoins de notre crime, de notre amour, de nos vies. Elles nous observaient, muettes et d'un oeil protecteur. Silencieuses, majestueuses... Etaient-ce des étoiles que j'avais retrouvées dans le regard de la princesse ? En tout cas, ses yeux brillaient de la même intensité, des yeux bleu océan, profonds. Deux yeux dont j'étais amoureux. Terriblement amoureux.
Etait-ce un crime que d'être amoureux ? Ca ne l'était peut-être pas... Pas en situation normale. Mais notre amour, si c'en était, n'était pas seulement un crime en ce monde, il était aussi dangereux (que ce soit pour elle et pour moi) et extrêmement puissant. Un amour contre nature, un amour arraché aux lois qui gouvernent ces terres, un amour unique... Et pourtant, un amour qui n'était né que quelques heures plus tôt, et qui aurait pu paraître éphémère. Même si je savais que, pour moi, il était impossible de songer à le laisser filer ou à l'oublier. Cette sensation était tellement différente des autres... J'avais l'impression que chacune des paroles d'Eä réchauffait mon coeur, ou bien que chacun de ses mots rallumait une petite flamme dans mon esprit. Peut-être me sentais-je à ce moment là si proche d'elle que si son coeur s'était arrêté, le mien aurait suivi.
Cette histoire ressemblait malheureusement trop à ce genre d'histoire d'amour que l'on ne lit que dans les livres (même si je n'en avais jamais lu une moi-même), ce genre d'histoire qui finit toujours mal... Une union interdite entre deux êtres que tout éloignait, que tout séparait, et pourtant une union entre deux êtres liés par des liens plus forts que les forces du monde lui-même. Et malgré tout, je semblais étrangement entraîné dans ce tourbillon infernal de mon plein gré... J'aimais le danger. Me pardonnerait-on d'avoir failli ?
Mais après tout, de qui cherchais-je le pardon ? J'avais été banni du Royaume des Anges, renié par mon père, le roi, le Roi des Anges en personne, abandonné à ma solitude, à mon désespoir, lâché aux loups, en territoire ennemi, seul, pour toujours...
Et elle, elle que nulle n'égalait, que ce fut dans le domaine de la parole, du charisme ou de la force, elle était apparue, comme ça, au gré d'un chemin que des milliers de pas piétinnaient chaque jour. Et on me demandait de l'ignorer ? Comment aurais-je pu ? Qui aurait pu ?
Pour une fois, alors qu'elle m'embrassait au milieu d'un lac d'eau tiède, je me sentais vivre. Je n'étais plus cet homme qui devait tuer, obéir, rester impassible devant les horreurs commises, j'étais vivant. Et elle était ma source de vie. Cette jeune femme, cette jeune elfe, cette inconnue qui était tout ce que j'avais attendu pendant des années sans le savoir me redonnait un petit souffle d'espoir. A travers ce baiser aux milles sensations, elle semblait donner un sens à ma vie. Je me battrais pour la paix, je me battrais pour la revoir, pour elle.
Je ne semblais plus pouvoir m'arracher à son étreinte. Je sentais ses mains glisser dans mon dos, frôlant les cicatrices que j'avais accumulées au cours de mes combats, son corps contre le mien. Je sentais mes mains posées sur ses hanches ou sur son visage, alors que mon esprit était envahi par la forme des courbes fines de son corps, qu'il réclamait chaque parcelle de sa peau, que le monde autour de moi disparaissait...
Ses lèvres se détachèrent des miennes après une dernière étreinte, puis je rouvris les yeux, pour voir les siens, plus bleus que jamais, se plonger dans les miens. Elle me sourit, tendrement, doucement, comme pour me remercier. Les paroles n'étaient pas nécessaires en cet instant. Nous parlions avec nos yeux. Nos corps.
La princesse esquissa un mouvement pour remettre ses cheveux en place, avant de retrouver mes bras qui n'attendaient qu'elle. Je savais qu'elle sentait ma reconnaissance autant que je sentais la sienne. Même le doute, l'inquiétude et la prudence avaient fini par quitter mon être. Elle m'embrassa à nouveau, faisant de cet instant déjà magique une effusion de sensations et d'émotions jusqu'alors inconnues, et pourtant, ô combien agréables. Je lui rendis son baiser sans hésiter, mais avec tendresse et tout l'amour dont j'étais alors capable. Je percevais cette petite flamme qui exhaltait en moi, une flamme d'une chaleur qu'on ne peut ignorer, et que l'on appelle désir. Un désir qui devenait irrésistible, irrépressible, et enivrant m'envahissait tout entier. Un désir que j'avais du mal à contrôler, mais qui pourtant, restait plein de respect face à la princesse. Son corps, dont la silhouette envahirait à jamais mes rêves, lui appartenait pour l'éternité, et jamais je ne me serais permis d'altérer à la pureté de ses courbes. Aussi parfaites furent-elles.
A nouveau, nos lèvres se séparèrent, pour un court instant qui parut pourtant durer à l'infini. Mais le son de sa voix et ses paroles murmurées à mon oreille ravivèrent encore plus la flamme qui s'était allumée en moi.
Comment cette nuit aurait-elle encore pu être plus belle ? Comment cet instant aurait-il pu être plus parfait ?
La princesse semblait vouloir aller jusqu'au bout de l'aventure. Nous avions vu un magnifique couché de soleil, marché dans du sable chaud, nous nous étions réchauffés au pied d'un volcan et maintenant nagions dans cette eau tiède...Le feu était partout, mais rien, aucune flamme n'aurait pu égaler la chaleur qui envahissait chacun de mes muscles à ce moment là. Nous avions vécu des instants incroyables, magiques, inoubliables...Mais qu'étaient-ils par rapport à toutes les sensations qui vous envahissent au moment où vous ne faites plus qu'un avec l'être que vous aimez ? Partager jusqu'à mon âme avec elle, c'était ce que je voulais, et mon corps brûlait d'envie de goûter au sien, au plaisir charnel, de s'envoler encore plus haut, puisqu'apparement, ce n'était pas encore le septième ciel.
Mes yeux retombèrent dans ceux de la princesse, intrigués questionneurs. J'attendais, j'attendais un signe, un geste de sa part. Où voulait-elle en venir ? Et même si je croyais deviner, je n'osais pas. Je n'osais porter atteinte à sa peau, à ses formes, à son corps. Mon esprit, ma conscience, s'étaient envolés loin, ailleurs, dans un endroit dont je ne me souciais pas.
Toutes mes attaches au monde terreste, à la réalité, s'étaient envolées. Styphax, disparu. Milo, évaporé. Le volcan, inexistant. Il n'y avait plus qu'elle, elle et ses yeux, elle et ses baisers, elle qui me faisait face. Elle, et moi.
La nuit allait-elle s'arrêter ainsi ? Alors que mon sang bouillonait, que mon coeur tambourinait dans ma poitrine, que mon corps frémissait malgré la chaleur torride ? Je n'en était pas si sûr... Mais je ne désirais pas prendre les initiatives. La princesse m'imposait tellement de respect que je n'osais pas aller plus loin. Si nous avions été sur terre, j'aurais pu me mettre à genoux à ses pieds, et déclarer « je t'appartiens » sans plus de détours. Mon corps, mon esprit, et mon âme, j'étais prêt à tout lui confier en cet instant, car ma vie ne serait plus qu'un pâle nuage gris dès que nous nous séparerions. J'apercevais déjà les premières lueurs du jour éclairer le ciel, et cacher à nos yeux coupables les étoiles, les milliers d'étoiles. Le temps filait, s'enfuyait en nous laissant à nos émotions. Dans quelques heures, tout serait fini. Le rêve s'envolerait. Le monde réapparaîtrait... Et cette nuit resterait dans mon esprit, comme la plus merveilleuse de toutes les nuits.


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MessageSujet: Re: Au sommet... le bonheur s'y trouve t-il ? [PV Mik]   Jeu 27 Déc - 2:20

[rohhh, ils n'ont que ce qu'ils méritent :p

Et euh, je ne suis pas satisfaite de mon post >_<
J'y ai passé la soirée, mais rien à faire, j'arrive pas à faire ressentir ce que je voulais >_>
Donc, c'pas la peine de me dire qu'il est bien <_< Au contraire, je voudrais que tu me dises précisément ce qui NE VA PAS (Et oui je te fais la même scène que tu m'a fait ! ) Rolling Eyes ]



Comment ne pas faiblir devant un tel geyser d’énergie aussi pure que réelle ? Ce moment semblait inaltérable, indélébile de mes pensées, de ma peau, de mon âme. Je ne pouvais penser à autre chose qu’à cet instant, je ne pouvais me résoudre à constater les conséquences certaines de mes actes - de nos actes – et puis de toute façon, je ne voulais pas. Ma décision était prise, et je ne changerais pas d’avis.
Je l’avais choisi, après l’avoir enfin reconnu, si loin dans cette forêt où j’étais soi disant moi-même, pour finir par goûter au joies de l’amour au cœur d’un geyser sur le flanc d’un immense volcan. Honnêtement, même dans mes rêves les plus fous jamais je n’aurais osé imaginé ceci. Et quelle n’était pas ma surprise que de me découvrir différente, autrement… Tout ça grâce à sa seule présence ! C’était si étrange… Digne d’un conte de fée comme ceux que l’on me lisait étant plus jeune, mais auquel je refusais obstinément de croire. C’était comme si la destinée l’avait mis de force à ce moment la, comme pour me faire prendre conscience de quelque chose. Et ce quelque chose, c’était lui, c’était ma vie, c’était le monde d’aujourd’hui, et dans lequel nous étions condamnés…
Alors que je le regardais, tellement reconnaissante, tellement admirative, je ne pouvais m’empêcher de former dans mon esprit la volonté de me battre pour préserver cela. A présent que j’avais mon but, je ne laisserais personne le reprendre, et surtout, je légaliserais notre position, quoiqu’il arrive, et par tous les moyens – honnêtes – malgré les épreuves… Et si ça ne suffisait pas, je quitterai mon peuple…
Après tout, j’avais tout ce dont j’avais besoin à ses côtés. J’avais lui, lui qui était à présent ma bouffée d’oxygène nécessaire au soulèvement perpétuel de ma cage thoracique… Allais je risquer de le perdre ? Certainement pas ! Et je me jurais aussi de toujours le reconquérir, et non pas penser qu’il était à moi pour l’éternité… Il est bien connu que le quotidien tue tout le reste… Mon énergie avait enfin trouvé son exutoire...
Je pouvais presque effleurer ses pensées, comme lui-même le faisait, presque malgré nous. Tout partager avec l’être aimé, c’est le rêve de beaucoup de personne, et naturellement, de moi-même. Et aujourd’hui, j’étais si proche de l’atteindre. La fusion de deux êtres, deux âmes, deux corps était tout simplement la chose la plus prodigieuse du monde, et je savais à présent que seul lui me permettrais d’atteindre cet état indéfinissable...
C’était quelque part tout donner à l’autre, se dévoiler entièrement, complètement, offrir sa force mais aussi ses faiblesses, devenir un… Mon souffle se coupait en effleurant cette pensée… que je ne devrais certainement pas avoir. Mais j’étais bien connue pour ne jamais respecter les interdictions. Et puis, on a qu’une vie, et personne ne sait de quoi serait fait notre lendemain…
D’ailleurs, le lendemain, il était à notre porte quasiment. L’obscurité laissait doucement place à l’aube, malgré le temps restant, et déjà la brume enveloppait à la fois le paysage et nous même dans son étreinte glaciale…
Seulement, la chaleur que dégageait mon corps – et le sien – ne me permettait pas de me rendre compte de la réalité. Et puis, mon esprit était là où était celui de Mik, c’est à dire bien au dessus des hommes, de la guerre, de l’univers. Le septième ciel était à notre portée, mais oserions nous le saisir ?
Auprès de lui, plus rien ne me faisait peur. Je pouvais rester comme ça des heures… J’aurais aimé l’emmener avec moi, chez moi, comme si de rien n’était… Nous en aurions eu des nuits inoubliables si c’était le cas !
Mais malheureusement, la réalité était tout autre…
Je repris conscience lorsque je sentis son regard si expressif plongé dans le mien. Pas besoin de mots. Est ce courant que de pouvoir communiquer par nos seuls corps, ou par nos seules pensées ? Son regard m’hypnotisait, et inévitablement, je me rapprochais toujours davantage de lui. Inévitablement, mes lèvres pressaient les siennes, jamais lassées, jamais assouvies…
A son regard, je compris beaucoup de choses. Et je n’en fus que davantage impressionnée. Et aussi totalement dépendante de lui, comme jamais auparavant. Avez vous déjà connu quelqu’un d’aussi respectueux comme lui ? Sûrement pas, puisque le seul et l’unique était devant moi, contre moi…
Je compris que la décision reposait sur moi. J’étais vraiment sans mot pour décrire ce que je pensais de son acte. Je crois que si je n’avais pas été complètement éprise de lui, c’est à cet instant que j’aurais eu la révélation. A ce moment la, j’éprouvais tellement de respect pour lui que j’envisagea un instant de revoir toute ma philosophie, et de remodeler ma vie. Le couvent était peut être la solution ? ! xD
Quoiqu’il en soit, ma résolution était prise depuis longtemps. J’avais besoin de lui en cet instant, psychiquement et physiquement… Je l’aimais, et je voulais le lui dire, le lui montrer, être en lui…
Je ferma les yeux un instant, me remémorant tout, toutes ces émotions qui étaient passées déjà, savourant les prochaines qui promettaient d’être plus fortes encore.
Je tremblais légèrement, je ne sais si cela était du au désir retenu, à une nervosité passagère mais inévitable, ou tout simplement à la passion… Dans tous les cas, lorsque je rouvrais mes yeux, je ne fuyais pas son regard. Il fallait toujours être fière de ce que l’on faisait, et aujourd’hui comme demain, je ne dérogerais pas à cette règle. Surtout que pour lui, c’était l’aboutissement et le début de tellement de choses…
Je lui souris en guise de réponse, l’attirant plus à moi, tout en le fuyant en parallèle, pour finir par le retenir contre moi… Mes mains reprirent leur danse habituelle, parcourant chaque centimètre de son corps, mes yeux suivant le mouvement, esquissant milles et une chose sur sa peau à la fois douce et ferme, blessée par quelques cicatrices, preuve de son passé, de son histoire, de ses blessures internes… Je gravais en moi chaque détail, car je savais que ces images resteraient en moi pour l’éternité, et reviendrais me hanter chaque nuit, à chaque minute. Une véritable torture mentale somme toute…
Mon souffle s’entrecoupait de coupures tandis que je tentais de me maîtriser, ne voulant rien précipiter ou gâcher. Plus on s’impatientait, meilleur c’était . Les émotions étaient décuplées par 10, par 1000 ! Je l’embrassais, encore et encore, m'enivrant de lui, de son contact. S’il savait à quel point je me donnais à lui !
S’il savait que je n’attendais que lui, qu’un geste, qu’une parole… Mais d’un autre côté, c’était donc moi qui décidait de la danse…
Mes lèvres dévièrent naturellement dans son cou, vers ses oreilles, insufflant un souffle qui ne pouvait qu’être difficilement maîtrisable de part et d’autre de nous deux, tandis que des milliers de choses passaient en moi. Je le sentais lui comme jamais auparavant, et mon sang n’avait jamais tourbillonné aussi vite. Je ne désirais plus qu’une chose, c’était qu’il assouvisse ce besoin latent, mais douloureux, de lui, de nous… Qu’il me touche, afin d’apaiser la brûlure qui envahissait ma peau toute entière, qu’il me montre ce qu’il ressentait, qu’il danse avec moi…
Son corps était résolument parfait, que ce soit au niveau musculaire ou proportionnel… Je ne me lassais pas de le découvrir, remarquant chaque petite fossette, chaque petit nerf sensible… Il faut avouer aussi que lorsque je sentais par hasard son souffle contre ma peau, je sentais chaque petite vibrisse de ma nuque s’hérisser, faisant vibrer mon corps d’un frisson d’une onctuosité inégalable… Nous nous accordions parfaitement sans le savoir auparavant, et cela n’en était que davantage remarquable…
Son buste… ah le buste d’un homme, de cet homme ! Quoi de plus beau, de plus protecteur, de plus parfait… C’était tout à fait naturellement que j’embrassais tout, passant du cou aux épaules, pour revenir aux lèvres, afin de repartir de plus belle vers l’endroit de son cœur… Je ne suivais plus à présent que mon instinct, que mon désir, que mon amour pour lui. Sans doute n’étais je plus consciente de la réalité, et que j’aurais été incapable d’émettre une phrase de sensée… Qu’importe, c’était si magique !
La ligne du bonheur portait véritablement son nom, et toute cette nuit merveilleuse comblait parfaitement mes vœux les plus chers. Même maintenant, je n’arrivais pas à lui prouver – à mes yeux – l’amour que je lui portais…
Réalisant qu’il était toujours respectueux envers moi, je fis un geste, un geste qui voulait tout dire… Mon corps était à lui, pour la vie. Lui seul pouvait le regarder, le toucher, le goûter…
D’une main, j’enlaça ses doigts gauches avec les miens, et de l’autre main, je saisis sa main droite, la portant sur ma poitrine, l’y maintenant un instant, l’invitant à me rejoindre… Je voulais être tout pour lui, je voulais être son sang, son oxygène, ses particules… Je voulais faire l’amoureuse, comme jamais auparavant…
Je leva mes yeux vers les siens. Maintenant, j’avais presque honte. Honte de me laisser aller comme cela, de montrer autant mes sentiments, de me mettre à nue comme ça… C’était minable, mais ce qui était fait était fait.
En même temps, j’étais dans un état proche de l’extase que cela m’était égal. Je l’aimais, un point c’est tout. Je ne rêvais que de ses baisers, que de sa voix, que de se ses bras… C’était donc bien normal, non ?
Dans tous les cas, la vie ne serait plus jamais comme avant à partir de cette nuit si extraordinaire… Elle ne serait que fade et triste…
Restons dans le rêve, la poésie, et l’amour… C’est tellement plus beau.




[ C'est franchement nul T_T, je vais aller me cacher et demain quand il fera jour, je me pendrais ...
Adieu
Je t'ai aimé
On se retrouvera au paradis... ]

[EDIT : Oh en plus il est minuscule !!!!!
Alors là, c'est le drame de ma soirée ! Je le refais demain, je peux pas accepter ça >_<
Je suis dégoutée Crying or Very sad Je rêvais d'un post tellement beau que ... Crying or Very sad
Je suis désolée Embarassed ]
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Mikhaïl
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MessageSujet: Re: Au sommet... le bonheur s'y trouve t-il ? [PV Mik]   Dim 6 Jan - 7:41

Je n'étais plus moi-même. Je pensais que ce n'était le cas que depuis que j'avais plongé la tête dans cette eau tiède, mais en réalité, cela faisait beaucoup plus longtemps. Certainement depuis que la princesse m'avait allongé sur ses genoux, lorsque je m'étais évanoui le matin même.
Avais-je été attiré par l'aura lumineuse qui l'entourait constamment, comme un havre de paix, ou bien par ce regard bleu profond, me rappelant un océan ? Etaient-ce ses paroles entourées d'un certain mystère qui me plaisaient, ou le fait qu'elle se fiche pertinemment du personnage que j'étais ?
Peu importait, puisque tout ce qu'elle était, je l'aimais. Elle me captivait, me séduisait, provocante et pourtant réservée. Et maintenant, elle m'entraînait dans sa danse. Impossible de résister à une telle proposition. Dans une telle situation. Avec une telle femme.
Elle continuait de m'embrasser, m'emportant avec elle, me faisant oublier le monde et ses horreurs. Je lui rendais chacune de ses étreintes, chaque petite parcelle de ma peau s'enflammant à ce contact, et mon coeur s'emballant encore un peu plus à chaque mouvement.
La douceur de ses lèvres me procurait une sensation inouïe, une impression de bonheur et de paradis fulgurante, bien plus forte que n'importe quelle sensation jusqu'à présent. Je n'étais plus moi-même, et pourtant, je restais révérencieux devant ce corps qui s'offrait à moi.
Notre élan fougueux, nous avait projetés l’un contre l’autre, l’un dans l’autre. Un message codé tout en douceur et en caresses, en baisers salés sur nos deux corps édulcorés par une attirance sensorielle, comme deux entités à la recherche de leur double...
Je sentais son corps de jeune femme, souple et léger dans mes bras, et m'enivrais de son odeur, de sa douceur, de la merveilleuse sensation du contact de sa peau, au creux de son cou.
Nos langues s'entremêlaient. Nos salives se mélangeaient. Nos lèvres, collées, se confondaient. Mes mains caressèrent ses épaules, son dos, descendirent vers ses fesses, puis remontèrent le long de ses reins pour se perdre dans ses cheveux légèrement ébouriffés, et finalement se dirigèrent vers son visage, sa peau, pareille à de la soie sur laquelle mes mains glissaient. Je respirais son odeur, musquée, sucrée, douce, enivrante, envoûtante. Elle me serrait fort entre ses bras. J'éloignai alors mes lèvres des siennes pour les rapprocher de son oreille. Et doucement, je lui murmurai ces quelques mots : "Je t'aime..."
Je sentis qu'elle enlaçait ses doigts dans ma main gauche, tandis qu'elle emportait de l'autre ma main vers sa poitrine. Elle y resta un instant, un infime instant, ou je me sentis défaillir, envahi par un trouble délicieux. Je l'observais à la frôler, détaillais sa douceur, son visage pur, ses fines attaches, ses courbes fines et si parfaites. Mon corps devint lave, sentiments et sensations bouillonnèrent en moi, se fondant pour créer une stupéfiante alchimie. Incroyable et irrésistible.
Son regard trouva le mien, et j'y lu comme de la honte, de l'embarras après le geste qu'elle venait de faire. Mais elle s'offrait à moi, et je ne voulais pas qu'elle ait à regretter ce choix. J'essayai alors de lui transmettre toute la confiance dont j'étais capable, de l'apaiser, de la rassurer. Ce n'était sans doute plus nécessaire, puisqu'elle semblait aussi prisonnière que moi dans ce tourbillon de sensations nouvelles.
Je l'embrassai, encore et encore, faisant patienter le désir qui brûlait mes entrailles et traversait tout mon corps. Je ne voulais rien précipiter, car je savais que plus l'attente serait longue, plus le plaisir serait formidable.
Tendrement, je lui caressai les cheveux, le visage, le cou… Mes mains descendant le long de son corps tandis que nous nous embrassions fiévreusement. Mes lèvres n'osaient plus quitter les siennes, se baladant sans cesse vers son cou et revenant à leur point de départ avec plus d'entrain.
Nos corps, à moitié dénudés et serrés l’un contre l’autre, brûlants de désir, n'étaient plus que frissons, inséparables, comme en apesanteur.
J'avais l'impression de voler, dans l'air invisible, de jouer avec mon élément, de planer, tout étant si calme et reposant, excitant et grisant, de ressentir tout ce qui se passait autour de moi, alors que le monde disparaissait à nouveau, petit à petit, ne laissant plus que la princesse visible à mes yeux.
Au delà de nos corps, il y avait bien plus de choses. Au delà de l'effort, au-delà du dépassement, un plaisir sublimé, un plaisir partagé. Volupté, plénitude, euphorie, béatitude, extase.
J'écoutais son corps, j'écoutais ses besoins, m'imprégnant de chacun de ses gestes, me laissant emporter, flotter. Je voulais qu'elle me montre les limites, que je puisse les dépasser, qu'elle m'amène loin, que je puisse voir au-delà de l'horizon. Elle avait éveillé en moi la fougue, l'amour, le désir d'un homme depuis longtemps oublié.
Mes caresses se firent plus précises, plus appliquées, plus sensuelles, une osmose quasi parfaite entre elle et moi naquit, électrique et avide. Nos deux corps bougeaient à l'unisson, je frôlais chaque partie sa peau du bout des doigts, admirant ses formes, réservé et modeste devant la perfection même.
Au bout d'un moment, nous ne fîment plus qu'un.
Qu'un corps, qu'un souffle saccadé, qu'un désir ardent et un ensemble parfait.
Avec beaucoup de délicatesse, j'avais dans un souffle ôté le dernier rempart qui nous séparait, entraîné par notre danse, par ses baisers, ses caresses et ses regards.
Mon coeur cognait si fort tout au fond de ma poitrine que j'eus l'impression que j'allais exploser, et l'air s'engouffrait avec difficulté dans ma gorge...Il me fallait respirer. L'effort est impossible sans air.
Respirer, poursuivre l'effort, reprendre, et monter au septième ciel...
Je m'abandonnai.
Je n'étais plus rien, plus rien qu'un flot de sensations, qu'une multitude d'émotions différentes, qu'un plaisir ultime, qu'un homme au milieu de tant d'autres :
« A ce moment précis, il y a six milliard quatre cent soixante dix millions huit cent dix-huit mille six cent soixante-et-onze personnes dans le monde. Certains prennent peur. Certains rentrent chez eux. Certains racontent des mensonges pour s’en sortir. D’autres font simplement face à la vérité. Certains sont des êtres maléfiques en guerre avec le bien. Et certains sont bons et luttent contre le mal. Six milliards de personnes dans le monde. Six milliards d’âmes. Et parfois, il ne vous en faut qu’une seule... »
Nous étions enfermés dans un univers interdit aux regards, un univers unique, notre univers. Je ne désirais pour rien au monde en sortir, couvrant de baisers ce corps incomparable, inconscient du monde et de ce qui m'entourait, emporté dans la spirale de l'amour sous toutes ses formes.
Au-delà des regards brûlants que j'échangeais avec la princesse, plus rien n'existait. Nous étions seuls, avec notre amour, seuls pour l'éternité. Je souhaitais tant que ce fut vrai...
Quelques gouttes perlaient sur mon front, de l'eau ou bien de la sueur, je n'y faisais pas attention. Le geyser avait depuis longtemps cessé de jaillir des entrailles de la terre, mais notre océan était encore brûlant – ou alors, c'étaient nous qui le réchauffions.
Toutes les étoiles avaient disparu, offrant au ciel un voilage de magnifiques couleurs.

J'avais, dans notre complicité, oublié, un instant d’éternité, le reste du monde, enfermés dans notre jouissance, si puissante et unique face à l’immensité du paysage sous le soleil levant.

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MessageSujet: Re: Au sommet... le bonheur s'y trouve t-il ? [PV Mik]   Mar 5 Aoû - 14:13

Ne pas supprimer What a Face (up)

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MessageSujet: Re: Au sommet... le bonheur s'y trouve t-il ? [PV Mik]   Mer 6 Aoû - 0:41

[Tu y tiens vraiment hein ?! ...

Je vais tenter de répondre à ton souhait, mais je n'arrète pas de date...
Peut après mi-août ?! Après t'avoir revu...]
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MessageSujet: Re: Au sommet... le bonheur s'y trouve t-il ? [PV Mik]   Lun 18 Aoû - 0:31

Eäródia Glil-Galad a écrit:
[Après t'avoir revu...]

On est pas rendus xD

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MessageSujet: Re: Au sommet... le bonheur s'y trouve t-il ? [PV Mik]   Lun 18 Aoû - 0:34

Mikhaïl a écrit:
Eäródia Glil-Galad a écrit:
[Après t'avoir revu...]

On est pas rendus xD

[Ne jamais désespérer >_>
et pis, jte signale qu'on a une semaine de libre... T'as qu'à convaincre le fauve :p
Sinon, octobre, c'pas si loin.... ^^]
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MessageSujet: Re: Au sommet... le bonheur s'y trouve t-il ? [PV Mik]   Lun 18 Aoû - 0:47

Pfiou, octobre, j'y pense même pas, d'ici là tu ne seras plus stabilisée x)

Et c'est à toi de convaincre le fauve, j'ai déjà essayé What a Face

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Dernière édition par Mikhaïl le Lun 18 Aoû - 0:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Au sommet... le bonheur s'y trouve t-il ? [PV Mik]   Lun 18 Aoû - 0:52

Mikhaïl a écrit:
Pfiou, octobre, j'y pense même pas, d'ici là tu seras plus stabilisée x)

Et c'est à toi de convaincre le fauve, j'ai déjà essayé What a Face

[MDR en principe quand on se stabilise on n'en dévie pas x)
Bon je dis bien en principe, toujours peur qu'elle me destabilise hein ?!

Humf, tu me l'a pas passé au tel aussi, jpeux pas la convaincre par la pensée. Jsais bien que j'ai des supers pouvoirs mais j'ai des limites XD]
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MessageSujet: Re: Au sommet... le bonheur s'y trouve t-il ? [PV Mik]   Lun 18 Aoû - 0:56

Eäródia Glil-Galad a écrit:
Mikhaïl a écrit:
Pfiou, octobre, j'y pense même pas, d'ici là tu seras plus stabilisée x)

Et c'est à toi de convaincre le fauve, j'ai déjà essayé What a Face

[MDR en principe quand on se stabilise on n'en dévie pas x)
Bon je dis bien en principe, toujours peur qu'elle me destabilise hein ?!

Le truc c'est que t'as pas besoin d'elle pour te déstabiliser xD

Citation :
Humf, tu me l'a pas passé au tel aussi, jpeux pas la convaincre par la pensée. Jsais bien que j'ai des supers pouvoirs mais j'ai des limites XD]

Tu m'as pas dit que t'étais dispo, j'attends le signal moi ^^

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MessageSujet: Re: Au sommet... le bonheur s'y trouve t-il ? [PV Mik]   Lun 18 Aoû - 1:01

Arf oui, faut dire aussi avec tout ce monde autour de moi et ces pressions, comment veux tu rester stabilisée ?! Avoue que j'ai pleins d'excuses (a)

Ceci dit, je vais essayer de m'y tenir x)

Héhéhé, demain jsuis libre... mais elle va me dévorer tout cru, djà qu'elle m'aime pas XD *gloups*
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MessageSujet: Re: Au sommet... le bonheur s'y trouve t-il ? [PV Mik]   Lun 18 Aoû - 2:31

Jte préviens, si tu te déstabilises, jte montre ce message Razz

Ok pour demain, mais faut que j'arrive à la choper xD
Et ne dis pas qu'elle ne t'aime pas, elle se souvient sûrement pas de ton existence, je ne parle que 22h/24 d'aller vers chez toi Wink

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Au sommet... le bonheur s'y trouve t-il ? [PV Mik]
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