Evalaness

Evalaness... Un nouveau monde magique...
 
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 Rencontre royale... [PV]

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Krymd Lebel
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MessageSujet: Rencontre royale... [PV]   Dim 9 Déc - 14:06

Le temps était à la pluie... Des milliers de perles d'eau se déversaient sur Evalaness, provoquant la désertion des rues et des chemins. Le ciel restait gris, inchangé. Cette couleur devait certainement refléter l'état dans lequel le roi Ange se trouvait. La maussaderie à perte de vue d'un côté, un air dolent de l'autre. Seul le manque de réelles larmes sur le visage du roi, remplacées par celle des nuages, parvenait à les différencier...


Je cheminais sur les routes, tel un conteur allant de ville en ville, avec l'espoir de trouver plus de chance ailleurs. Moi, je ne cherchais plus l'espoir. Cela faisait quatre jours que j'avais laissé mon peuple sous l'injonction de mes conseillers. Que devaient-ils penser, tous ? Que je les abandonnais ? Que je négligeais leur race ? Je songeais bien aux représailles que mon départ avait causées, c'était peut-être pour cela que je ne souhaitais pas rentrer de sitôt. Mais ils ne pouvaient me comprendre, ni même en se mettant à ma place. J'avais essayé de trouver du réconfort dans les écrits de mes ancêtres, cherchant à quel moment ils avaient perdu leur autorité sur eux-même... Mais aucun livre ne m'avait renseigné. Peut-être que les précédents rois n'avaient pas consigné leurs pensées néfastes au bon épanouissement du royaume. Mais à leur place, j'en aurais au moins fait part à quelqu'un, pour prévenir les suivants que la royauté n'était pas sans souffrances morales...

L'averse me plaquait les cheveux sur mon front, si bien que je n'aurais su dire vers quelle contrée je me dirigeais. J'appercevais, sur les côtés, des rangées d'arbres sombres, lesquels n'auraient pu me protéger de ce temps. Depuis que j'avais quitté mes terres, je ne m'étais pas nourri, et cela se ressentait dans la langueur à laquelle je m'efforçais de poser un pied devant l'autre. Ma vivacité s'était enfuie, emportant avec elle mes ailes aux plumes soigneusement toilettées ; désormais, j'avais repéré que certaines plumes se détachaient, s'évanouissant derrière moi pour ne plus reparaître. Même la pluie ne réussissait à les nettoyer de tout leur épuisement, à me nettoyer de tout mon épuisement. Outre ma fatigue, je continuais toujours à parcourir des lieues et des lieues. Je ressentais un désir cruel à détendre mes ailes repliées depuis quatre jours sur mon dos. Cette envie me traversait l'échine, envoyait des informations à mes organes du vol qui ne se lassaient de frissoner. Et pourtant, j'éprouvais un certain dégoût à prendre mon envol. Je n'aurais su l'expliquer...

Un fin rayon de soleil perça les nuages grisâtres, me laissant entrevoir une petite habitation de pierres. Maintenant que j'avais perdu la notion du temps, je venais de constater que j'étais en pleine matinée. Je m'approchais de l'abri, omettant de ne pas faire de bruit, mais cela aurait été inutile tellement le tambourinement de la pluie créait d'intenses sons... La cabane était démunie de porte, mais l'obscurité ne me permettait pas de voir quoique ce fut à l'intérieur. Mon cerveau ne guettait pas de danger particulier, alors j'entrai sans hésitation. L'endroit était assez restreint. Une paillasse humide dans un coin, des seaux disposés à distance variable servant à recueillir la pluie, un petit garde-manger creusé à même la terre dont le trou était recouvert d'une planche en bois, les restes d'un feu éphémère... Malgré ces apparences, je ne me souciai pas que je risquais de déranger le propriétaire, et je m'affalai sur la paille, sombrant immédiatement dans un sommeil profond.



Le roi dormit ici, sans que l'on vienne troubler son repos. Il ne rêvait pas, son subconscient avait été si sollicité lorsqu'il avait été éveillé qu'il prenait repos lui aussi... Durant deux nuits et deux jours, plus rien ne le préoccupa, et il immergea de sa longue convalescence lorsque le soleil fut arrivé à son apogée...


Mon état fébrile ne me permit pas de me lever aussitôt que j'eus ouvert les yeux. Je restais donc allongé, les paupières mi-closes, ne pensant à rien. Ils étaient rares les moments où mon esprit ne se tourmentait pas pour telle ou telle chose, c'était pourquoi je décidai de ne pas écourter cet instant. Lorsque mon corps fut prêt à bouger, je me déplaçai lentement sur le côté puis, faisant travailler mes bras pour la première fois depuis des jours et des jours, je me propulsai sur mes jambes. La tête me tourna un peu, et ce fut en titubant que je m'agenouillai devant la réserve de nourriture, retirant en tremblant le morceau de bois plat. De la viande et des fruits séchés m'apparurent, et je ne me perdis pas en contemplation devant ces mets si sobres. Je plongeai mes mains parmi ces vivres et les apportai à ma bouche. Lorsqu'il n'y eut plus aucune chair comestible, plus aucun produit de la terre à engloutir, je relevai la tête et éclatai de rire. Qu'il était bon de retrouver des forces ! Je riais tellement que je ne pus m'empêcher de faire couler mes larmes débordantes. De joie ou de désespoir, je ne savais qualifier cet effet, mais je ne m'en souciai pas et riai.


La seule erreur que le roi commit, ici, était de ne pas être parti plus tôt... Ses éclats de rire étaient parvenus à couvrir les pas de l'inconnu qui se tenait maintenant à quelques mètres de l'embrasure de la porte, obstruant la sortie.


Les yeux rivés sur le plafond, une silhouette s'y dessina. Sous le coup de la surprise, ma bouche se referma, puis, lorsque je distinguai les contours semblables à ceux d'un homme, je commençai à sourire. Une présence, enfin ! Je me détournai rapidement et accueillis l'arrivant de mes bras ouverts...


Dernière édition par le Dim 16 Déc - 17:09, édité 2 fois
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Eäródia Glil-Galad
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MessageSujet: Re: Rencontre royale... [PV]   Lun 10 Déc - 0:17

[Et voilà, un peu long je te l'accorde, mais bon, faut bien poser la situation hein ^^ Bonne lecture Wink ]

J’étais adossée à ma fenêtre, dans ma chambre, l’air morose, le regard ailleurs, balayant rapidement les milles et un toits de la cité. La pluie faisait rage, et ce depuis plusieurs jours, interrompant les festivités en cours visant à célébrer l’arrivée de l’hiver et le long sommeil de mère nature. Des feuilles dorées volaient, emportées par un tourbillon de vent venu de contrées lointaines, et j’étais tentée de laisser mon âme partir avec.
Aujourd’hui, j’avais fait l’effort de participer à une de ces nombreuses -mais barbantes- réunions royales, et j’en étais sortie convaincue que ce n’était vraiment pas fait pour moi. Les conseillers étaient d’une monotonie sans égale, et je soupçonnais nombre d’entre eux d’être des gens malhonnêtes et corrompus. Les sujets de discussions n’avaient pas varié depuis la dernière fois à laquelle j’avais participé, et j’avais l’impression qu’un disque rayé tournait sans fin. Peut être étais ce du à mes voyages, et mes rencontres... Il est vrai que ces derniers temps, ma vie s’était peu à peu transformée en ce que j’attendais vraiment, et que tout à côté me paraissait... ennuyant. Je soupirai, une fois de plus. Pourtant, j’étais si disponible pour les elfes ! Je ne vivais que pour une chose, accomplir mon devoir, et devenir quelqu’un de bien, un chevalier au féminin. Il semblerait que mes devoirs acquis par ma filiation me rattrapaient à chaque fois...
Je voulais tellement être utile pourtant. Ma chère mère ne comprenait pas me excursions, et le plaisir que j’y trouvais. Pourtant, dans ces excursions, je ne faisais le bien et je tentais d’instaurer la paix. Et puis, je savais qu’à la cour on me reprochait ma liberté de penser. Une femme, qui plus est jeune et de sang royal, n’a pas à se donner en spectacle, à dire ce qu’elle pense, à accomplir des choses... Elle doit être insignifiante et faire de beaux enfants. Ridicule. S’il savait ma dernière trouvaille... Je crois qu’ils seraient frappés d’une crise cardiaque.
Oh, ils avaient bien essayé de me cloîtrer au palais, de me supprimer mes armes et mon étalon, et de faire rentrer dans ma tête le Protocole.... sans succès. Ca en devenait presque un jeu entre la multitude de majordomes de ma reine de mère et moi. Le jeu du chat et de la souris. Quand par miracle ils me voyaient au palais, ils s’empressaient de le dire à ma mère, et de me trouver une occupation à peu près valable pour me retenir ici au moins une semaine... Ca me faisait beaucoup rire. Il est certain que si je voulais récupérer le trône, ce n’était pas comme ça que je devais m’y prendre. Mais comme je n’en voulais pas de ce trône, l’affaire était réglée.
Ainsi, pour une fois, j’étais revenue de mon plein gré. Je savais que si je passais trop de temps avec lui, je ne reviendrais plus jamais. Je m’étais donc contrainte à rentrer, afin de reprendre le contrôle de la situation, mais surtout, de prévoir le plan d’action pour la suite des évènements. Car il était évident que je le reverrais, et donc à partir de maintenant, je ferais tout pour ça. Le but ultime étant bien sûr de le faire rentrer complètement dans ma vie –ou plutôt dans celle de ma famille et de mon peuple-. Bon d’accord, la tâche était ardue, surtout en ces temps plus que troublés, mais bon... Il me fallait quelque chose auquel me raccrocher, car sinon, je ferais tout pour me faire bannir... C’était ma bouffée d’oxygène dans un monde de politique dont je ne voulais pas...
Je me redressai, n’ayant pas encore décidée de ce que j’allais bien pouvoir faire. Me morfondre n’était pas vraiment mon activité préférée. Je me recoiffai légèrement, et je sortis, pour me diriger vers l’un des rares endroits que j’appréciais le plus ici, la grande bibliothèque royale de la capitale elfique. Grâce aux merveilleux couloirs secrets, on pouvait y accéder assez discrètement, et surtout, sans avoir à se mouiller dehors. Je partis directement vers mon sujet d’étude préféré du moment, les anges, et par conséquent les anges déchus. Je rentrais dans un monde auquel mes connaissances n’étaient pas encore à la hauteur, et comme un bon général prépare sa stratégie, il me fallait mieux connaître le peuple auquel appartenait l’être tant aimé... Oh, personne ne s’inquiétait de cet intérêt pour ce peuple, puisque de toute façon je m’intéressais à tout avec une soif débordante... Rien de bien inquiétant pour eux...
Et puis moi, je ne voulais pas être juste « une princesse ». Non, je voulais avoir une tête bien faite. Alors il fallait que je m’en donne les moyens. Cette bibliothèque, je la connaissais comme ma poche. Il faut dire aussi que j’y avais passé tellement d’heures...
Justement, en parlant d’heures, cela devait faire 3 bonnes heures que j’étais plongée dans mon livre. Je m’étirai, et décidai que j’avais besoin d’exercice. Puisque je ne pouvais m’éloigner trop pour quelques jours, j’avais tout de même le droit de me promener dans notre chère forêt, et de veiller à son maintien. C’était après tout mon devoir quelque part...
Ni une ni deux, c’était décidé. Je me levai prestement, et passant prendre mon épée, ma grande cape/capuche et des botes, je me dirigeai bien vite vers l’écurie royale. M’habillant en route, n’oubliant pas la dague qu’il m’avait offert –et qui ne me quittait plus soit dit en passant-, je réfléchissais à ma destination. Pour commencer, j’irais inspecter la lisière de la forêt côté humain, et je reviendrais par les chemins de Félobiel puisque c’était une route assez fréquentée. De cette façon, je me serais défoulée, et j’aurais accompli mon devoir, qui plus est sans trop m’éloigner pour rassurer ma mère et la multitude de majordomes chargés de me « pister ». Pauvres fous... Ils en étaient bien incapables !
Ainsi je partis, à la base pour une après-midi, mais qui, je m’en rendrais compte plus tard, allait m’entraîner dans ma forêt pendant plusieurs jours...
Vous décrire ce que j’y fis, ce n’est pas vraiment utile. Autant venir tout de suite au fait. Mais il faut que vous sachiez que ce qui m’a retardé, n’était autre qu’une bande de contrebandiers de cornes de licornes qui se planquaient misérablement dans un bosquet particulier. Les pauvres, je peux vous garantir qu’ils ont regretté de m’avoir rencontré ! Tuer des licornes, rien de plus horrible. De toute façon, tout tueur de bêtes pour l’argent était condamné à souffrir en présence d’elfes...
Enfin bref, trois jours plus tard, j’étais enfin sur la piste qui servait de chemin. Je devais avouer que j’étais passablement dégoulinante d’eau, et MaO Boy était pitoyableusement marron... et marron, au lieu de blanc et marron. Qu’importe, j’étais satisfaite. Dans tous les cas, je ne m’attendais pas à trouver ce que j’allais découvrir d’ici quelques instants. Et puis, le soleil étant réapparu, j’avais le moral gonflé à bloc. J’avais du dormir à la belle étoile, chose que j’affectionnais particulièrement, et j’avais pu me faire un rapport sur l’état de la forêt et les choses à améliorer.
Une petite habitation délabrée apparut au bord du chemin, à son coude précisément, et je ralentis l’allure. J’étais passée devant je ne sais combien de fois, mais aujourd’hui, un curieux besoin se faisait ressentir en mon cœur. Or j’écoutais toujours mon cœur...
Je descendis de MaO, le laissant faire ce que bon lui semblait en cet instant, et je m’approchai à pas de loups. Autant se faire discrète, même si l’endroit était probablement désert. Il me sembla pourtant entendre un bruit... un rire ?! J’aurais pu détecter par mes sens la présence de quelqu’un, mais je n’en avais pas vraiment envie. Je voulais appréhender cette rencontre normalement à vrai dire. Arrivée à l’embrasure de la porte, je portai ma main droite dissimulée sous ma cape à l’endroit où se trouvait ma dague, juste au cas où, et j’observa alors l’étrange spectacle. Un homme était allongé par terre, riant, riant et pleurant en même temps, à croire presque fou. En même temps qu’il se retourna vers moi, j’abaissai de mon autre main ma capuche afin de ne pas refroidir son élan de « gentillesse » envers moi. Si je n’avais pas à me battre, tant mieux.
J’inclinai la tête légèrement sur le côté, tentant de deviner qui était cet homme, mais à première vue, un simple humain affamé. Je souris en pensant cela, et surtout en voyant les restes de son « repas ». Il avait les bras ouvert en signe chaleureux de bienvenue, et cela aurait pu rompre la méfiance de plus d’un, mais pas de moi. J’en avais trop vu...
Cependant, je ne manifestai aucun signe d’hostilité. J’avais également pris soin de dissimuler mes oreilles, au cas où... Et si c’était un tueur venu pour m’achever à cause de ce qui s’était passé ici même dans un premier temps puis dans ce désert ? Je repoussais cette idée, mais sait-on jamais...
Je me décidai à rompre la glace. J’avoue, je n’étais pas assez méfiante ces temps-ci. Mais bon, j’étais sur les terres de ma famille, et je devais montrer l’exemple. Je savais qu’il n’aurait sans doute pas de mal à mettre une race sur moi au vu du lieu et de la situation, et même si je dissimulai les preuves ouvertes, il n’avait pas l’air né de la dernière pluie...
Je pris donc une voix mélodieuse et dis,inclinant légèrement la tête mais ne le lâchant pas une seconde du regard, perçant, comme toujours :


- Eh bien ! Je n’ai que rarement vu l’habitant de cette... habitation, mais si j’avais su qu’il était si accueillant, je serais venue à son pas de porte bien plus tôt !

Je marquai une pause, analysant les alentours, ne voulant pas tomber dans un piège, mais je finis par reporter mon regard sur l’homme à mes pieds. Lui tendant une main, je proposai :

- Voulez vous mon aide pour vous relever ? Je ne doute aucunement que vous en soyez capable, mais je n’aimerais pas que vous vous rompiez le cou en ayant une crise de fou rire au moment fatidique. Je m’en voudrais toute ma vie.

Conclus-je en souriant. Je ne faisais que trop peu à mon goût de relations humaines basique, pourtant, j’aimais bien ça. Le regardant toujours posément, j’attendis donc une quelconque réaction de sa part, me demandant jusqu’où cette rencontre allait bien pouvoir me mener... J’avais par contre pris garde de ne point dévoiler mon nom, pour le moment...
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